Le ministère de l’Intérieur supprime ses conseils paternalistes

par Arnaud Bihel

Une page de « Conseils aux femmes » pour éviter de subir des violences prenait des accents culpabilisants.


 

Après 10 mois sans réaction, quelques heures de tollé sur internet ont poussé le ministère de l’Intérieur à supprimer une page de « Conseils aux Femmes » terriblement paternaliste.

Cette page se voulait un espace de « Conseils aux femmes » pour éviter de subir violences et viols, en particulier dans l’espace public. Comme le résume l’association ‘Genre et ville’, ce texte « leur intimait, ni plus, ni moins, de rester chez elles, après les avoir décrite comme biologiquement vulnérables ».

(Ces « conseils » ne sont donc plus visibles sur le site du ministère, mais ‘Genre et Ville’ les reproduit en bas de cette page).

En janvier 2013, l’association avait interpellé le ministère des Droits des femmes. La ministre Najat Vallaud-Belkacem leur avait alors répondu : « Je veillerai à débarrasser les sites de ce type de scories. »

Pourtant, six mois plus tard, la page n’avait pas été modifiée.

Il a fallu un article rageur de la blogueuse Crêpe Georgette, le 16 octobre, et d’autres reprises dans les heures qui ont suivi, pour que la situation évolue enfin. Dès le lendemain, la page contestée disparaissait du site du ministère de l’Intérieur.

C’est désormais un texte issu du ministère des Droits des femmes qui vient remplacer cette page. Il ne s’agit plus ici de conseils pratiques, mais d’un détail des politiques menées par le gouvernement contre les violences faites aux femmes. « Ces violences s’inscrivent dans un continuum, qui trouve sa source dans les stéréotypes de genre et qui se prolonge jusqu’aux crimes sexuels et aux meurtres conjugaux », souligne le texte. On respire ; les femmes ne sont plus seulement des victimes « en raison de leur sexe et de leur morphologie ».

 

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67 commentaires

Eric 18 octobre 2013 - 12:08

En réalité c’est l’inverse: les femmes (dans l’esprit des féministes) ne sont pas assez adultes (ou masculines) pour penser le monde et ses risques, et tenter d’en déjouer les pièges. Il faut trépigner jusqu’à ce que les hommes (qui sont aux prises avec la réalité, eux) en corrigent toutes les aspérités. Syndrome de la princesse: je refuse de m’occuper de ma sécurité, c’est à ma garde (la société) de s’en charger.

Le féminisme offre le seul exemple – à ma connaissance – où l’on voit des victimes potentielles exiger la non-diffusion de conseils de bon sens ciblés vers elles, le genre de conseils que recherchent les hommes en toutes circonstances, parce qu’ils savent eux, que personne ne viendra s’interposer entre le monde et eux, et que leur seule chance est d’en connaitre les dangers.

Les féministes croient qu’en changeant les définitions dans le dictionnaire, on transforme le monde. Et elles pensent qu’en effaçant des conseils de prudence, on supprime le risque.

Je suis sûr que des femmes se font violer, et/ou ne parviennent pas à obtenir gain de cause devant la justice à cause de cette volonté des féministes de vouloir abolir toute gestion du risque (qui fait partie de la routine quotidienne chez les adultes, je veux dire les hommes).

Ce ne sont pas les conseils qui sont paternalistes. C’est le refus d’accepter qu’on n’a pas d’autre choix que celui de tenter de maitriser les risques qui est puéril.

Et vouloir empêcher que les autres ne s’informent, c’est tout simplement faire le lit des agresseurs.

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DestyNova 18 octobre 2013 - 12:50

Non.

Cordialement.

Signé : le 21ème siècle.

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Eric 18 octobre 2013 - 13:42

« Signé : le 21ème siècle. »

Les illuminés croyants signeront plutôt: « Dieu » : « Je suis la voix du Seigneur, je suis son prophète. La Vérité s’exprime à travers ma bouche. » Mais le 21e siècle c’est très bien pour les illuminés athées.

Autre chose que l’argument d’autorité mégalomane?

Pour simplifier mon propos : que vous décidiez de vous la jouer rebelle vis-à-vis de l’attitude adulte normale qui consiste à essayer de gérer ses prises de risque, ça ne regarde que vous. Chacun est libre de mener sa barque comme il l’entend.

Par contre que vous vous démeniez pour empêcher les autres femmes d’accéder à des conseils pertinents, quitte à ce qu’elles s’exposent à des risques d’agression sexuelle qu’elles souhaiteraient pourtant éviter, je trouve ça immoral.

Signé: Napoléon 1er

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MEP 18 octobre 2013 - 14:17

Je propose le texte suivant sur la page du ministère :

Le ministère de l’intérieur rappelle qu’en raison de l’histoire lourdement chargée de patriarcat et de domination masculine en France, certains hommes sont parfois tentés d’envisager l’agression de femmes dans la rue et de s’en croire protégés. Ce texte leur est adressé :

Lorsque vous êtes chez vous : assurez-vous que vous partagez correctement les tâches ménagères avec les éventuelles personnes de sexe féminin de votre foyer. Assurez-vous également de ne jamais lever la main sur votre conjointe, ni même de l’invectiver ; la loi indique que vous risquez une amende et de l’emprisonnement, cela s’appelle de la violence conjugale.

Lorsque vous sortez : rappelez-vous que les femmes que vous croisez sont des êtres humains, douées d’intelligence, possédant un cerveau et ne sont ni des objets à vendre ni des êtres inférieurs à vous. Ne les interpelez ni pour leur signifier que leur corps vous semble plaisant à regarder, ni pour leur dire bonjour si vous ne le feriez pas avec un homme : cela ne leur plaît pas, et vous serez sûrement le 10ème de la journée. Bien sûr, ne les insultez pas, la loi les protège également et elles pourraient vous attaquer pour insulte sexiste.

Si une femme semble avoir peur de vous, ne l’abordez pas, gardez vos distances.

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annabelle 18 octobre 2013 - 15:44

Si il faut vraiment fendre d’ignorer que l’on doit avant tout apprendre aux hommes à respecter les femmes qui ont le culot d’investir l’espace public munies de leur vagin (en laissant ainsi lâchement à ces dernières l’entière responsabilité de leur éventuelle agression avec les dégâts psychologiques que l’on connait) pour que celles-ci ne soient plus cataloguées dans le cerveau de certains comme d’éternelles incapables mineures, pourquoi ne pas offrir aux femmes les moyens de se défendre efficacement ? Il me semble qu’en dépit d’une force physique indéniablement inférieure, celles-ci pourraient apprendre des techniques simples visant à surprendre leurs agresseurs et à les mettre en fuite (cf il y a un mois ou deux la gamine anglaise qui a fait fuir un pédophile qui voulait l’enlever en pratiquant sur lui quelques prises de karaté bien senties ainsi que de nombreux autres exemples).

Pourquoi conseiller aux femmes de se cloîtrer chez elles en général et de ne pas sortir tard le soir en particulier plutôt que de leur donner les moyens concrets d’assumer leur protection afin qu’elle ne soit plus bêtement dépendante, comme vous le soulignez très justement, de pouvoirs publics largement défaillants en la matière ?

La suppression de ces conseils ne privera absolument personne. Aucune femme ne pourrait actuellement oublier ne serait-ce qu’une minute son statut de bout de viande ambulant. Les pubs et les médias sont là pour le lui rappeler en permanence, sans parler des nombreux incidents qui émaillent leur quotidien. Il faut faire place à une vraie prévention pour les jeunes et les femmes, qui passe par des vrais cours d’éducation sexuelle et des cours de self-defense, et non dans cet entêtement stupide à faire du cache misère.

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Eric 18 octobre 2013 - 17:21

« Les pubs et les médias » ne précisent pas qu’il faut éviter de se laver après une agression. Ou qu’il faut ranger ses vêtements souillés dans un sac en papier, et non en plastique. Etc. Le genre de détails qui font perdre ou gagner une procédure.

Le web offre un espace infini. Aucun besoin de supprimer une page soi-disant « inutile ».

Vous cherchez juste à priver les femmes d’informations. Vous êtes comme ces dix ouvriers qui ont décidé de faire grève, et qui sabotent l’outil de travail pour empêcher leurs cent collègues qui voudraient travailler. Vous avez décidé de faire la grève du « risk management » (en paroles du moins, parce que je doute que dans la vie de tous les jours, vous suiviez vos principes imbéciles) et vous sabotez la quête d’informations des femmes qui n’ont pas fait ce choix. C’est d’autant plus pervers que contrairement à celles-ci, vous avez eu accès, vous, en tant que féministes informées, aux infos dont vous cherchez à les priver.

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Eric 18 octobre 2013 - 17:22

(2/2) La self-defense, c’est du flan. Le mec qui t’agresse a jaugé ton gabarit, il t’a choisie parce que tu corresponds à ses critères, en particulier le différentiel athlétique. Il sait qu’il est nettement plus fort. Et s’il veut te violer, ça veut dire qu’il est prêt à risquer sa vie. Le buste et les bras d’un homme sont deux fois plus musclés en moyenne que ceux d’une femme. Avec l’avantage de la surprise, même avec zéro technique, il est presque sûr de pouvoir te maitriser.

