BPI, banque paritaire

par La rédaction

Le conseil d’administration de la future banque publique d’investissement respectera la parité hommes/femmes, à un siège près. Un choix à peine contesté à l’Assemblée.


Le Sénat examinera les 10 et 11 décembre le projet de loi créant la banque publique d’investissement (BPI), déjà adopté par les députés le 29 novembre.

Cet organisme « doit permettre aux hommes comme aux femmes de créer leur entreprise. C’est pourquoi nous avons insisté pour que ses instances soient à parité », indiquait la ministre des Droits des femmes le 5 décembre à l’Assemblée nationale.

De fait, dans sa version initiale, le projet de loi créant la banque publique d’investissement ne prévoyait pas de parité au sein de son conseil d’administration (CA). C’est un amendement proposé en commission des finances, avec le soutien du gouvernement, qui a intégré cette exigence dans le texte.

Sept femmes, huit hommes

La loi précise désormais que les nominations de 14 des 15 représentants au Conseil d’administration de la BPI – huit représentants des actionnaires, deux représentants des régions et deux personnalités qualifiées choisies par décret – « comprennent autant de femmes que d’hommes ». De même, ce sont « une femme et un homme » qui devront être désignés comme représentants des salariés. Sept hommes et sept femmes, donc. Seul le principal membre du CA, le directeur général échappe à cette règle – et on sait déjà que ce sera un homme, Nicolas Dufourcq.

Dans la même veine, la commission des Finances a ajouté un amendement invoquant « le respect du principe de parité entre les hommes et les femmes » (mais sans obligation) au sein des comités de pilotage, national et régionaux, de la BPI.

Une « mode » selon Mariton

Si cette question de la parité n’a fait l’objet d’aucune discussion lors de l’examen du texte en séance plénière, quelques réticences étaient tout de même apparues lors des débats de la commission des finances. Le député UMP Hervé Mariton ne jugeait « pas pertinent de faire ce choix » de la parité et regrettait que le gouvernement « cède ainsi à sa majorité pour des raisons qui relèvent autant de l’idéologie que de la mode. »

Le socialiste Jean-Louis Gagnaire affichait, lui, sa réticence de manière plus pragmatique : le CA comptera deux représentants des régions, un homme et une femme. Or « nous savons bien que les représentants des régions seront choisis parmi les présidents de conseil régional »… ce qui laisse peu de choix, seules deux femmes dirigeant actuellement une région. Et c’est d’ailleurs pourquoi le nom de Ségolène Royal a déjà été évoqué pour siéger au conseil d’administration de la BPI.

 

 Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

La parité, ou presque, au Haut conseil des finances publiques

 

 

Partager cet article

1 commenter

hic 8 décembre 2012 - 22:52

« Or « nous savons bien que les représentants des régions seront choisis parmi les présidents de conseil régional »… ce qui laisse peu de choix, seules deux femmes dirigeant actuellement une région. Et c’est d’ailleurs pourquoi le nom de Ségolène Royal a déjà été évoqué pour siéger au conseil d’administration de la BPI. »
Si iels veulent avoir plus de choix, il n’auront qu’à faire la parité aux conseils régionaux. C’est pas si compliqué.

Répondre

Laisser un commentaire