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Tunisie : l’image des femmes dans les médias se dégrade

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henda_hendoud

Henda Hendoud journaliste indépendante et cyber-activiste. militante des droits des femmes en Tunisi

Diabolisation de la femme politique, faible participation des femmes aux débats, attaques contre leurs droits… Le sexisme, longtemps caché par la propagande du régime déchu de Ben Ali, apparaît dans les médias post-révolution. Par Henda Hendoud.


 

Ces derniers jours, il faut aller sur les réseaux sociaux pour lire des critiques contre des propositions de députées attaquant les droits des femmes. Parmi ces propositions : séparer les espaces publics entre les hommes et les femmes à la mer, dans le métro, à l’école… ou supprimer le droit des femmes d’être présidente. Ces idées, de députées de Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, ne font pas l’objet de débat dans les médias où la présence féminine est très faible.

Et pourtant… Personne ne peut contester la forte participation des femmes tunisiennes dans la révolte du 14 janvier 2011. L’Association des femmes démocrates (mouvement féministe très fort) était la première à demander la démission du président dictateur Ben Ali et le lancement des commissions de vérité pour rendre justice au peuple tunisien. Dans la rue,  les paysannes ou les ouvrières étaient présentes, main dans la main avec les hommes, pour protester contre la répression policière et l’injustice sociale de l’ancien régime.

Ex-première dame cherchant son salut dans la soumission

Mais depuis, l’image des femmes dans les médias tunisiens se dégrade. La « diabolisation » est en marche. La première cible a été l’ex-première dame de Tunisie, Leila Ben Ali. La presse tunisienne l’a présentée comme étant à l’origine des maux de tout le pays. Elle est allée jusqu’à lier son genre aux crimes et abus de pouvoir exercés par tout l’ancien régime. Des photos ont rempli les Unes des journaux en décrivant l’ex régente de Carthage comme « la coiffeuse, sorcière, voleuse.. ». Le journal Assarih, un journal à grand tirage en Tunisie, a par exemple publié à sa Une du 14 avril 2011 une interview de la belle sœur de Ben Ali :« Leila avait préparé un coup d’Etat » dit-elle. Des photos la montraient tenant un séchoir à la main ou portant un jean serré. Deux signaux qui dévalorisent les femmes en Tunisie. Il s’agissait de la présenter comme une femme hyper libérée, manquant de valeurs morales et étant, par conséquent, une menace potentielle pour l’ordre social établi. Puis le retour de Leila Ben Ali dans le paysage médiatique s’est manifesté par une photographie d’elle portant le hijab comme signe de mea-culpa au peuple tunisien, précisant qu’elle est sous l’autorité de son mari et qu’elle n’a jamais fait du mal aux Tunisiens.  Cette image renforce le stéréotype de la femme modèle, qui doit forcément être religieuse (voilée) et soumise (toujours sous les ordres de son mari).

Les médias masquent la loi sur la parité

De leur côté, les femmes politiques sont écartées des médias ou bien attaquées et dévalorisées. Durant la période électorale de l’Assemblée Constituante, la couverture médiatique des activités des femmes politiques en Tunisie était de 6,56 % dans la presse écrite, 8,1% à la radio, et de 10,89% à la télévision, indique un rapport de l’Association des Femmes Démocrates chapeauté par l’observatoire national de l’information à Tunis dans le cadre de l’observation du rôle des médias au cours de la période légale de la campagne électorale. Cette faible couverture de la vie politique des femmes vient en contradiction avec la loi sur la parité inscrite dans le code électoral. Pire : au lieu de donner la parole aux femmes, les médias préfèrent tendre le micro à ceux qui les méprisent. En avril 2011, Nessma TV (une chaîne privée maghrébine et très regardée par les francophones) diffuse un sketch du comédien Foued Leitaiem qui joue le rôle d’une femme, chef d’un parti politique, axant son programme électoral sur des revendications superficielles comme la baisse du prix des produits cosmétiques.