Les féministes qui font les belles en self-defense n’ont jamais eu à se battre contre un homme pour de vrai. Un homme qui les a choisies justement parce qu’elles ne faisaient pas le poids physiquement.

Quand l’agresseur fuit, généralement c’est parce que sa cible a crié, ou bien a montré qu’elle était déterminée à se défendre, alors que le mec était parti sur un scénario « j’intimide elle cède, zéro résistance ». L’agresseur, lui, est capable de faire ses calculs bénéfices/risques.

Un jour, deux racailles m’ont plaqué contre un mur en me demandant mon portable. J’ai chopé par le col celui qui me tenait par le col (par la barbichette). Ils ont compris que j’étais déterminé à me battre, alors ils ont lâché l’affaire. Ce n’est pas de la « self-defense ». C’est juste que je tenais à mon répertoire plus encore qu’à l’arête de mon nez. La rue était passante, ça devenait trop compliqué pour eux.

On s’est quittés bons amis.

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Lène 18 octobre 2013 - 23:41

« Eric »
(…)

Un jour, deux racailles m’ont plaqué contre un mur en me demandant mon portable. J’ai chopé par le col celui qui me tenait par le col (par la barbichette). Ils ont compris que j’étais déterminé à me battre, alors ils ont lâché l’affaire. Ce n’est pas de la « self-defense ». C’est juste que je tenais à mon répertoire plus encore qu’à l’arête de mon nez. La rue était passante, ça devenait trop compliqué pour eux.

On s’est quittés bons amis.

Oh mais c’est admirable, ça! Mais quelle excellence dans vos propos, dans votre conduite et dans vos idées. Vous êtes si absolument parfait, fort assurément et terriblement intelligent que je ne comprends pas comment vous daignez vous exprimer à un endroit fréquenté par des femmes, qui sont des êtres incapables de vous comprendre. Vous savez bien que nous sommes irrécupérables! C’est peine perdue! Et puis, vous devez être un mâle dominant, pleinement satisfait, quel besoin de venir ici?

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Eric 19 octobre 2013 - 00:14

@lène

Ca ne m’amuse pas de me faire agresser quand je rentre chez moi (même si je peux raconter l’anecdote sous une forme divertissante), et si je refuse de me laisser faire, ce n’est pas dans l’espoir de faire mouiller les pauvres filles qui, comme toi, associent immédiatement violence et sexe. Je protégeais mes possessions (répertoire téléphonique et portefeuille), je n’étais pas en train d’essayer de t’émoustiller. Visiblement ça n’est pas clair dans ton esprit.

Le jour où le cerveau sexuel de la femme cessera de s’enflammer rien qu’en pensant à une agression physique, les violences conjugales disparaîtront.

Mon pronostic : ça n’arrivera jamais.

Et tu devrais faire attention. Vu la lecture libidineuse que tu fais d’un acte de délinquance, je ne serais pas surpris si tu te retrouvais impliquée sexuellement avec un homme qui aime mettre des gnons (d’ailleurs c’est peut-être parce que ça t’est déjà arrivé que tu es féministe, comme beaucoup d’autres de tes « sœurs »).

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Seb. 19 octobre 2013 - 08:42

Sauf que les violences aux personnes, sous toutes leurs formes, ne sont pas majoritairement commises dans la rue mais à domicile. Alors je ne vois l’intérêt de ce type de littérature. Beaucoup de femmes affirment effectivement avoir des inquiétudes à se déplacer seules la nuit, lorsqu’elles doivent le faire prennent des précautions excessives. On est dans le fantasme. Certaines nous expliquent leur façon de procéder avec un sourire qu’elles cherchent à retenir et dans lequel on croit démasquer une sorte de plaisir à ce faire peur à elles même. Statistiquement un homme a plus de chance de se faire agresser dans la rue. Reste que les statistiques sont ce qu’elles sont, qu’il faut par ailleurs s’interroger sur le terme d’agression, car je serai près à parier que les hommes qui se font agresser sont les mêmes que ceux qui donnent les coups.

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DestyNova 19 octobre 2013 - 12:07

« Eric »
« Signé : le 21ème siècle. »

Les illuminés croyants signeront plutôt: « Dieu » : « Je suis la voix du Seigneur, je suis son prophète. La Vérité s’exprime à travers ma bouche. » Mais le 21e siècle c’est très bien pour les illuminés athées.

Autre chose que l’argument d’autorité mégalomane?

Pour simplifier mon propos : que vous décidiez de vous la jouer rebelle vis-à-vis de l’attitude adulte normale qui consiste à essayer de gérer ses prises de risque, ça ne regarde que vous. Chacun est libre de mener sa barque comme il l’entend.

Par contre que vous vous démeniez pour empêcher les autres femmes d’accéder à des conseils pertinents, quitte à ce qu’elles s’exposent à des risques d’agression sexuelle qu’elles souhaiteraient pourtant éviter, je trouve ça immoral.

Signé: Napoléon 1er

Je vous parle de 21ème siècle et tout ce à quoi vous pensez est une citation incluant le seigneur et d’illuminés. Je n’aurais pas fait mieux pour vous résumer, vous êtes une caricature de vous même.

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Eric 19 octobre 2013 - 14:10

« Je vous parle de 21ème siècle »

Je croyais que c’était le 21e siècle lui-même qui s’adressait à moi directement. Je l’ai dit à mon voisin: « le 21e siècle me parle… ». Il m’a répondu: « Va consulter mon pauvre Napoléon, ça tourne pas rond là-dedans… »

La prochaine fois vous devriez signer « la Vérité » (pas mal non plus pour l’argument d’autorité), et moi je vous répondrai sous mon identité de Jeanne d’Arc.

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DestyNova 20 octobre 2013 - 13:30

« Eric »
« Je vous parle de 21ème siècle »

Je croyais que c’était le 21e siècle lui-même qui s’adressait à moi directement. Je l’ai dit à mon voisin: « le 21e siècle me parle… ». Il m’a répondu: « Va consulter mon pauvre Napoléon, ça tourne pas rond là-dedans… »

La prochaine fois vous devriez signer « la Vérité » (pas mal non plus pour l’argument d’autorité), et moi je vous répondrai sous mon identité de Jeanne d’Arc.

Mais oui eric mais oui ; ) tout le monde vous a entendu, on a compris.

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Lili 21 octobre 2013 - 09:30

Je rêve ou mon premier commentaire a disparu???

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isabelle germain 21 octobre 2013 - 12:02

« Lili »
Je rêve ou mon premier commentaire a disparu???

je viens de regarder dans notre backoffice, aucun commentaire de Lili sur cet article. Si ça se reproduit alors que vous avez bien enregistré votre commentaire, merci de nous le dire, il n’est jamais impossible qu’un bug s’immisce .

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Lili 21 octobre 2013 - 12:40

« isabelle germain »
[quote name= »Lili »]Je rêve ou mon premier commentaire a disparu???

Il me semble qu’il avait été publié lors de son envoi, donc visible, d’où ma surprise.
Le revoici :

Dommage que comme souvent, les réactions ministérielles, à force de vouloir faire de la com, soient exagérées.

Je viens de lire les fameux conseils.
Il aurait mieux valu les expurger des phrases paternalistes en effet, et les rédiger autrement que les supprimer.

Parce que je viens d’y lire « portez plainte – faites constater par un médecin – mettez les preuves dans un sac en papier et pas en plastique », bref des choses concrètes, pas sexistes, pour réagir et se défendre quand on est victime de violence. Et qui dit aussi « la puissance publique est à vos côtés », même si dans les faits on sait bien que c’est plus compliqué.

Bref des choses utiles, beaucoup plus que les analyses de NVB.
Pour l’autodéfense, je me permets de mettre ce lien. C’est long, mais ça vaut le détour. Et c’est beaucoup plus subtil et intelligent que les hauts cris de Eric.
http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=60

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taranis 21 octobre 2013 - 14:25

Si certains questionnent la pertinence d’un tel article, il y a fort à parier que ce soit des hommes. En effet, la peur de marcher la nuit est un phénomène bien connu de toutes les femmes, quel que soit leur âge, leur origine ou leur classe sociale. Comme le viol et la violence conjugale, la peur est équitablement distribuée parmi les femmes. 24% des femmes vivant en milieu urbain disent se sentir peu ou pas en sécurité lorsqu’elles marchent seules le soir alors que ce sentiment n’habite que 7% des hommes. En ce sens, un effarant 60% des femmes affirme prévoir ses déplacements en fonction de la sécurité. Ces chiffres sont fort troublants et révélateurs du sentiment d’insécurité des femmes et de ses impacts sur leur mobilité, leur bien être et leur égalité effective. Ce qui est encore davantage troublant, c’est que cette peur de l’espace public ne semble pas être le reflet de la réalité. En effet, les hommes sont davantage victimes de violence sur la voie publique que les femmes Ils sont aussi quatre fois plus victimes que les femmes de violence de la part d’un inconnu. Les femmes ont donc beaucoup plus peur que les hommes de la violence qui pourrait leur être faite dans l’espace public même si les hommes en sont bien davantage victimes.

