
Janet Yellen (avec Ben Bernanke à qui elle va succéder) lors de sa prise de fonction à la vice-présidence de la Fed en octobre 2010.
Nommée à la direction de la Réserve Fédérale U.S., une première pour une femme, Janet Yellen va devenir l’une des décideuses les plus puissantes du monde. Tandis qu’à Londres Fiona Woolf va diriger la City, devenant la deuxième femme à ce poste dans l’histoire.
Barack Obama s’apprête à nommer, mercredi 9 octobre, Janet Yellen à la tête de la Fed, la Réserve Fédérale des États-Unis. Ce sera la première fois en un siècle qu’une femme dirigera la banque centrale U.S., ce qui fera d’elle l’une des décideuses les plus puissantes du monde en matière de politique économique.
Cela faisait plus d’un an que celle qui est aujourd’hui vice-présidente de la Fed était pressentie pour en prendre la direction. Mais entre temps une autre candidature était apparue privilégiée par Barack Obama : celle de l’ancien secrétaire d’État au Trésor Lawrence Summers. Un partisan de la dérégulation, alors que Janet Yellen apparaît comme une pragmatique, qui avait notamment été l’une des rares économistes à pressentir la crise des subprimes en 2008. Le choix du locataire de la Maison Blanche s’annonçait délicat quand, en septembre, Laurence Summers jetait l’éponge, laissant le champ libre à la candidate. Janet Yellen doit prendre ses fonctions en février prochain.
Deux sur 686
Dans le même temps, une autre institution financière s’apprête à connaître une femme à sa tête. Le 8 novembre, Fiona Woolf prendra pour un an la direction de la City, la place financière de Londres. Ce n’est pas une première : Mary Donaldson avait occupé ce poste en 1983. Mais Fiona Woolf ne sera que la deuxième femme à la tête de la City sur les 686 dirigeants de l’histoire de la place financière britannique.
Comme le soulignent Les Echos, « les avocats d’un meilleur équilibre entre les hommes et les femmes aux postes de responsabilité dans les banques de la City espèrent que Fiona Woolf aura plus d’impact que sa prédécesseur car aujourd’hui encore, seuls 20 % des postes d’encadrement sont occupés par des femmes, selon le chasseur de tête Astbury Marsden. »
Exceptions
Ces deux nominations féminines restent exceptionnelles. Ainsi, parmi les 17 membres de l’exécutif de la Banque centrale d’Angleterre, on ne compte que deux femmes. Même tendance par exemple à la Banque du Japon : une femme sur 9 dans son organe décisionnel. Quant à la Banque centrale européenne (BCE), la situation a été largement commentée en 2012, elle n’est dirigée que par des hommes.