L’émancipation est un péché

Et même après la période électorale, l’acharnement continue. Lina Ben Mhenni, jeune activiste et blogueuse, connue bien au-delà des frontières tunisiennes pour son militantisme avant et durant la révolution, en a souffert. Ouvertement accusée d’émancipation, ce qui est considéré par des journalistes tunisiens comme un péché, l’activiste qui était pressentie pour le prix Nobel de la paix, était aussi accusée de haute trahison par Chourouk, un quotidien tunisien à grand tirage qui l’accuse de détruire l’image de la Tunisie. Leena Ben Mhenni,  avait seulement exprimé ses craintes de la menace islamiste en Tunisie dans d’une interview à un journal suisse.

Attaques sur la personne

D’autres femmes activistes, journalistes ou avocates ont aussi été présentées comme des « malades mentales » ou « profiteuses ». Sihem Ben Sedrine, journaliste et militante des Droits de l’Homme, qui avait mis en cause Lazhar Akremi, ex-ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur pour son action, a été, en retour attaquée sur sa personne. Et la presse nationale a repris, dans ses manchettes, les déclarations de son adversaire : « Sihem Ben Sedrine est une malade mentale et son seul souci est l’argent ».

Les médias « continuent à faire l’apologie de la femme au foyer, à banaliser la violence conjugale et familiale, à normaliser la polygamie et faire la promotion des cérémonies « politico-religieuses » de mariages collectifs… »  affirme Faiza Zouaoui Skandarani, présidente de l’association Egalité et Parité.

Les médias tunisiens, surtout audiovisuels, ne s’intéressent pas aux femmes rurales. Ils n’évoquent pas du tout les soucis économiques et politiques des femmes, moitié de la population tunisienne.

La femme tunisienne est présentée surtout comme déclencheur de problèmes et troubles ou victime passive, de la pauvreté ou de la violence policière. Elle est rarement valorisée et reconnue comme partenaire actif. L’émission de télévision « Mousamah karim » de la chaîne privée Hannibal TV, a diffusé, au mois de mars dernier, en trois épisodes consécutifs, une « enquête sur les prisons tunisiennes ». L’enquête n’a concerné que les prisons de femmes et n’a pas parlé des conditions de détention des prisonnières ou des causes socio-économiques de la délinquance. L’émission se résumait à une série d’interviews mettant la lumière sur les délires et sentiments de culpabilité des femmes…. Et rien sur les hommes.

Réforme bloquée

Pour expliquer ce comportement des médias, les spécialistes ont soutenu deux hypothèses. La première : les médias veulent se démarquer de leur ancien rôle d’outils de propagande de l’ancien régime qui utilisait la femme médiatiquement pour donner l’image du régime moderne anti-islamiste. De ce fait, ils ont choisi d’écarter, simplement, les femmes des débats politiques et des plateaux de télévision…

Deuxième hypothèse : les médias en Tunisie, sont en pleine restructuration. La réforme des médias est bloquée depuis les élections de l’Assemblée Constituante et la montée d’un gouvernement islamiste en Tunisie. En effet, la commission de réforme des médias, a annoncé, le 4 juillet 2012, l’arrêt de ses travaux tout en accusant le gouvernement d’avoir bloqué la réforme dans le secteur et de vouloir censurer les médias. Mauvais signe…

Photo de Henda Hendoud par Yasser Belhadebrahim et Manifestation mars 2011, FIDH

 

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18 commentaires

Bouvet 13 juillet 2012 - 12:14

Bel article, merci ! la théorie selon laquelle Leïla ben Ali , femme et voleuse avait également été utilisée par d’autres avant la révolution : la femme vorace est un fantasme bien répandue dans toutes les contrées. Pour ma part, je pense qu’elle l’a été tout autant que d’autres hommes et femmes qui ont permis que cela se fasse. Ce n’est pas une question de genre, on le sait. Pour ce qui concerne le statut de la femme : le débat est hélas considéré par des gens  » très bien » comme un débat de bourgeois occidentalisés , et donc non prioritaire face aux débâcles économiques qui touchent le pays. Cela ne vous rappelle rien ? Les femmes tunisiennes suivent la même courbe en terme de diplômes, de niveau d’instruction etc. que les Française c’est à dire supérieur aux hommes, pour autant elles sont entravées dans leurs parcours.

