Accueil Politique & SociétéFamilles Les ‘cojones’ des pères qui s’occupent des enfants

Les ‘cojones’ des pères qui s’occupent des enfants

par Arnaud Bihel
Glegg Durantez

Nick Clegg, Miriam González Durántez et leur bébé Miguel, le 22 février 2009. Par Office of Nick Clegg via Wikimedia Commons

Le vice-Premier ministre britannique livrait un plaidoyer pour l’égalité. Mais c’est son épouse Miriam González Durántez qui a fait sensation en déclarant que « les hommes qui considèrent les femmes comme des égales sont ceux qui ont le plus de cojones ».


 

Drôle d’échange à la City. Le vice-Premier ministre britannique, Nick Clegg, tenait un discours sur l’égalité femmes-hommes, mercredi 23 avril, quand son épouse l’a interrompu : « Il y a beaucoup de dinosaures (…) qui pensent encore qu’un homme qui s’occupe des ses enfants est moins viril. »

Miriam González Durántez, avocate et engagée dans un réseau de femmes, a fait sensation en poursuivant son intervention et en invitant son mari à clamer « non seulement à haute voix, mais aussi fièrement, que prendre soin de ses enfants n’affecte pas le niveau de testostérone – et que les hommes qui considèrent les femmes comme des égales sont ceux qui ont le plus de cojones » (Voir la vidéo sur le site du Guardian).

Le vice-Premier ministre, père de trois enfants, n’est pas allé jusqu’à reprendre l’expression à son compte. Pour autant, son discours prononcé à l’occasion de la création de Cityfathers, un réseau de pères de la City, la place financière de Londres, allait dans le même sens. « Nous devons balayer ces règles centenaires » qui assignent aux mères le soin des enfants, a insisté Nick Clegg. Autant dans le cadre familial que professionnel : le vice-Premier ministre veut voir davantage d’hommes travailler dans le secteur de la petite enfance.

Et d’enfoncer le clou : Il faut « aider davantage de personnes à prendre des décisions en fonction de ce qui leur plaît, et non pas sur des préjugés d’un autre temps liés à leur genre. Bien sûr, pour que cela soit possible, il faut aussi s’attaquer à ce qui conduit de nombreux pères à se considérer d’abord comme des soutiens financiers, avant d’être des parents ».

Nick Clegg est le promoteur de la réforme du congé parental, qui entrera en vigueur en Grande-Bretagne en 2015. Une réforme qui mise sur la flexibilité, pour permettre aux pères d’en prendre une large part. Encore faut-il, en effet, les inciter à le faire.

 

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