Accueil Sport Une nouvelle instance pour faire progresser le sport au féminin

Une nouvelle instance pour faire progresser le sport au féminin

par La rédaction

Laura Flessel lors de la Journée Olympique le 23 juin 2017. Par Arthur Crbz — Travail personnel, CC BY-SA 4.0.

La Conférence permanente du sport féminin s’installe mardi 5 septembre. Sa mission : faire progresser le sport au féminin en France, dans la pratique comme sur les écrans.


 

L’ancienne judokate et aujourd’hui cadre de la Fédération française de football Frédérique Jossinet, la médaillée olympique de boxe Sarah Ourahmoune, l’ancienne tenniswoman Nathalie Dechy… ce sont trois des personnalités du monde du sport qui siégeront à la Conférence permanente du sport féminin, officiellement installée mardi 5 septembre par la ministre des Sports Laura Flessel, et Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Cette instance, instituée par la loi du 1er mars 2017 sur l’éthique du sport, aura pour mission de faire progresser le sport au féminin en France. Et en particulier de proposer aux acteurs du monde sportif « toute recommandation » pour mieux structurer le sport féminin, améliorer sa professionnalisation et favoriser sa médiatisation. Elle devra également publier un rapport annuel sur « l’évolution de la place du public féminin dans le sport ».

« Développer le sport féminin suppose de combattre les stéréotypes et les discriminations qui perdurent envers les filles et les femmes dans ce domaine », souligne le ministère des Sports. « Cela implique notamment d’engager une réflexion sur la médiatisation du sport féminin, d’identifier les leviers et les freins pour l’augmentation de la pratique féminine et de permettre un meilleur accès aux femmes aux postes à responsabilité au sein du monde sportif ».

Cette Conférence permanente du sport féminin réunit 30 spécialistes, acteurs et actrices du mouvement sportif, représentants de fédérations et ligues professionnelles, des médias et des institutions.

Sa composition doit répondre aux règles qui prévoient la parité « autant qu’il est possible », instaurées depuis 2015 dans plus de 500 commissions et instances consultatives. Et pourtant la parité n’y est pas de mise : 21 femmes y ont été nommées, pour seulement 9 hommes. Le développement du sport féminin serait-il donc avant tout une affaire de femmes ?

 

Quelques données qui en disent long :

En 2016, les femmes ne représentaient que 37,5% des licencié.e.s des fédérations sportives. Elles ne présidaient que 11 des 115 fédérations (Source : les Chiffres-clés du sport 2017).

Moins de 20% du temps d’antenne sportive est consacré au sport au féminin.

La « valeur perçue » – le ratio entre le montant des primes et le nombre de téléspectateurs – est quasiment dix fois plus élevée pour les footballeurs que pour les footballeuses.

À l’adolescence, 45% des jeunes filles abandonnent le sport (contre 39% des garçons). Et les garçons sont bénéficiaires des deux tiers de l’offre de loisirs subventionnée.

 

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

Tour de France du sport au féminin

 

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

Laisser un commentaire