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Bouvet 13 juillet 2012 - 12:15

Les Islamistes ont basés leur discours et leurs propos sur la femme, pour masquer leurs incompétences politiques et économiques. Ils rappellent en quelques sorte aux hommes qu’elles les ont dépassés et qu’elles ont longtemps porté la culotte et qu’il est temps que les choses rentrent dans l’ordre. Mais cela ne sera jamais le cas parce que les Tunisiennes sont instruites et cela ne pourra jamais passer dans ce pays. Nous vivons un moment très très dur, avec des rumeurs ou des ballons d’essais pour tester la population. L’opposition supposée être plus engagée pour l’égalité est littéralement paralysée, et c’est mon principale point d’interrogation. Pourquoi? Notre salut ne passera que par une action politique mais on ne la sent pas venir. On se résigne à penser à tort que la Tunisie est finalement un pays conservateur : FAUX d’une part de par l’analyse des résultats des élections ( 40% des voix ne sont pas représentées; autant que le scores des Islamistes) d’autre part parce qu’on confond tradition et conservatisme. Oui c’est vrai, les femmes sont mal menées aujourd’hui, mais c’est leur audace que l’on entend le plus. Les hommes occupent l’espace médiatique c’est vrai, mais souvent et comme ailleurs pour ne rein dire : aucune annonce de réforme économique… Il y aurait beaucoup à dire et pas assez de temps ni d’espace. Peut-être à l’occasion d’un article ?

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L. 13 juillet 2012 - 15:15

J’ai commencé à lire l’article avec grand intérêt. J’ai trouvé l’introduction bancale, et puis, au fil des lignes, j’ai adhéré à votre message… jusqu’au moment où je suis arrivée à un passage totalement inutile qui érige de Lina Ben Mhenni (cette arriviste businesswoman qui n’a pu écrire ce qu’elle a écrit que grâce à un papa chéri « wassil » comme on dit) au statut de symbole, d’exemple, de modèle, du « UN » auquel se résume le « TOUT » de la situation des femmes en Tunisie (Parce qu’elle porte un piercing ? Parce qu’elle a fait la démonstration de son niveau de pré-ado en essayant de débattre avec Tariq Ramadan ?. )et là je dis STOP ! Lina Ben Mhenni n’est en rien un modèle, ni un exemple, ni même une simple anecdote ! Et les tunisiens femmes ou hommes n’ont pas besoin d’une sale gosse pourrie gâtée, à peine capable d’aligner deux mots corrects à l’oral comme à l’écrit, pour les représenter.

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L. 13 juillet 2012 - 15:19

Non « journaleux » sont tout simplement des tunisiens qui font honneur à la mentalité misogyne dans laquelle ils ont baignés depuis leur naissance. Comme des enfants à la sortie des classes, ils s’en donnent à cœur joie en s’exprimant sans retenue. Il ne sont eux même que le fruit de la société et ne font qu’exprimer l’état d’esprit ambiant.

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Rifal 13 juillet 2012 - 16:00

En mettant en valeur le profil de Lina Ben Mhenni pour défendre la condition féminine en Tunisie, vous déstructurez totalement votre article et vous enfoncez le clou en défaveur de la femme. Cette malheureuse en manque d’équilibre et peu expérimentée que les femmes dites démocrates et d’autres.. veulent faussement placer au devant des barricades, ne représente qu’elle-même.
Pour le reste, Tout ce qui est excessif est insignifiant. En démocratie, tout devient transparent et on ne peut plus rien cacher ni tromper. C’est autant valable pour les hommes que pour les femmes.

