Le tout-carcéral recule aux États-Unis

par Arnaud Bihel

Troisième année de baisse de la population carcérale. Mais le pays compte 1 prisonnier pour 140 habitants, record mondial.


 

 

Pour la troisième année consécutive, la population carcérale a diminué en 2012 aux États-Unis, au point que des experts y voient un « changement de fond », après quasiment quatre décennies d’une politique pénale centrée sur la prison.

En 1978 les États-Unis comptaient un peu plus de 307 000 personnes incarcérées dans des prisons d’État ou fédérales. En 2009 la population carcérale a atteint un pic de 1 615 487. Avant de redescendre à 1 571 013 en 2012, selon les dernières statistiques (s’y ajoutent plus de 700 000 détenus dans des prisons locales).

Selon des experts, cités par le New York Times, la crise économique a joué un rôle, l’emprisonnement étant une mesure coûteuse. Mais cette tendance est aussi philosophique : le principe du tout-carcéral perd du terrain dans l’opinion publique, et de plus en plus d’États voient désormais d’un bon œil l’application de peines alternatives à la prison pour les délits les moins graves.

Reste que les États-Unis sont un des pays où le taux d’incarcération est le plus élevé au monde, avec 1 prisonnier pour 140 habitants, selon le dernier classement du Centre international d’études sur la prison.

 

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