BCE unisexe : nouveau rebondissement

par La rédaction

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L’Espagne met son veto à la nomination d’Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne. La procédure est retardée, pas forcément annulée malgré cette nouvelle opposition.


Le feuilleton de la BCE n’est pas terminé. Malgré l’opposition du Parlement européen, la nomination d’Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne devait être validée cette semaine. Il fallait pour cela que tous les Etats membres l’approuvent par l’intermédiaire d’une procédure écrite. Mais l’Espagne a dit « non ».

Dans un communiqué, les députés européens Sylvie Goulard (Française, Modem) et Sven Giegold (Allemand, Verts) se disent « ravis de cette décision, qui fait honneur à la démocratie ».

Reste que le veto de l’Espagne n’a sans doute rien à voir avec les raisons de l’opposition des députés européens : le fait que la nomination d’Yves Mersch entérine une direction de la BCE 100% masculine jusqu’en 2018. « Ce qui constitue une violation des droits fondamentaux dans l’Union européenne », répètent Sylvie Goulard et Sven Giegold.

Reste aussi que ce veto espagnol « ne signifie pas la fin de la procédure », comme le notent les eurodéputés. Les chefs d’Etat de l’UE pourront encore valider la nomination d’Yves Mersch lors du prochain sommet européen, les 22 et 23 novembre.

« La lutte continue », concluent donc les eurodéputés, qui invitent le président du Parlement européen à demander officiellement au Conseil européen de retirer la candidature d’Yves Mersch et à faire « une nouvelle proposition, qui devrait être une femme compétente ».

 

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