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hic 13 juillet 2012 - 17:39

« Rifal »
En démocratie, tout devient transparent et on ne peut plus rien cacher ni tromper. C’est autant valable pour les hommes que pour les femmes.

Ah ah ah (ceci est un rire amer)! Vous êtes un peu trop optimiste, je crois, sur la démocratie, et sur l’égalité qu’elle permet.
Et cela: »En démocratie, Tout ce qui est excessif est insignifiant. »
Euh, ça veut dire quoi au juste, à part rien?
Ah oui! Et ce n’est pas « la femme », mais les femmes. Figurez vous qu’elles ne se ressemblent pas toutes.
Donc, vous êtes gentil de faire la leçon, mais je ne lis aucun argument solide à part des jugements de valeur sans explications contre Mme Ben Mhenni.

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Rifal 13 juillet 2012 - 20:21

Je ne voulais blesser personne.
Tout simplement je m’élève contre toute instrumentalisation de la femme pour dresser des murs entre les femmes et les hommes.La femme tunisienne a acquis des libertés fondamentales dont nous sommes fiers en sachant que nous ne sommes pas dans une course contre la montre avec les hommes. La manipulation en politique pour diviser n’est pas productive.

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Bouvet 13 juillet 2012 - 20:38

Qu’est ce que je lis là sur Lina ? qu’est ce qui vous permet de porter de tels jugements sur une jeune femme courageuse qui a véritablement fait bouger les lignes et surtout que vous ne connaissez pas . Est-ce que Tarik Ramadan est un repère intellectuel maintenant pour la Tunisie ? Nous en avons d’autres des intellectuels dans ce pays qui valent dix fois cet imposteur . Qu’elle n’ait pas sa perversité me rassurerait plutôt! Vous dîtes : elle ne fait pas le poids, heureusement qu’elle n’est pas dans le même registre que lui qui a sans cesse un double discours et le plus souvent conservateur.
Cet article est une bonne analyse de la situation et des craintes des femmes tunisiennes, je ne vois pas en quoi se référer à cette jeune femme qui représente certaines cyber activistes tunisienne en réduise l’intérêt !

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Rifal 13 juillet 2012 - 22:14

Je ne connais pas Tarik Ramadan mais mes jugements se basent sur des écrits et des déclarations de Lina, visibles de tous, très médiatisés et qui ont fait le tour de la toile. Qui ne connaît pas Lina qui est devenue un personnage public ?
Je ne partage pas tout simplement ses analyses pour les raisons évoquées dans mon précèdent post. Le monde politique est une véritable jungle qui instrumentalise et manipule.
Lina, pour moi, a été piégée, je ne lui en veux pas, elle est jeune et elle est victime du système qui nous monte les uns contre les autres, qui nous divise…Les femmes contre les hommes et réciproquement, ça suffit. Nous aimons trop les femmes pour laisser à d’autres le soin de les éloigner de nous. Avec le temps et l’expérience, je suis convaincue qu’elle comprendra. Ceci dit, j’adhère à toutes les combats contre les exactions ou injustices faites aux femmes comme aux hommes d’où qu’elles viennent. Je ne fais pas de différences parce que notre destin est le même et c’est ainsi que nous réussirons, ensemble, sans murailles dressées, la main dans la main.

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de produnfis 14 juillet 2012 - 14:08

« Rifal »
Je ne connais pas Tarik Ramadan mais mes jugements se basent sur des écrits et des déclarations de Lina, visibles de tous, très médiatisés et qui ont fait le tour de la toile. Qui ne connaît pas Lina qui est devenue un personnage public ?
Je ne partage pas tout simplement ses analyses pour les raisons évoquées dans mon précèdent post. Le monde politique est une véritable jungle qui instrumentalise et manipule.
Lina, pour moi, a été piégée, je ne lui en veux pas, elle est jeune et elle est victime du système qui nous monte les uns contre les autres, qui nous divise…Les femmes contre les hommes et réciproquement, ça suffit. Nous aimons trop les femmes pour laisser à d’autres le soin de les éloigner de nous. Avec le temps et l’expérience, je suis convaincue qu’elle comprendra. Ceci dit, j’adhère à toutes les combats contre les exactions ou injustices faites aux femmes comme aux hommes d’où qu’elles viennent. Je ne fais pas de différences parce que notre destin est le même et c’est ainsi que nous réussirons, ensemble, sans murailles dressées, la main dans la main.

on ne comprend vraiment pas pourquoi vous n’aimez pas Lina? c’est sa liberté qui vous dérange ?