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taranis 21 octobre 2013 - 14:27

D’abord parce que la peur de la rue et de la nuit est ancrée dans la conscience des femmes dès leur plus jeune âge par un discours culpabilisant et défaitiste qui exige d’elles qu’elles « soient prudentes » et ne « rentrent pas seules » et qui les encourage à modifier leurs comportements et à prendre des cours d’autodéfense comme s’il était de leur responsabilité d’apprendre à se défendre et non pas aux hommes d’apprendre à ne pas agresser. Ces exhortations favorisent l’émergence d’une double peine pour les femmes. Si elles sortent et sont agressées, elles ne sont pas seulement agressées, elles en portent aussi la culpabilité et l’opprobre puisqu’elles n’ont pas « fait le nécessaire » pour éviter cette situation, n’ont pas été « prudentes ». L’illégitimité des femmes sur la voie publique est ainsi doublement renforcée et ces dernières préfèrent user de stratégies d’évitement plutôt que de s’exposer aux dangers et jugements qui viennent avec l’usage de leur liberté. la liberté de mouvement est l’expression première de la liberté et précède la liberté d’expression, liberté qui n’a de sens que si elle peut s’exprimer hors du foyer. Pour qu’une égalité réelle existe, il faut que les femmes puissent marcher, aller et venir sans crainte, choisir leurs activités, leurs appartements, leurs lieux de travail sans devoir se demander « Pourrai-je rentrer tard ? Seule ? À pied ? »

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Seb. 22 octobre 2013 - 10:15

Cette plus angoisse de se promener la nuit seule est le fruit d’une convention issue d’une société d’un autre temps où la société était moins sûre qu’aujourd’hui ; où il y avait davantage de gens désespérés pour qui l’obscurité était une aubaine et le fait de s’attaquer à une femme un moindre risque. Cette société n’est plus. Il n’en demeure pas moins qu’il reste toujours des traces des sociétés qui nous précèdent, même si tout cet héritage n’est pas toujours pertinent ou adapté au présent, n’en demeure pas moins que c’est ce qui permet une continuité, une cohérence, une société. Les gens qui s’inscrivent aujourd’hui encore dans la continuité de cette convention n’ont pas un désir de nuire ou d’exclure les femmes de l’espace public, ils se contentent de faire et de dire ce qu’ils ont toujours entendu et vus faire. L’obstacle à la perpétuation de cette croyance ce n’est pas les hommes mais toutes les femmes qui ont appris à en tirer parti et qui y trouvent un intérêt. Même si certains hommes peuvent y trouver également un intérêt, un intérêt exclusivement masculin ne suffirait pas à permettre la survie d’une croyance chez les femmes alors que celle-ci jouerait contre elles. Les femmes ne sont pas de petites choses fragiles entre les mains des hommes qui les instrumentaliseraient à sa guise. Elles sont auteurs, complices, instigatrices d’une réalité qui profitent effectivement plus à certaines femmes qu’à d’autres.

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Seb. 22 octobre 2013 - 10:17

L’obstacle à la non-perpétuation de cette croyance ce n’est pas les hommes mais toutes les femmes qui ont appris à en tirer parti et qui y trouvent un intérêt.

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taranis 22 octobre 2013 - 11:27

L’obstacle à la non-perpétuation de cette croyance ce n’est pas les hommes mais toutes les femmes qui ont appris à en tirer parti et qui y trouvent un intérêt.[/quote]

Plus les femmes repèrent le pouvoir et la violence sexiste dans la construction sociale du masculin, plus une réaction antiféministe leur oppose des représentations idéologiques d hommes-victimes, prétendument insécurisés, affolés et provoqués au pire par les femmes et par leurs excès Construction, en trompe-l œil, d un néo-masculin, où semble niée, inversée, la dominance identifiée par le mouvement de libération des femmes et où sont posées comme caractéristiques l irresponsabilité des hommes, leur  » détresse  » et les déterminations subies plutôt qu infligées
Vous ramenez sans cesse le debat à l impasse entre les sexes dont, bien sûr, les féministes seraient responsables. À aucun moment ne vous vient à l esprit que les hommes puissent avoir à faire un effort pour éviter cette impasse. Pour vous dénoncer la discrimination et la violence envers les femmes, ne fait que braquer inutilement les hommes et attiser la guerre des sexes. Mais la vérité c est que ce n est certainement pas en alimentant l antiféminisme et les arguments misogynes que notre société favorisera la marche vers une société non sexiste dans laquelle les femmes seront libres de choisir leur destin sans être accusées de limiter ainsi celui des hommes. Vous prétendez que ce sont désormais les femmes qui font la loi et eux qui en sont les victimes. Le fait que les femmes deviennent des citoyennes à part entière causerait, chez plusieurs d entre eux, une confusion identitaire qu ils assimileraient à une forme d oppression. Évidemment, l antiféministe de service se garde bien de mentionner que, dans le même dossier, d autres hommes contestent la soi-disant domination des hommes par les femmes

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Lirelle 22 octobre 2013 - 11:32

Eric : comparer un viol avec un vol de portable … bon passons.

sinon généralités : les femmes sont agressées où elles sont, comme elles ne sont pas souvent seules la nuit dans des rues désertes, elles y sont moins agressées. Elles se trouvent à domicile, elles y sont agressées. On ne peut pas agresser les gens là où ils ne sont pas… La rue déserte la nuit n’est donc pas absolument plus sûre pour une femme ! (il suffit d’ailleurs d’entendre ce que des prostituées en disent, de ces coins ‘isolés’, ‘sans témoin’ pour comprendre que ce sont bien des lieux dangereux.
Les hommes qui le jour harcèlent les femmes, ne se transforment pas en gentil monsieur quand on les croise seules dans une rue déserte… bien au contraire.
Je précise parce que cet angélisme m’énerve profondément. L’horrible réalité c’est que les femmes risquent en fait partout. C’est bien ça le problème. Le problème n’est pas tant « la nuit » que les endroits déserts de jour ou de nuit, où parfois passe une voiture, où très peu de gens se trouvent. Je veux dire que là, on peut être embarquée et sans un cri (sidération). Eh oui il est prudent tout simplement d’éviter cette situation ! (y compris pour les hommes : des types qui se font casser la gueule y compris « gratuitement » dans une rue « tranquille » ou un 1er métro du matin ça existe…)

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Seb. 22 octobre 2013 - 12:21

Qu’est ce que vous n’avez pas compris dans ce que j’ai écrit ? Avec vous je passe mon temps à répondre à des choses que je n’ai pas écrites. Où avez vous lu que je parlais d’homme victime ? La seule chose que j’ai écrite c’est que ce mythe du risque pour les femmes de se promener seule la nuit, ne résulte pas d’une intention masculine. Il ne perpétue parce que des femmes le veulent, et elles le veulent pour des raisons diverses : c’est une façon de se raconter, de se mettre en scène, d’attirer l’attention, d’imposer des exigences au sexe opposé, pour se faire peur, pour la fantasmagorie… Certaines le font d’ailleurs en toute connaissance de cause, d’autres n’y croient qu’à moitié, d’autres croient ce risque réel.

Je ne vois pas ce qu’il y a de misogyne dans le fait de dire que comme le reste de l’humanité, toutes les femmes ne sont pas dupes et victimes des croyances qui les entourent, et que comme les hommes elle font preuve d’opportunisme avec la société qui les entoure, que les femmes font aussi preuve d’autodétermination.

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Seb. 22 octobre 2013 - 12:22

Je vais être franc avec vous. Mon premier commentaire était plus vif, et vous je vous y interpelai. Nous avons déjà eu quelques échanges, et je me doutais que dans votre esprit tout cela était encore de la faute des hommes, du complot masculin. Puis j’ai relu votre commentaire, vous ne le disiez pas expressément. Il faut rendre à chacun ce qui lui appartient, donc je me suis modéré. Vous avez pris l’habitude de m’opposer vos jugements à l’emporte pièce, je vous le reproche suffisamment pour ne pas me livrer moi aussi à ce type d’exercice. Et paf ! les deux pieds dedans. J’aurai finalement pu conserver mon premier commentaire car votre propos, comme je le pressentais, était bien d’affirmer que « c’est la faute des hommes ». Vous aurez toujours une vision tronquée du monde, de la société et des rapports hommes-femmes tant que votre but, avant toute analyse, réflexion, est démontrer que les hommes sont mauvais, que les hommes sont coupables.

