Accueil Société Situation dégradée dans les ZUS… surtout pour les femmes

Situation dégradée dans les ZUS… surtout pour les femmes

par Arnaud Bihel

Dans les zones urbaines sensibles, la crise de l’emploi frappe d’abord les femmes : pour la première fois en 5 ans, leur taux de chômage y a dépassé celui des hommes, souligne l’ONZUS dans son rapport 2012.


Les quartiers les plus pauvres ont été durement touchés par la crise, souligne l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) dans son rapport 2012, publié vendredi 16 novembre. Le taux de pauvreté dans les zones urbaines sensibles (ZUS) est trois fois plus élevé qu’ailleurs. A 36,1% en 2010, il a augmenté de plus de 5 points en 4 ans.

L’ONZUS a choisi, pour ce 9ème rapport annuel, « de porter une attention particulière aux femmes », qui sont près de 2 millions à vivre dans les 751 zones urbaines sensibles que compte la France. De fait, elles apparaissent comme les principales victimes de la crise de l’emploi : entre 2010 et 2011, le taux de chômage des femmes en ZUS a augmenté de 2,7 points, à 20,6 %. Pour la première fois depuis 5 ans il a dépassé celui des hommes, qui n’a augmenté que de 0,3 points sur un an, à 19,6 %.

Seule une femme sur deux est en emploi

Plus généralement, l’activité des femmes de 25 à 64 ans reste très inférieure à celle des hommes : l’écart entre les sexes est de 18,6 points. Seule une femme sur deux est en emploi, alors qu’elles sont deux sur trois dans les « unités urbaines environnantes ». Et lorsqu’elles travaillent, « c’est souvent dans des situations plus précaires » : elles sont plus fréquemment employées en CDD ou à temps partiel. Près d’une femme sur trois résidant en Zus occupe un emploi à temps partiel contre une sur quatre en unités urbaines de référence.

A 25 ans, plus d’un quart des femmes à la tête d’une famille

Pour l’ONZUS, il s’agit là d’une « situation paradoxale ». Car les filles « ont des scolarités moins chaotiques que les garçons ». Mais la situation trouve des explications : les femmes restent plus nombreuses que les hommes à être sans diplôme (56% contre 50%). Et dans plus d’un cas sur 5 elles citent la charge de famille comme frein à l’emploi. « A 25 ans, plus d’un quart des femmes ne vivant plus avec ses parents est déjà à la tête d’une famille avec enfant(s), en couple ou seule, contre seulement une sur dix dans les unités urbaines environnantes », note le rapport.

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1 commenter

De profundis 19 novembre 2012 - 13:49

… Un peu plus les responsables politiques auraient un peu plus d’égards pour elles

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