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Souma 14 juillet 2012 - 15:45

« Bouvet »
Qu’est ce que je lis là sur Lina ? qu’est ce qui vous permet de porter de tels jugements sur une jeune femme courageuse qui a véritablement fait bouger les lignes et surtout que vous ne connaissez pas . Est-ce que Tarik Ramadan est un repère intellectuel maintenant pour la Tunisie ? Nous en avons d’autres des intellectuels dans ce pays qui valent dix fois cet imposteur . Qu’elle n’ait pas sa perversité me rassurerait plutôt! Vous dîtes : elle ne fait pas le poids, heureusement qu’elle n’est pas dans le même registre que lui qui a sans cesse un double discours et le plus souvent conservateur.
Cet article est une bonne analyse de la situation et des craintes des femmes tunisiennes, je ne vois pas en quoi se référer à cette jeune femme qui représente certaines cyber activistes tunisienne en réduise l’intérêt !

Tariq Ramadan est démago, il faut donc avoir une culture solide et un véritable sens de l’argumentation pour lui faire face. Lina a fait honte a la Tunisie et a totalement discrédité le combat des progressiste en les faisant passer pour des bobos ados qui ne se soucient que de leur nombril. Donc oui c’est une honte de ramener le combat des tunisiennes à cette dinde pourrie gâtée qui a largement profité de la situation de son papa par rapport à l’ancien régime pour jouer les rebelles sachant qu’elle était tout de même hors d’atteinte contrairement à d’autre qui ont payé de leur vie le combat pour la liberté mais qui eux n’ont pas le sens du marketing pour être aujourd’hui érigés en héros.

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Souma 14 juillet 2012 - 15:47

« Souma »

« Bouvet »
Qu’est ce que je lis là sur Lina ? qu’est ce qui vous permet de porter de tels jugements sur une jeune femme courageuse qui a véritablement fait bouger les lignes et surtout que vous ne connaissez pas . Est-ce que Tarik Ramadan est un repère intellectuel maintenant pour la Tunisie ? Nous en avons d’autres des intellectuels dans ce pays qui valent dix fois cet imposteur . Qu’elle n’ait pas sa perversité me rassurerait plutôt! Vous dîtes : elle ne fait pas le poids, heureusement qu’elle n’est pas dans le même registre que lui qui a sans cesse un double discours et le plus souvent conservateur.
Cet article est une bonne analyse de la situation et des craintes des femmes tunisiennes, je ne vois pas en quoi se référer à cette jeune femme qui représente certaines cyber activistes tunisienne en réduise l’intérêt !

Tariq Ramadan est démago, il faut donc avoir une culture solide et un véritable sens de l’argumentation pour lui faire face. Lina a fait honte a la Tunisie et a totalement discrédité le combat des progressiste en les faisant passer pour des bobos ados qui ne se soucient que de leur nombril. Donc oui c’est une honte de ramener le combat des tunisiennes à cette dinde pourrie gâtée qui a largement profité de la situation de son papa par rapport à l’ancien régime pour jouer les rebelles sachant qu’elle était tout de même hors d’atteinte contrairement à d’autre qui ont payé de leur vie le combat pour la liberté mais qui eux n’ont pas le sens du marketing pour être aujourd’hui érigés en héros.

Je précise que sa piètre prestation est la preuve que cette jeune fille n’a absolument aucun niveau hormis celui de se créer un personnage. Mais quand on va au fond des choses, là on se rend compte que c’est creux ! Que du vent !