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taranis 22 octobre 2013 - 13:07

Vous aurez toujours une vision tronquée du monde, de la société et des rapports hommes-femmes tant que votre but, avant toute analyse, réflexion, est démontrer que les hommes sont mauvais, que les hommes sont coupables.[/quote]

Je n’ai rien de personnel contre les hommes, je les aime loyalement et passionnément, je suis une maitresse partagée et j’apprécie ma vie sous leur protection. Pour autant la violence masculine contre les femmes n’est pas naturelle, biologique ou inévitable. La théorie y reconnaît un symptôme du patriarcat. Et ici, il est bon de revenir aux concepts de base et de se rappeler exactement de ce que signifie réellement le terme « patriarcat ». En raccourci, c’est simplement le mot utilisé pour désigner la suprématie masculine ; les sociétés où, en général, les hommes en tant que groupe dominent les positions de pouvoir ; les sociétés comme la nôtre. Pour compenser des inégalités aussi criantes, ce statu quo est généralement défendu, dans les rares occasions il est même remis en question, sur la base de la biologie ou d’un simple accident. Il existe encore dans notre culture de forts courants sous-jacents qui nous chuchotent pour nous rassurer que les choses sont comme elles sont parce que ça marche, parce que c’est juste arrivé comme ça, parce qu’il en a toujours été ainsi – comme si la durée d’existence d’une oppression justifiait et excusait son maintien. Cela ne veut pas dire que les hommes ne sont pas aussi opprimés et exploités, bien au contraire, mais c’est un fait que nul homme n’est opprimé à cause de son sexe, comme le sont les femmes. Il peut être opprimé à cause de certaines autres caractéristiques de son identité, par exemple sa race, sa classe ou sa sexualité ; mais être de sexe masculin n’est pas une source d’oppression. C’est une différence fondamentale entre les vécus des femmes et ceux des hommes dans notre société

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Aziza 22 octobre 2013 - 13:43

Je ne ferai pas de théorie. Mais simplement un petit bilan familial et amical au féminin:
Jeune fille , je me suis fait attaquer sexuellement à trois heures de l’après midi dans un ascenseur; et ai mis mon agresseur en fuite à coups de talons aiguilles dans les jambes et de hurlements….ma fille s’est fait attaquer à 8h du soir devant chez nous; puis par des skins un dimanche après midi; ma nièce a été agressée par un exibitionniste dans le métro en allant travailler; mon amie d’enfance a été violée dans un parking.Ce n’était pas la nuit. Tous ces lieux n’étaient pas complètement déserts.
Toutes autant que nous sommes, était ce de notre responsabilité? Tout cela est tristement banal, mais ne relève pas du fantasme, hélas!

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Seb. 22 octobre 2013 - 14:51

Vous appréciez votre vie sous la protection des hommes ? Vous avez besoin de leur protection ? Contre quoi ?

Vous aimez les hommes ? Je ne sais pas ce que veut dire ce genre de phrase. Je suppose qu’il y a effectivement des hommes que vous aimez, d’autres moins, ou pas du tout, et peut être même certains que vous haïssez. Mais pour aimez LES hommes, il faut croire en un éternel masculin.

Les sociétés patriarcales sont d’abord les sociétés antiques où le père avait pour ainsi dire droit de vie et de mort sur tous les membres de sa famille, garçon et fille. Il demeurait dans ce rôle jusqu’à sa mort, et son fils aîné, sous réserve qu’il l’ait reconnu comme son fils légitime et qu’il ne l’ai pas banni entre temps, prenait ensuite sa place. Le terme a été repris dans les années 70 par des féministes.

Les choses en sont là en grande partie parce qu’elles résultent d’un choix collectif. Cherchez systématiquement à en attribuer la responsabilité au grand méchant mâle ne vous mènera nulle part, ne fera pas avancer le problème, et suppose de penser les femmes comme passives.

L’oppression des hommes ? … Il y a des hommes qui tirent partis, et d’autres qui sont victimes de cette répartition sexuée des rôles. Il y a des femmes qui tirent partis, et d’autres qui sont victimes de cette répartition sexuée des rôles. Tant que l’on abordera les choses d’une manière binaire et clivante, on favorisera ceux qui profitent déjà de cette répartition sexuée des rôles contre ceux à qui elle nuit.

C’est incroyable cette façon systématique que vous avez de jeter des accusations, puis de vous enfermer de vous enfermer dans des éléments de langage pour ne pas y répondre lorsque vous demande de vous en justifier.

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Eric 22 octobre 2013 - 16:48

« comparer un viol avec un vol de portable »

J’ai comparé une agression avec une agression.

Dans toute comparaison, il y a une similitude entre comparé et comparant, et une dissimilitude. Si vous vous focalisez sur la dissimilitude, toute comparaison va vous paraître débile.

J’appelle ça « faire l’âne ».

Répondre
taranis 23 octobre 2013 - 08:02

[quote name= »Eric »] »comparer un viol avec un vol de portable »

J’ai comparé une agression avec une agression.

Il n’y que les ânes en effet pour confondre un crime et un délit…

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taranis 23 octobre 2013 - 08:10

Oups !! Excusez-moi d’avoir laissée deviner la silhouette d’un de mes tétons. J’aurai pu penser qu’émettre une émotion aussi forte que l’amour réciproque aurait forcement choqué votre logique rationnelle, implacable d’évidences…Oui mais voila comme Aziza, je vis dans mon corps de femme dans le monde réel, et nos» rôles» que vous nous avez concédé sont en fait nos vies, nos émotions, notre vécu avec nos sensibilités de femmes prédéterminées…Nos prédateurs nous guettent vraiment ils ne sont pas des croquemitaines …Depuis l’avènement des lycées féminins les femmes ne sont plus des adultes mineurs. Vous ne m’enfermerez pas dans votre laboratoire, pour définir une pseudoscience intellectuelle qui révélerait la découverte du cote obscure des femmes et la révélation de leur gène maléfique que vos dieux nous ont légué. Je suis un oiseau de nuit, et je fréquente un monde de violence ou les femmes ne sont que sexe. La peur fait partie de notre statut de proie. Malgré quelques viols, humiliations ou vexations Je suis heureuse d’avoir préservée mon intégrité corporelle En prétendant que les femmes simulent leur propres angoisses dans le but d’obtenir du pouvoir, vous grillez vous vous-même ce qu’il vous reste de crédibilité sur ce site. Il n’y a plus que du venin. Je parlerez au nom de toutes sans exception, vous ne nous culpabiliserez pas sur le sexisme , le harcèlement et les agression sexuelles et que nous nous ferions violer pour attirer l’attention sur nous. Connaissez-vous l’impact psychologique de ces violences, bien sur que non vous n’avez aucune empathie pour être digne d’en parler et quant même vous n’écoutez que votre propre écho.

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taranis 23 octobre 2013 - 08:11

Bien sur vous représentez un important courant de pensée réactionnaire qui voudrait freiner notre liberté et même produire un ressac, pas besoin de vous lire longtemps , tous les clignotants s’affolent, vous voulez effacer tous rapport de domination en démontrant que les femmes sont les propres actrices de leur victimisation alors qu’elles ne jouent que le scenario immuable décidé par les hommes pour les hommes. Les féministes comploteraient contre le genre humain en voulant accabler les hommes de maux dont pourtant leur innocence est évidente, et démontrable, sauf que vos théories son toutes farfelues et contraire au paradigme mondial de l’existence d’un système Dominant/Dominé appelez le comme vous voudrez. Contrairement à vous je très loin d’être une intellectuelle (a 20ans j’étais analphabète car réfléchir c’est désobéir), mais je milite au quotidien pour faire tomber les barrières et les discriminations car c’est sur du vécu et des témoignages que je vis et agis, comme celui d’Aziza qui est simple, sans détour mais au combien la réalité que vous voulez enfouir. Non le féminisme qui est la simple quête de l’égalité, même si vous pouvez trouver des tendances critiquables, ne détériore pas les rapports de sexes, il les construit Nous parlons sur ce site de faits réels pas de théorie de genre de l invention de votre secte encore. Il y a d’autres endroits pour en débattre .Je ne sais pas pour qui vous me prenez, mais votre pro féminisme, remplie de renonciations alors que l’objectif est encore si loin, ne m’intéresse pas. Contrairement à vous je ne dis que des vérités que chacune à vécu directement ou indirectement. Vous dites que je suis une féministe simpliste c’est vrai, je l’assume, car l’égalité n’est pas négociable, elle est ou elle n’est pas.

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Seb. 24 octobre 2013 - 06:36

Je ne vois pas bien ce que vos tétons viennent dans cette discussion, mais vous êtes libre d’en faire ce qu’il vous plait.

Je vous passe l’anachronisme, car j’ai un scoop pour vous, moi aussi je vis dans la vie réelle, avec mon petit corps, mes émotions, mon ressenti, mon expérience, mon histoire. Je ne « concède » aucun rôle à qui que ce soit, je n’en n’ai ni le pouvoir, ni le désir.

Je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas compétent pour poser un diagnostique de délire de persécution, mais lorsque vous écrivez « nos prédateurs nous guettent », c’est vraiment ce à quoi ca fait penser.

