Accueil International Avortement au Salvador : la médecine l’emporte

Avortement au Salvador : la médecine l’emporte

par La rédaction

La vie de Beatriz va primer sur celle d’un foetus sans cerveau. Le gouvernement du Salvador accorde aux médecins la possibilité de pratiquer une interruption de grossesse pour sauver la vie de la jeune femme, au lendemain d’une décision contraire de la Cour suprême.


 

A 26 semaines de grossesse, la vie de Beatriz, pseudonyme de cette jeune femme de 22 ans, est en danger, alors que son fœtus est atteint d’anencéphalie et risque donc, de toute façon, de naître sans vie. Pour ses médecins, un avortement thérapeutique est une nécessité. Mais dans ce petit pays d’Amérique centrale, l’IVG est interdite en toute circonstance. Ce que rappelait la Cour suprême, mercredi 29 mai, en déclarant que l’avortement est « contraire à la protection constitutionnelle accordée à la personne humaine ‘dès le moment de la conception’ » (Voir : Au Salvador, avortement interdit, même pour sauver la vie).

Mais au lendemain de cette annonce, et devant l’indignation internationale, la ministre de la Justice d’El Salvador a donné son feu vert à une intervention médicale pour mettre un terme à cette grossesse à risque. « Ce qui compte, pour moi, est de protéger la vie de Beatriz », a souligné Maria Isabel Rodriguez. La ministre explique ainsi son intervention : à 26 semaines de grossesse, l’interruption de grossesse n’est plus un avortement ; il s’agit d’un accouchement provoqué, ce qui est différent.

Juste avant, la Cour inter-américaine des Droits de l’Homme avait « ordonné » à l’Etat d’El Savador « de garantir, de toute urgence, toutes les mesures nécessaires et efficaces pour que le personnel médical » puisse « éviter les dommages qui pourraient devenir irréparables pour le droit à la vie et à la santé physique » de la jeune femme.

 

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