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hic 14 juillet 2012 - 16:44

« Souma »

Je précise que sa piètre prestation est la preuve que cette jeune fille n’a absolument aucun niveau hormis celui de se créer un personnage. Mais quand on va au fond des choses, là on se rend compte que c’est creux ! Que du vent !

Toujours aucun argument pour expliquer pourquoi cette femme n’aurait pas « le niveau », que ce qu’elle écrit n’est que du « vent ». Merci d’expliciter votre commentaire.
Et puis, c’est drôle, je ne savais pas qu’il fallait passer un brevet ès-enfant-de-pauvres pour s’exprimer. Je n’ai pas l’impression que ça ai été demandé à tous les autres blogueurs hommes qui s’expriment sur le net.
En gros, pour avoir le « droit » d’exprimer sur le net des revendications, il faut donc qu’une femme soit suffisamment pauvre pour, au hasard, ne pas avoir de connexion internet?

@rifal
« Nous aimons trop les femmes pour laisser à d’autres le soin de les éloigner de nous. »
Ah, ben au moins c’est clair. C’est sûr que la volonté, les désirs propres des femmes, c’est pas très important; l’important c’est qu’elles restent là ou on leur dit d’être (avec leur « amoureux », donc).

Répondre
Souma 14 juillet 2012 - 17:19

« hic »

« Souma »

Je précise que sa piètre prestation est la preuve que cette jeune fille n’a absolument aucun niveau hormis celui de se créer un personnage. Mais quand on va au fond des choses, là on se rend compte que c’est creux ! Que du vent !

Toujours aucun argument pour expliquer pourquoi cette femme n’aurait pas « le niveau », que ce qu’elle écrit n’est que du « vent ». Merci d’expliciter votre commentaire.
Et puis, c’est drôle, je ne savais pas qu’il fallait passer un brevet ès-enfant-de-pauvres pour s’exprimer. Je n’ai pas l’impression que ça ai été demandé à tous les autres blogueurs hommes qui s’expriment sur le net.
En gros, pour avoir le « droit » d’exprimer sur le net des revendications, il faut donc qu’une femme soit suffisamment pauvre pour, au hasard, ne pas avoir de connexion internet?

@rifal
« Nous aimons trop les femmes pour laisser à d’autres le soin de les éloigner de nous. »
Ah, ben au moins c’est clair. C’est sûr que la volonté, les désirs propres des femmes, c’est pas très important; l’important c’est qu’elles restent là ou on leur dit d’être (avec leur « amoureux », donc).

Pourquoi détournez vous mes propos ? Je n’est pas dit qu’il fallait être pauvre, j’ai dit que son père était très proche du pouvoir déchu et que c’est pour ça qu’elle se permettait de jouer les rebelles. Ce qui prouve qu’elle n’a aucun niveau c’est qu’elle est incapable d’aller au fond des choses et c’est ce qu’elle a démontré en étant une potiche superficielle face à Ramadan. Voila maintenant si vous êtes une groupie de cette pintade libre à vous ! Puisque la liberté semble tant vous tenir à coeur acceptez au moins la critique 😉

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hic 14 juillet 2012 - 22:34

« Souma »

Ce qui prouve qu’elle n’a aucun niveau c’est qu’elle est incapable d’aller au fond des choses et c’est ce qu’elle a démontré en étant une potiche superficielle face à Ramadan. Voila maintenant si vous êtes une groupie de cette pintade libre à vous ! Puisque la liberté semble tant vous tenir à coeur acceptez au moins la critique 😉

En parlant de détourner les propos. J’ai toujours beaucoup de mal avec les attaques ad hominem (ou feminem, ici) (« pintade », « groupie », « potiche »), surtout lorsque les termes employés ont un caractère sexiste (puisqu’il ne sont utilisés que pour parler de femmes). Libre à vous de les utiliser comme arguments (ou comme critiques, dites-vous). Ce n’est pas ma façon de faire, je trouve cela même inefficace, et j’ajoute que si cette personne n’a certes pas l’aisance verbale de Ramadan, j’avais été, quand à moi, agacée par cette façon qu’il avait de lui couper constamment la parole. Ce n’est pas pour autant que je me permettrais de le qualifier, par exemple, de petit coq, pour continuer dans la métaphore volaillère.

