Accueil Politique Conseil général du Rhône : une présidente, mais…

Conseil général du Rhône : une présidente, mais…

par La rédaction

Une cinquième présidente de département : dans le Rhône, Danielle Chuzeville remplace Michel Mercier, contraint par la loi sur le cumul des mandats. Mais ce dernier semble vouloir conserver le pouvoir effectif…


 

Quelques jours après le lourd débat au Sénat sur la parité dans les conseils généraux), une cinquième femme a été élue présidente d’un conseil général en France. Cinq présidentes pour 101 départements (1).

Avec 28 des 31 suffrages exprimés, l’UDI Danielle Chuzeville a pris la tête de l’assemblée départementale du Rhône le 21 janvier, à la suite de Michel Mercier (UDI également). L’ancien ministre du gouvernement Fillon étant touché par la loi sur le non-cumul des mandats après son élection comme maire de la nouvelle commune de Thizy-les-Bourgs.

Ancienne vice-présidente du département en charge des collèges et de l’enseignement artistique, Danielle Chuzeville a déclaré dans une interview donnée au Progrès qu’elle « ne serait pas une présidente fantôme ». Sûre ? Michel Mercier, qui occupait la présidence depuis 27 ans, est devenu le premier vice-président du Conseil. Et, comme le souligne 20Minutes, « il devrait garder la main sur le pilotage du projet de création d’Eurométropole, lancé en décembre avec le président PS du Grand Lyon, Gérard Collomb ». L’AFP écrit même que « selon de nombreux observateurs de la vie politique locale, M. Mercier (…) gardera de fait la haute main sur les destinées du département. » La nouvelle présidente ne se représentera d’ailleurs pas à ce poste après les élections de 2015…

C’est certes la première fois dans l’histoire de l’assemblée rhodanienne (qui compte dans ses rangs la ministre des Droits des femmes) qu’une femme est élue à sa tête. Mais pour voir arriver des changements plus profonds, il faudra attendre encore un peu. Danielle Chuzeville est la seule femme parmi les 18 élus du groupe UDI, majoritaire au Conseil général du Rhône. Son allié UMP ne compte qu’une femme sur 10. La seule aussi, par conséquent, parmi les 15 vice-présidents de l’assemblée.

 

La « parité » en chiffre dans les conseils généraux :

Aux cantonales de 2011, le taux de femmes candidates était de 23,2%.

Après le dernier renouvellement des assemblées, trois départements ne comptaient aucune femme conseillère générale.

Les femmes sont 13,8 % à siéger dans les conseils généraux. Et les exécutifs de ces assemblées sont tout aussi masculines avec 95 % de présidents et 84,7 % de vice-présidents.

(Source : Observatoire de la parité)

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

En Rhône-Alpes, le « sans faute » masculin de l’UMP

 

 


(1) Elles étaient déjà 5 suite au dernier scrutin en 2011, avant que Marisol Touraine cède sa place, à un homme, en Indre-et-Loire pour entrer au gouvernement.

 

 

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1 commenter

hic 22 janvier 2013 - 19:46

Quelle misère!

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