C’est incroyable, il vous faut absolument un méchant. Relisez ce que j’ai écris. Je n’ai jamais imputé une quelconque faute ou forme de culpabilité imputable aux femmes. Ce que j’ai écrit c’est que la croyance chez de nombreuses femmes, en dépit de la réalité, qu’il est dangereux de circuler seule la nuit, ne survivrait pas si cette croyance ne servait qu’un intérêt masculin. Elle croyance résiste, en dépit de la réalité, car elle obéit à un intérêt féminin. J’entend bien que cet intérêt est controversé et pas nécessairement voulu par toutes les femmes, mais il est voulu et entretenu par suffisamment de femmes pour se perpétuer, et que sans cela il ne le ferait pas. Ce que je dis, c’est que les femmes sont capables de s’autodéterminer. Pourquoi voulez-vous toujours qu’à la fin il y ait toujours un gentil et un méchant ?

Commentaire après commentaire, il faut que je réponde à des choses que je n’ai pas écrites, tout en vous le faisant systématiquement remarquer, et commentaires après commentaires vous recommencer à fantasmer ce que je n’ai pas écrit. Je vous le précise, au cas où il y aurait un doute dans votre esprit, ca n’a rien à voir avec le fait que vous soyez une femme.

Vous vivez dans un monde où les femmes ne sont que sexe ? Vous y croyez vraiment ou vous vous complaisez à le croire ?

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Seb. 24 octobre 2013 - 06:38

Et donc vous voulez griller ma crédibilité sur ce site ? Je regrette de vous le dire, en fait non je ne regrette rien, mais vous-vous fatiguer à essayer d’enfoncer une porte ouverte et je n’ai pas besoin de vous pour cela. Il suffit que je continue à écrire ce que je pense sans m’excuser, sans emballage, sans excès de précautions oratoires. Accessoirement, si la réciproque n’est pas vraie, pour ma part je ne vous considère pas comme une ennemie, seulement comme une interlocutrice dont je ne partage pas les opinions.

Vous ne pouvez pas parler au nom de « toutes ». Chacun a sa personnalité, son tempérament, et ses opinions, rien ne vous autorise à vous approprier la parole des autres, vous n’en n’avez d’ailleurs pas le pouvoir.

Je n’ai aucunement la prétention d’être un intellectuel, c’est juste que je refuse de laisser aux autres le soin de réfléchir à ma place. Les fautes d’orthographes qui m’échappent de temps à autre, sont d’ailleurs suffisamment significatives, et bien malgré moi. Mais l’analphabétisme est certes un handicap, mais ce n’est pas une aliénation. Vous vous exprimez ici de manière compréhensible et décomplexée. Ce n’est pas votre expression écrite que je met en cause, mais vos raisonnements. Maintenant, si je fais encore trop intellectuel, que voulez-vous que je vous dise ? Je serai plus légitime si je dégueulais toute sorte d’accusations incohérentes et gratuites ? Au final et à choisir, je préfère avoir l’air d’un intellectuel que d’un con, mais ce n’est pas le débat.

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Seb. 24 octobre 2013 - 06:38

Je voudrai enfouir la réalité ? Qu’est ce qui vous permet dire cela ? Je veux la réalité dans sa complexité, et refuse de me contenter de ce conte pour enfant avec ses gentils et ses méchants. Libre à vous d’assumer votre féminisme simpliste, seulement le problème est que votre sujet de réflexion est complexe, et que l’on a nombre d’exemples dans l’histoire où des gens convaincus de détenir le bien et le vrai ont créé plus de problèmes qu’ils n’en n’ont résolu avec des raisonnements simplistes.C’est tout de même un comble de se faire traiter de réactionnaire par une personne qui affirme se placer « sous la protection des hommes », et qui tout en refusant l’idée d’un éternel féminin parce qu’elle récite bien ses prières, nous construit commentaire après commentaire l’idée d’un « éternel masculin ».

Je n’aime pas ce féminisme simpliste car il forme des kapos nombrilistes et non des penseurs libres ouverts sur les autres, et parce que je pense qu’il n’en restera pas grand-chose si ce n’est de l’aigreur de part et d’autre.

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taranis 24 octobre 2013 - 12:00

Monsieur SEB, je vous réponds pour me justifier car j’y vois votre droit …je suis brouillonne contrairement à vous dont votre logique rationnelle m’effraie . Si j’y ai mis un peu de mes vibrations, je pensais que vous vouliez en savoir plus sur moi… ..Je me suis dévoilée stupidement pour tentez comme j’ai appris à le faire, pensant que derrière ce cerveau formaté, il peut y avoir un soupçon empathie pour celles qui sont mal-nées. Comment pouvez prôner l objectivisme sur un sujet dont vous ne reconnaissez même pas le besoin d’être posé. Ce n’est pas une porte ouverte mais bien fermée.
Curieuse attitude : je ne serais pas une militante crédible pour porter la parole d’un mouvement avec toutes celles et elles sont nombreuses qui adhérent ou sympathisent avec la volonté d’égalité entre homme et femme. Alors que vous, vous vous revendiquez libre penseur et appuyant bien sur le fait que vos assertions sont la réalité ou tout au moins une large controverse étayée, alors que vous sortez des principes de nulle part. Nous avons-nous les paroles de femmes, car bien sur c’est une question de sexe, puisque c’est un système inégalitaire. Vos prétendues constatations ne sont que des fantasmes hoministes qui on pour but de décrédibiliser nos témoins, c’est de bonne guerre dans tout procès, votre crédibilité s’arrête donc qu à vos propres experts Oui nous sommes les accusées de vouloir modifier un système en profondeur et nous nous défendons par des statistiques , des témoignages et nous contredisons tous vos stéréotypes et vos pseudo études sociologiques éloignées de toutes preuve scientifiques: Ce n’est pas manichéen de le dire.

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taranis 24 octobre 2013 - 12:05

Pour en finir, vous pouvez m’accabler de tous ce que vous voudrez, car tout ce que votre société androcentrée prétendue juste et équitable peut faire subir à une femme j’en est été témoin et je l’ai souvent vécue. Je n’ai pas de problèmes avec qui je suis, mes amants m’entretiennent, je suis leur propriété privée, je dois vivre dans la réalité. Mon milieu, c’est l’antre du machisme, ou mon rôle est d être, je ne peux non plus être une ennemie, et je ne suis pas si courge pour rien comprendre, puisque je joue mon rôle sans me révolter. Maintenant rien ne m’empêche d’avoir des rêves et de les exprimer sur mon espace de liberté qui n’est pas sous contrôle : ce clavier. Tant mieux pour vous si vivez suivant vos convictions, mais ce n’est pas le cas de beaucoup de femme, mais vous ne les connaissez ni les reconnaissez. Nous ne serions que mille, je serais des leurs.Merci de me laissé mes espérance et comme disait Victor: l’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain
( Hugo pas Julot)

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Seb. 25 octobre 2013 - 07:53

Il y a quelque chose de régressif à reprocher à un interlocuteur avec lequel on est en désaccord d’être logique et rationnel. L’empathie n’est pas en question, et vous n’avez pas le monopole du malheur. Le malheur personnel est une chose dont on peut discuter. On peut toujours échanger, partager sur le sujet, mais ce n’est pas un argument que l’on impose à son interlocuteur comme argument d’autorité.

Une énième fois, je ne peux pas passer plus de temps à répondre à ce que je n’écris pas qu’à ce que j’écris. Où avez-vous lu que j’estimais que la question ne méritait pas d’être posée ? J’en propose même une réponse.

On n’est jamais vraiment un libre penseur, mais c’est tout de même un horizon plus séduisant que celui du kapo égocentrique.

Que voulez vous dire par « vous sortez des principes de nulle part » ? Je ne sais pas à quels principes vous faites allusions, d’autant que j’essai de me préserver du dogmatisme. Mais citez les moi.

Vous affirmez avoir la parole des femmes, seulement j’espère que vous êtes consciente que toutes les femmes ne sont pas identiques, qu’elles n’ont pas toutes les mêmes opinions, qu’elles ont tout autant que les autres le droit à la singularité. Et personne n’a le droit de s’approprier leur parole, pas même une femme.

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Seb. 25 octobre 2013 - 07:54

Décrédibiliser vos témoins ? De quoi ou de qui vous parlez ? Vous vous croyez dans un Tribunal ? C’est vous qui affirmiez vouloir ruiner ma crédibilité, je ne crois pas qu’il soit très pertinent de prêter vos intentions aux autres, surtout lorsqu’elles sont si singulières.

C’est qui ce « nous » dans votre « nous sommes vos accusés » ? Car il s’agit d’une conversation et non d’une accusation, et parlez vous de vous à la première personne du pluriel ? Je vous accable ? Mais vous vous relisez parfois ? Vous êtes hyper agressive, vous m’avez accusé de tous les maux, insulté, pour peu que l’on vous réponde vivement, et là c’est vous qui êtes accusée et accablée. Si ce sentiment vous est si désagréable, restez polie et courtoise dans vos échanges dès le départ.

Tout le monde doit vivre dans la réalité, et les drames sont hélas choses courantes. Les gens vivent avec, et ne se croient pas tous obligés de les porter en bandoulière.