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Souma 15 juillet 2012 - 08:26

« hic »

« Souma »

Ce qui prouve qu’elle n’a aucun niveau c’est qu’elle est incapable d’aller au fond des choses et c’est ce qu’elle a démontré en étant une potiche superficielle face à Ramadan. Voila maintenant si vous êtes une groupie de cette pintade libre à vous ! Puisque la liberté semble tant vous tenir à coeur acceptez au moins la critique 😉

En parlant de détourner les propos. J’ai toujours beaucoup de mal avec les attaques ad hominem (ou feminem, ici) (« pintade », « groupie », « potiche »), surtout lorsque les termes employés ont un caractère sexiste (puisqu’il ne sont utilisés que pour parler de femmes). Libre à vous de les utiliser comme arguments (ou comme critiques, dites-vous). Ce n’est pas ma façon de faire, je trouve cela même inefficace, et j’ajoute que si cette personne n’a certes pas l’aisance verbale de Ramadan, j’avais été, quand à moi, agacée par cette façon qu’il avait de lui couper constamment la parole. Ce n’est pas pour autant que je me permettrais de le qualifier, par exemple, de petit coq, pour continuer dans la métaphore volaillère.

Alors « femme » est un terme sexiste aussi 😀 ? Je ne les ai pas utilisés comme arguments mais vous vous obstinez apparemment à vouloir ne voir des arguments que là où ça vous arrange pour pouvoir détourner les propos que vous ne pouvez pas « argumenter » vous-même 😉 Et il n’avait pas besoin de lui couper la parole, vu sa prestation minable. Ceci dit, dire que vous n’avez personnellement pas aimé que Ramadan lui coupe la parole n’est en rien un argument et ne répond en rien à mes propos. Vous qui êtes si à cheval (attention ce n’est pas une insulte ou un terme « sexiste » c’est une expression!) sur les arguments, vous devriez revoir votre rhétorique.

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hic 15 juillet 2012 - 18:53

« Souma »

Alors « femme » est un terme sexiste aussi 😀 ? (…)
Ceci dit, dire que vous n’avez personnellement pas aimé que Ramadan lui coupe la parole n’est en rien un argument et ne répond en rien à mes propos.(…)

Si je ne réponds pas à vos autres propos, c’est que je considèrent qu’ils relèvent d’une critique recevable. Et vu que je connais mal (je ne l’ai lu que rarement) le blog de cette personne (dont vous n’exposez pas les articles qui auraient pu vous déplaire, ne donnant pas de prise à une éventuelle contre-argumentation), je préfère m’abstenir d’intervenir à ce sujet. Je serais d’ailleurs curieuse de savoir lequel de ses posts a pu vous mettre dans un état pareil à son propos (c’est cela que j’appelais « demande d’argumentation »).

Vous comprendrez bien qu’il existe une différence entre appeler une femme, une femme, et donner un nom d’animal (avec une pensée dépréciative derrière) pour nommer cette même femme. Par exemple, si je dis de vous que vous êtes un-e sale porc/sale truie, je n’ai pas l’impression que vous en seriez très content-e (et ce serait très malpoli de ma part, c’est juste pour donner un exemple, et ce n’est pas du tout ce que je pense).
Enfin, sur la pratique (majoritairement masculine) de couper la parole à son interlocutrice, je vous renvoie à ce lien, qui explique mieux que je ne pourrais le faire le fond de ma pensée.
http://antisexisme.wordpress.com/

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anti moh 15 août 2012 - 21:25

là ou les femmes ne sont pas maitresses de leurs seualité, là ou la liberté sexuelle (pays nordiques) est abscente, il n’y auras pas et jamais du respect de la femme

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