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La Silicon Valley au travail pour se féminiser

par Arnaud Bihel

FBTEchAprès Google et d’autres, Facebook joue la transparence sur la diversité, et le peu de place qu’elle accorde aux femmes en son sein. Les sociétés de la Silicon Valley jouent la carte « women friendly ».

La Silicon Valley en mouvement pour promouvoir la diversité dans ses entreprises. Après Google, Yahoo et LinkedIn, Facebook a publié le 25 juin ses données sur la diversité en interne. Un exercice de transparence, puisque si la loi impose de transmettre ces chiffres au gouvernement, ils n’ont pas à être rendus publics.

Sans surprise, l’employé moyen est un mâle blanc – ou asiatique. Seuls 2,7% des employés de Facebook sont des Noirs, 4% des Hispaniques, tandis que 57% sont Blancs et 34% Asiatiques.

Par ailleurs, 31% des employés de Facebook sont des femmes (elles sont 30% chez Google, qui avait le premier décidé de publier ses données, fin mai, 37% chez Yahoo et 39% chez LinkedIn). Mais la moyenne chute quand on monte les échelons. Les postes « tech », les plus rémunérés, ne sont occupés qu’à 15% par des femmes. Et elles sont 23% à des postes de direction.

Mouvement général

« Les chiffres montrent qu’il reste du travail, beaucoup de travail », commente Maxine Williams, chargé de la diversité chez Facebook. Et de mettre en avant une série d’initiatives. De nombreux partenariats ont ainsi été lancés avec des organisations de femmes ingénieures, comme le National Center for Women & Information Technology ou encore Girls Who Code. Un mois plus tôt Google avait présenté des initiatives similaires, financées à hauteur de 50 millions de dollars.

Ce mouvement est général dans la Silicon Valley, critiquée de longue date pour son visage trop masculin, et où plusieurs entreprises, comme Twitter, ont choisi ces derniers mois de jouer la carte « women friendly ».

La numéro 2 de Facebook Sheryl Sandberg s’implique tout particulièrement, via son livre Lean In et sa campagne contre l’emploi de termes négatifs liés à l’ambition des femmes (Voir : Ni « bossy » ni « bitch » les femmes de pouvoir).

 

Photo : U.S. Mission Geneva / Eric Bridiers Certains droits réservés (licence Creative Commons)

 

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