Accueil Politique & Société 10 décembre, journée des « Droits humains » !

10 décembre, journée des « Droits humains » !

par La rédaction

En cette journée dite des « droits de l’Homme », le collectif « Droits humains pour tout·e·s » appelle une nouvelle fois l’ONU à adopter l’expression « droits humains ».

Les pétitionnaires donnent rendez-vous à Antonio Guterres en juin 2021, à Paris qui accueillera le Forum Génération Égalité, pour lui demander de « consacrer la formulation ‘droits humains’, plutôt que ‘droits de l’homme’. »  Et c’est au Trocadéro, sur les lieux où la déclaration a été signée en 1948, que le secrétaire général des Nations unies est invité à proclamer la nouvelle « Déclaration universelle des droits humains ».

La pétition, initiée par le collectif « Droits humains pour tout·e·s » , demande de consacrer la formulation « droits humains » aux Nations unies d’ici la fin du mandat du secrétaire général, en 2021. Plus de 70 organisations ont déjà signécette pétition ainsi que de nombreuses personnalités comme  l’actrice Agnès Jaoui, le secrétaire national d’EELV Julien Bayou, les philosophes Judith Butler et Camille Froidevaux Metterie, la psychiatre Muriel Salmona, le médecin et écrivain Martin Winckler ou encore la journaliste Lauren Bastide

« Universal Declaration of Human Rights »

La France est en retard sur bien d’autres pays. Le 10 décembre 1948, quand les Nations unies ont adopté le texte établissant des droits pour l’ensemble de la population humaine, ce texte s’intitulait en anglais « Universal Declaration of Human Rights ». Dans quasiment toutes les langues du monde la formulation a été traduite par  « droits humains », même quand  « la tradition (qui) reconnaissait des droits aux seuls hommes (« man’s rights », « derechos del hombre », etc.) » précise la pétition. Seule la version française a opté pour « droits de l’homme ». Et, en 2020, ce texte s’intitule encore « Déclaration universelle des droits de l’homme » déplorent les pétitionnaires. 

Une nouvelle fois, le collectif explique : « Monsieur le secrétaire général, vous savez que les luttes contre les violences commises à l’égard des femmes et des enfants constituent de nos jours l’un des défis les plus importants pour l’humanité. Ces droits ne peuvent être défendus s’ils ne sont pas clairement énoncés, ou pire, s’ils sont relégués au second plan par le nom désignant les personnes qui exercent très majoritairement ces violences. »

Face aux appels du collectif, les résistances sont fortes, et l’inertie très lourde. En juillet dernier, « Droits humains pour tout·e·s » répondait, dans nos colonnes au Garde des Sceaux qui avait traité le sujet avec un mépris confondant (Lire : LETTRE OUVERTE DU COLLECTIF DROITS HUMAINS À ÉRIC DUPOND-MORETTI)

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