Je ne suis pas au fait de votre vie personnelle, mais je ne pense pas que cet espace soit le plus approprié pour régler vos comptes. Je vais faire de la psycho à deux balles, mais vous énerver ici est peut être une manière d’éviter d’affronter vos problèmes dans la vie réelle.

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Prune 29 octobre 2013 - 11:05

« Seb. »
Vous ne pouvez pas parler au nom de « toutes ». Chacun a sa personnalité, son tempérament, et ses opinions, rien ne vous autorise à vous approprier la parole des autres, vous n’en n’avez d’ailleurs pas le pouvoir.

Si elle dit que vous êtes un odieux personnage misogyne, grossier, et intellectuellement et humainement limité, je peux affirmer qu’elle parle en mon nom. Et honnêtement je crois raisonnable de penser qu’elle parle au nom de tous ici sauf peut-être Eric, mais je soupçonne Eric de n’être qu’un autre de vos pseudos.

« Seb. »
Au final et à choisir, je préfère avoir l’air d’un intellectuel que d’un con, mais ce n’est pas le débat.

Alors c’est un échec cuisant car vous ne passez certes pas pour un intellectuel, par contre vous passez effectivement pour un con.

Cordialement 🙂

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Prune 29 octobre 2013 - 11:08

« Seb. »
Je vais faire de la psycho à deux balles, mais vous énerver ici est peut être une manière d’éviter d’affronter vos problèmes dans la vie réelle.

Dixit le pervers narcissique qui se secoue la nouille en trollant sur les sites féministes. Et pour info, moi je suis psychologue, mon diagnostique n’est donc pas un diagnostique à 2 balles, mais une hypothèse dument construite sur toutes les petits crottes que vous laissez derrière vous en guise de participation à ce site.

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Seb. 29 octobre 2013 - 14:58

Si vous avez bien lu ce n’est pas moi qui me qualifie d’intellectuel mais mon interlocutrice. Si je passe pour un con, peut être, mais Si Descartes affirmait que le bon sens est la chose la mieux partagée au monde, je pense que c’est la cas de ma connerie, et que ni vous, ni moi n’en sommes dépourvus.

« Odieux personnage misogyne, grossier, et intellectuellement et humainement limité », ce genre d’argument en dit plus sur vous que sur moi. Vous ne parlez pas du fond et vous ne doutez rien, vous croyez autorisée à insulter des gens au seul prétexte qu’il sont en désaccord avec vous. Je doute que l’on puisse utiliser ce genre de rhétorique et être crédible dans sa position d’humaniste. Je ne doute pas que Taranis vous suive sur ce terrain là, mais j’ose encore croire qu’il existe des féministes que ce genre de comportements met mal à l’aise.

Alors vous me soupçonner d’être Eric, que voulez vous que je vous dise. Je suis sûr que vous auriez fait fureur sous l’inquisition. Il y avait des méthodes pour savoir si une personne pratiquait la sorcellerie, dont l’une consistait à jeter quelqu’un à l’eau attaché à une pierre. Si la personne survivait, elle était coupable, si elle ne survivait pas elle était innocente, mais morte. Avec vos soupçons c’est pareil, il n’y a pas vraiment de moyen de s’en démêler, sauf à faire appel à un peu de discernement. Vous voyez quand même qu’Eric et moi n’avons pas du tout le même point de vu, que pour Eric les hommes et les femmes ne sont pas égaux.

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Seb. 29 octobre 2013 - 14:59

Vous êtes psychologue ? Ca ne ce voit pas, et vous manquez de sans froid et surtout d’esprit d’analyse. Je suis assez surpris de me faire accuser de troller et d’être grossier par une personne sous prétexte qu’elle n’est pas d’accord avec moi me dit que je « me secoue la nouille ». Vous êtes pathétique, vous-vous ne vous en rendez pas compte ?

Et vous osez m’accusez de troller ! Pour ma part je suis intervenu pour parler du fond, j’étais même en accord avec certaines des intervenantes. Mais pour certaines ici il est inadmissible qu’un homme s’exprime sans se courber, sans s’excuser. Si on ne parle pas du fond, c’est parce certaines d’entre vous se croient autorisées, au prétexte qu’elles ont vagin, à insulter ceux qui n’en sont pas pourvu. C’est pas moi qui ait saboté le débat, c’est l’intolérance de certaines.

On n’est pas surpris lorsque l’on lit ce que écrivez ici : http://www.lesnouvellesnews.fr/les-oeuvres-males-de-la-fiac

Vous vous croyez à la maternelle ? Les filles contre les garçons. Critiquer les hommes, critiquer les femmes… ? Il ne s’agit pas de critiquer les hommes ou les femmes, il s’agit d’identifier les sources, les manifestations et les conséquences d’une socialisation sexuellement différenciée afin de libérer ceux qui le veulent de cette forme de déterminisme. Peut être que vous kiffez jouer les kapos, évitez de mêler le féminisme à vos fantasmes égocentrique et narcissique de toute puissance.

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taranis 29 octobre 2013 - 16:23

Seb arrêtez de vous prétendre féministe, « libérer ceux qui le veulent de cette forme de déterminisme » c’est vrai pour nous mais en prétendant que nous sommes les responsables de notre victimisation et de nos peurs de la violence subie ou imaginée , qui serait donc un fantasme inquisiteur, vous êtes dans le déni et la renonciation Prétendre que vous parlez du fond de nos problèmes alors que vous démontez toutes les revendications et n’avez aucune empathie pour aucunes de nos discriminations. Même pas vous n’en reconnaissez l’existence, à si le sexisme m’avez-vous dit, mais c’est pas bien grave parce que nous le voyons partout donc il serait en fait nulle part Même que vous apporteriez des solutions alternatives imaginaires d’un nouveau féminisme dont vous seriez l’égérie J’aimerais bien connaitre vos furies. Vous êtes adroit en rhétorique pompeuse , si vous préférez cette définition par rapport à votre façon d’exprimer vos valeurs inaltérables.. Parce qu’il n’y que votre avis qui compte et l’opposition vous la retourner allégrement contre vos contradictrices, qui ne portent elles que les thèmes d’un mouvement collectif et personnel celui du Feminisme qui est simplement , vouloir l’égalité des genres., Vous voulez avoir toujours le dessus et le denier mot Nous vous insultons parce que nous défendons notre dignité alors que vous vous nous attaquées avec un acharnement à détruire nos idées par vos propos réactionnaires et blessants que vous n’avez même pas le courage d’assumer . C’est vrai au moins Eric le fait Nous ne sommes pas vos fameuses « Vaginocrates » Prune est une bonne psy, soyez en certain, mais moi aussi je vois en vous une caricature. La misogynie et le sexisme puise dans le même creuset que le racisme, il n’y a en effet pas de place pour la tolérance

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Seb. 29 octobre 2013 - 19:20

Mieux être responsables qu’irresponsables ! Les enfants et les fous sont irresponsables, on ne leur confient pas de responsabilité, et ils n’exercent leur droit que par l’intermédiaire d’autrui. Je connais nombreuses femmes capables de discernement, de courage, de se sortir de situation compliquée, qui au moment de sortir seules le soir font les ingénues, qui deviennent tout d’un coup faibles et vulnérables. Elles jouent.
http://www.dailymotion.com/video/x16n0r_judith-butler-emission-arte_people 8min 30s
Et me fusillent du regard lorsque j’explique que le risque de se faire agresser dans la rue est quasi inexistant, car je casse le jouet.

Je ne dénonce pas toutes les revendications, seulement celles qui sont absurdes ou du moins celles qui se croient dispensées de nuance, du droit à la contradiction, au débat. J’ai eu toutes sortes d’intervention, mais comme j’ai un temps limité à y consacrer, j’insiste sur ce qui me semble important. Et j’ai vraiment du mal avec un mouvement qui tout en prétendant s’inscrire dans un courant humaniste soutient et encourage les cacas nerveux de petits tyrans. On est sur Internet ce genre de comportement est courant. En revanche, sur tout autre sujet, du moins ce qui ont une cette revendication humanistes, il y a une autorégulation. Les participant disent aux gens comme vous que votre comportement n’est pas acceptable. Ce n’est pas le cas sur de nombreux site féministes, ceux qui sont d’ailleurs en vue. C’est un problème, et je crois une priorité. Il n’y a que moi qui vous le dit ici, et comme je suis un grand méchant mââââle, forcément mon but est seulement de vous opprimer.

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Seb. 29 octobre 2013 - 19:22

Il n’y a pas que mon avis qui compte. Je donne mon avis, vous en faites autant. C’est ca l’égalité. Mais je persiste, ce serait franchement beaucoup mieux si vous le faisiez sans accusez votre interlocuteur de tous les maux, et sans l’insulter.

Je ne doute pas que vous préférez avoir Eric comme interlocuteur, la caricature du macho qui vous permet de donnez des leçons, de corrigez un homme qui correspond à l’image que vous faites de ces êtres diaboliques et qui vous conforte dans vos postures caricaturales.

C’est Prune qui revendique un positionnement gynocentré. Une bonne psy ? Ca ne se voit pas ici en tout cas, pour balancer des diagnostiques de « pervers narcissique » à l’emporte pièce et qui insulte et accuse au lieu d’argumenter.

