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Twitter réagit enfin aux menaces de viol

par Arnaud Bihel

Twitter-logo2Après des menaces de viol envers une journaliste et féministe anglaise, Twitter promet d’améliorer son système de signalement.


 

Pour les féministes actives sur internet, recevoir des menaces de viol fait partie des risques. Mais cela pourrait changer grâce à Caroline Criado-Perez, une journaliste et blogueuse anglaise. Après avoir mené la campagne pour l’apparition de Jane Austen sur les billets de dix livres (Voir : Revue de presse internationale, 25 juillet), elle a été submergée de menaces de viol sur Twitter.

Elle réalise rapidement que le signalement d’abus est long et complexe : « Si je devais signaler chaque tweet avec la procédure actuelle, cela me prendrait une semaine entière », répond-elle à un responsable de Twitter qui l’interpelle. Après avoir reçu une cinquantaine de tweets haineux par heure pendant douze heures, elle décide de porter plainte. A l’heure actuelle, une personne a déjà été arrêtée – un jeune homme de 21 ans originaire de Manchester.

Mais au-delà, des internautes se sont mobilisés pour réclamer un lien de signalement plus simple et facile d’accès. Une pétition sur le site Change a déjà dépassé les 50 000 signataires. Lesquels ont été entendus : dimanche 28 juillet, Twitter a annoncé la généralisation de son bouton « signaler un abus » – qui n’existe pour l’instant que sur l’application iPhone – à son application Android et son site web. Les signalements pourront aboutir à la suspension du compte. Rien n’est prévu par contre pour la simplification de la procédure disponible dans la rubrique Aide de l’interface du réseau social.

Dans la lignée des tweets antisémites

En mai dernier, également à la suite d’une vaste campagne associative, c’est Facebook qui a promis d’améliorer la modération des contenus incitant à la violence contre les femmes (Voir : #FBRape : Facebook promet d’agir).

Cette affaire fait aussi écho à celle, en France, des tweets antisémites, qui avait opposé le réseau social à plusieurs associations de défense des droits humains. Les hashtags #unbonjuif et #unjuifmort avaient déclenché une bataille de plusieurs mois, car Twitter refusait de livrer les identités des auteurs.

Le bras de fer s’est terminé vendredi 12 juillet avec une victoire des associations et un accord en deux volets : le premier concernait la transmission des données, le second la modification de l’interface de signalement.

 

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