
Siège de la HAS. © Philippe Grollier / Architecte : cabinet A. Béchu
Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Claude Bartolone et Jean-Pierre Bel, proposent 4 hommes pour renouveler le collège de la Haute Autorité de Santé, qui sera ainsi totalement masculin pour les trois ans à venir.
La parité a beau progresser, « des réflexes tenaces qui continuent à se manifester dès qu’il est question de mettre en oeuvre, effectivement, le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes » : c’est le journal Le Monde qui fait cette remarque à propos du renouvellement de la moitié des membres de la Haute Autorité de Santé (HAS), organisme chargé d’évaluer les produits de santé et d’émettre des recommandations de bonnes pratiques médicales.
« En 2014 et pour les trois années à venir » date à laquelle le collège sera renouvelé de moitié, « le collège de la HAS sera 100% masculin ! », dénonçaient mercredi 8 janvier les syndicats CFDT, CFTC et S.P-HAS dans un communiqué, jugeant « extrêmement regrettable l’absence probable de désignation de femmes au collège de la Haute autorité de santé ».
Le collège est déjà loin d’être paritaire : 1 femme pour 7 hommes. Mais le siège de Lise Rochaix est concerné par le renouvellement de 4 de ses membres dont le mandat arrive à terme. Et les 4 nouveaux seront tous des hommes.
C’est aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat qu’il revenait de proposer les noms de nouveaux membres, que François Hollande doit officiellement nommer par décret vendredi 10 décembre.
Et « dépit du souhait explicite du président de la HAS et des candidates dont le nom avait été évoqué, ni Jean-Pierre Bel ni Claude Bartolone n’ont trouvé le moyen de proposer une femme, ou plusieurs. Au prétexte – coutumier – que les candidates n’auraient pas les compétences requises », souligne encore Le Monde.