Mes propos réactionnaires ? Vous voulez que vous re-cite toutes les perles que vous avez écrites jusque là ?

Vous m’insulter pour défendre votre dignité ? Vous êtes consciente de l’absurdité de la chose ? Vous m’insulter car vous n’êtes pas capable d’entendre la contradiction portée par un homme.

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mére en colére 30 octobre 2013 - 00:35

les femmes en ont plein la casquette de vos théories d une égalité qui n existe pas encore ! le constat est affligeant …précarité,femmes solos avec enfants ,abandon de famille,travail précaire et retraite minuscule !? Merci pour tout ce gaspillage d intelligence pour permettre à un genre dominant de régner en maitre ! A bas les privilèges aux machos dans nos foyers ,les droits sans devoir ,sauvons ces enfants d un patriarcat décadent, et apportons de la valeur à la mère pour ces sacrifices même pas remerciés par la société : Affligeant

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taranis 30 octobre 2013 - 12:45

Il a tort de croire que le féminisme n’est pas, lui aussi, d’inspiration libérale. Ca fait juste deux siècles et demi (au moins) que les féministes combattent en faveur de la liberté pour toutes et tous : liberté à disposer de son corps ,et à faire de vrais « choix » pour tout ce qui le concerne, pas seulement ceux que la morale ou un prétendu réel immuable imposent, liberté de circuler dans l’espace public [en toute tranquillité, sans peur ni chaperon, sans conditions ni culpabilité], liberté de travailler et de faire valoir ses mérites et de déployer tout son potentiel ,et donc de bénéficier d’un environnement accueillant et de conditions équitables pour ce faire, liberté d’être soi, individu unique et non ce qu’en préjugent les stéréotypes) et d’exprimer son point de vue (au même titre que chacun-e)…Sont-ce les mêmes libertés, intrinsèquement liées au principe d’égalité si on les veut effectives, que le grand-libéral-que-rien-ne-choque défend? Il a aussi horreur de « la pensée unique » (même si c’est une posture très « pensée unique » en l’occurrence d’avoir horreur de « la pensée unique ») et il mène un inlassable combat contre le « politiquement correct ». Il se conçoit en gardien du discours à contre-courant et des voix dissidentes, et si nous doutons de l’originalité, de la créativité et de la subversivité des stéréotypes dont il fait commerce, c’est que nous sommes intolérantes d’une part et que nous nions la réalité des différences entre les sexes, d’autre part.

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Seb. 31 octobre 2013 - 07:40

La figure tutélaire de la mère qui doit faire autorité … c’est ca ? Vous pouvez vous présenter de diverses manières, comme sœur, comme nièce, comme cousine, comme travailleuse, comme citoyenne, comme militante, comme personne intéressée par tel ou tel sujet, que sais-je encore … mais vous choisissez de vous présenter comme mère, et cela en raison de toute la charge symbolique que comporte ce mot. Je crois qu’il y a beaucoup de vrai dans cette présentation de l’ambivalence entre la jouissance et la crainte de perdre son identité.

« Les femmes vous disent » Je ne sais pas ce que pensent les femmes, et sauf à être aveugle ou malhonnête personne ne peut prétendre le savoir. Les hommes et les femmes que je connais n’ont pas tous les mêmes opinions. Ce qui est certain, c’est qu’il y a des hommes et des femmes qui jouent, qui jubilent et qui jouissent de cette qualité d’homme ou de femme, que d’autres et souvent les mêmes en souffrent.

Des précaires j’en connais, j’en fréquente, des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, qui vivent cette précarité plus ou moins bien. Il faut apporter des solutions, des remèdes, des alternatives à ceux qui souffrent de cette précarité indépendamment de leur âge et de leur sexe.

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Seb. 31 octobre 2013 - 07:40

Le féminisme qui a lutté pour le droit de vote des femmes, pour la suppression de l’incapacité des femmes mariées, pour le droit à l’avortement était un féminisme libéral. Mais on ne peut pas se revendiquer du libéralisme, dans sa dimension humaniste, lorsque l’on insulte ses interlocuteurs, qu’on leur conteste le droit de s’exprimer, lorsque leur conteste le droit à la contradiction.

Il n’y a ni humanisme, ni libéralisme, lorsqu’au nom du féminisme on conteste un jugement et on appelle à manifester contre celui-ci alors qu’on en connaît ni le fond, ni la motivation, au prétexte que les acquittés sont des hommes accusés de viol, et que la victime est une femme. Là on sombre dans le populisme dans ce qu’il a de plus obscure.

Il n’y a ni humanisme, ni libéralisme lorsqu’on en appel à la censure pour des propos ou images au motif que ces propos ou images seraient hypothétiquement sexistes, ou qu’il n’est pas exclu qu’ils le soient. Là on est dans l’obscurantisme.

Il n’y a ni humanisme, ni libéralisme lorsque l’on cherche à désigner une catégorie de la population comme responsable de tous les problèmes de l’autre partie de la population. Là encore on est dans le populisme dans ce qu’il a de plus glauque et de plus obscène.

Vous écriviez que je retournais vos arguments contre vous. Il y a plusieurs raisons à ce sentiment. Tout d’abord vous ne semblez pas toujours réaliser que chaque chose à sa contrepartie, une liberté c’est un risque, une protection c’est une entrave. Donc nécessairement, lorsqu’on affirme que l’on va raser gratis, il y a de la déception à la clé. D’autre part, vous incarnez particulièrement bien ce que vous reprochez aux autres, donc il est effectivement très tentant de vous mettre face à vos contradictions en vous retournant vos reproches.

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Prune 7 novembre 2013 - 16:29

« Seb. »
C’est Prune qui revendique un positionnement gynocentré.

Et? ça vous pose un problème? Vous ne revendiquez pas votre positionnement androcentré, c’est ce qui nous différencie, moi je fais preuve d’honnêteté intellectuelle.

« Seb. »
Une bonne psy ? Ca ne se voit pas ici en tout cas, pour balancer des diagnostiques de « pervers narcissique » à l’emporte pièce et qui insulte et accuse au lieu d’argumenter.

Cher monsieur, certains cas sont tellement lourds qu’il est impossible de passer à coté des symptômes, ils vous explosent à la figure tel un feux d’artifice bruyant et coloré. J’ai le regret de vous annoncer que vous avez au minimum une névrose de caractère avec des défenses perverses franchement massives.

Les patients sont rarement en accord avec les diagnostiques ce n’est pas pour ça que cela les invalides. De plus, une pathologie mentale n’est pas une insulte, il ne faudrait pas que vous vous mépreniez.

Bien cordialement, je ne vous fait pas payer la consult 🙂

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Seb. 8 novembre 2013 - 19:09

Lisez ou relisez ce que j’écris, vous n’y verrez aucun positionnement androcentré. Citez moi une seule de mes phrases qui vous autorise à prétendre le contraire.

Encore heureux que vous ne réclamiez rien pour cette prétendue consultation. Vous n’y croyez pas au moins j’espère à votre diagnostique ? Je suppose que c’est une petite vacherie comme ca en passant, car prétendre posez des diagnostiques comme d’autres prétendent lire l’avenir part Internet, c’est juste ridicule.

Ce qui est assez extraordinaire c’est que c’est moi qui me fait insulter pour avoir osé émettre une opinion, par des gens qui en l’occurrence s’obstinent à accuser ces opinions de choses qu’elles ne contiennent pas ; malgré cela j’essaie de ne pas me rabaisser à insulter à mon tour mes interlocuteurs, et c’est moi qui souffre d’une pathologie mentale ?

J’admets en revanche que le terme de pathologie mentale n’est pas en soit une insulte, sous réserves de l’intention et du but dans lequel celui est utilisé. Ici en l’occurrence vous l’employez tout de même à des fins de déqualification d’une parole au prétexte qu’elle vous déplait. j’espère que vous n’êtes réellement pas une psy car sur un plan strictement déontologique votre démarche est plus que douteuse.

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Prune 14 novembre 2013 - 17:44

« Seb. »
j’espère que vous n’êtes réellement pas une psy car sur un plan strictement déontologique votre démarche est plus que douteuse.

Mon cher vous n’êtes pas mon patient, apprenez d’ailleurs que la définition des névroses de caractères est que l’individu lui-même bénéficie d’une structure mentale qui lui permet d’éviter la souffrance, c’est l’entourage qui souffre beaucoup de ce type de névrose. Et ce sont eux que l’on reçoit en consultation. Ce n’est pas du tout une plaisanterie ni une méchanceté, je vous invite à vous acheter un manuel de psychopathologie psychiatrique et à aller lire le descriptif clinique qui selon moi vous concerne.

Les raisons pour lesquelles vous prenez du plaisir à agresser perpétuellement d’autres personnes vous sont personnelles; c’est en plus un mécanisme de défense qui vous évite la dépression cependant, vous ne pouvez faire l’économie du rejet et du dégout pour votre personne qui vont résulter de ce type de comportements. Si vous souhaitez être soigné, écouté, dans un cadre thérapeutique bienveillant (ici nous sommes sur un forum) je vous suggère de consulter un psychologue, ou un psychiatre qui pourra peut-être vous prescrire des anti dépresseurs s’il juge cela nécessaire. Maintenant, votre conduite sur ce site est tout à fait pathologique, et il n’y a là rien d’indicible d’un point de vue déontologique. Peut-être cela peut-il même être le début d’une prise de conscience, qui sait? Vous n’êtes pas mon patient et je ne balance pas vos petits secrets sur le net.

Quant aux diagnostiques posés à partir des écrits lisez donc le président Schreber de Freud et vous verrez que cela n’a rien d’inusuel ou de fantaisiste.

Bien à vous 😉

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Seb. 16 novembre 2013 - 11:10

Je vous remercie de relever que je suis pas votre patient. Malgré tout, C’est vous qui parlez de diagnostique et de consultation. Vous vous êtes autorisée, invoquant votre qualité de psychologue à formuler un soi-disant diagnostique sur ma personne, alors que par ailleurs je ne vous ai rien demandé.
Dès lors que vous vous exprimez en qualité de psychologue, au surcroit en prétendant poser un diagnostique vous vous devez de vous soumettre aux règles déontologiques de votre profession.

Code de déontologie des psychologues, chapitre 5, article 32
« Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie et de l’image de la profession auprès du public et des médias. Il fait une présentation de la psychologie, de ses applications et de son exercice en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public. »
Article 33 : « Le psychologue fait preuve de discernement, dans sa présentation au public, des méthodes et techniques psychologiques qu’il utilise. Il informe le public des dangers potentiels de leur utilisation et instrumentalisation par des non psychologues. Il se montre vigilant quant aux conditions de sa participation à tout message diffusé publiquement »

Alors effectivement le fait d’interpeler quelqu’un sur un forum internet en affirmant sans préalable qu’il souffre de pathologie mentale, et en prétendant que cette analyse repose sur vos compétences de psychologue posent problème au regard des règles déontologiques qui régissent votre profession.

(à suivre)

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Seb. 16 novembre 2013 - 11:11

Comme je l’ai dit, je ne vous ai rien demandé. Accessoirement, vous êtes malvenue à préciser que si je souhaite être aidé et écouté ma place n’est pas ici car nous sommes sur un forum. Je le re-répète, je ne vous ai rien demandé. C’est vous qui prétendez que j’ai besoin d’aide alors que je suis ici pour discuter de sujet de société/actualité, et que mes interventions s’y résument, même si je m’autorise à répondre aux diverses interpellations dont je fais l’objet. Ca s’appelle un droit de réponse.
D’ailleurs, je vous rappelle cette disposition contenu dans l’article 1er du chapitre Principes généraux du code de déontologie des psychologues : « [le psychologue] n’intervient qu’avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. »

Je vous rappelle brièvement l’historique de notre échange sur cette page. Je développais mon point de vue. Vous êtes intervenue pour m’insulter. Vous n’avez pas développé un seul argument sur le fond du sujet dont il était question. Vos interventions se sont limitées à m’insulter, puis brutalement vous avez sortie de votre chapeau votre statut de psychologue. C’est en qualité de sachant que vous affirmez que mes interventions ici relèvent de la pathologie mentale. Votre propos est définitif. Petite cerise (vacherie) sur le gâteau, vous précisez que quand bien même je protesterai contre cette affirmation, cette protestation ne serait que la manifestation de ma pathologie. La boucle est bouclée.
Là encore je me réfère aux dispositions du code déontologique de votre profession.
Article 2, alinéa dernier du chapitre Principes généraux: « Quel que soit le contexte de son intervention et les éventuelles pressions subies, il fait preuve de prudence, mesure, discernement et impartialité. »

(à suivre)

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Seb. 16 novembre 2013 - 11:12

Article 4 du chapitre Principes généraux : « Les modes d’intervention choisis par le psychologue doivent pouvoir faire l’objet d’une explicitation raisonnée et d’une argumentation contradictoire de leurs fondements théoriques et de leur construction. Le psychologue est conscient des nécessaires limites de son travail ».

Vous prétendez que je suis un persécuteur, que mon entourage doit probablement souffrir de la pathologie que vous prétendez avoir décelé. Vous ne me connaissez pas, vous ne connaissez pas mon entourage, et vous ne savez rien des relations que j’entretien avec les celui-ci, je n’en ai d’ailleurs jamais fait état. Lorsque je m’exprime ici, je ne parle pas des gens qui interviennent, je donne mon avis sur un sujet de société. Nécessairement, à l’instar des autres participants, je pense que mon avis est fondé, d’autant que j’y ai réfléchi en amont. Vous n’êtes pas d’accord avec moi, c’est votre droit. Par contre je ne vois pas comment il est possible d’avoir un échange, si dès lors qu’une opinion ne vous convient pas vous la qualifiez de pathologies mentales. Peut être que dans votre formation vous avez fait un peu étudié l’histoire de votre science, car le mélange des genre entre la politique et la psycho a connu des précédent douteux ; et dès lors que l’on emploie l’argument de la pathologie mentale pour disqualifier ses interlocuteurs, sans par ailleurs ne rien dire sur le fond de leurs interventions, on franchi une ligne et on est dans une démarche totalitariste.

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Seb. 16 novembre 2013 - 11:14

Puisque vous êtes psychologue, et que cette fois ci je sollicite votre avis en cette qualité, pouvez vous me dire comment vous analyseriez la situation suivante. Je précise au préalable que toute ressemblance avec une situation réelle, serait bien entendue purement fortuite.

Imaginez une discussion entre deux personnes qui ne se connaissent pas, qui ne se sont jamais rencontrées, et qui débattent, par exemple, au hasard, sur un forum internet. Ces deux personnes ne sont pas d’accord. Il y en a une qui dit « moi je pense ceci parce que cela ». L’autre lui répond, « je ne suis pas d’accord car moi je pense cela parce que ceci, et si vous pensez le contraire vous êtes un horrible personnage » ! Bref, elles ne sont pas d’accord. Intervient une troisième personne sur ce forum, et prend la défense de la seconde en affirmant à la première « Vous êtes un odieux personnage misogyne, grossier, et intellectuellement et humainement limité » ; « vous passez pour un con » ; « pervers narcissique qui se secoue la nouille en trollant ». Après cette curieuse intervention, cette troisième personne déclare à la première qu’elle est psy, qu’elle lui a diagnostiqué une pathologie mentale vachement grave et qu’il faudrait qu’elle consulte pour éviter de gros problèmes.

Vous conseillerez à la première personne de suivre les conseils de la troisième ? Moi je vous demande ca parce que vous êtes psy, le statut, la blouse blanche, et tout et tout, c’est des trucs qui se respectent C’est pas des cons les psy, ca fait des études et tout et tout. Moi je suis un peu primaire, et terre à terre, donc voilà je vous demande votre avis parce que je suis un peu perdu.

(à suivre)

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Seb. 16 novembre 2013 - 11:14

Tout ca pour dire que si j’ignore si vous êtes réellement psy, peut être conviendrez vous que votre intervention ici en cette qualité n’est pas crédible. Pour ce qui est de votre injonction à aller lire le tableau clinique supposé me concerner, je ne vous attend pas pour choisir mes lectures. En revanche, je crois que vous avez fait ici la démonstration de votre manière très personnelle d’appréhender les règles déontologiques de votre profession. N’appartient-il pas au tableau clinique du pervers narcissique de choisir si les règles s’appliquent ou non à lui ?

Avec tout cela je ne vous ai jamais répondu quel était mon problème avec le gynocentrisme. Alors hormis, le fait qu’il abouti souvent au grand n’importe quoi dont vous venez de faire la démonstration, plus un amont c’est un mode de pensée qui pose problème ; car à l’instar de l’androcentrisme, il fait de l’appartenance à un sexe un critère essentiel de distinction, notamment pour ce qui de l’accès aux responsabilité. Je ne crois pas à la supériorité d’un sexe sur un autre, je ne crois pas qu’il y ait, dans le champ de l’intellect et de l’abstraction, une différence naturelle de potentiel entre les hommes et les femmes. Je crois que l’androcentrisme et le gynocentrisme sont deux positionnement qui se nourrissent nécessairement l’un de l’autre, et qui n’ont pour résultat un positionnement caricatural puisqu’ils conduisent à refuser le droit à la contradiction à ceux du sexe opposés. Tout comme le racisme, il s’agit de positionnements fondés sur la discrimination.

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Prune 18 novembre 2013 - 15:19

« Je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas compétent pour poser un diagnostique de délire de persécution, mais lorsque vous écrivez « nos prédateurs nous guettent », c’est vraiment ce à quoi ça fait penser. »

« Je vais faire de la psycho à deux balles, mais vous énerver ici est peut être une manière d’éviter d’affronter vos problèmes dans la vie réelle. »

C’est vous mon cher qui faîtes usage de la psychologie sans en connaître les tenants et les aboutissants. Vous en faîtes d’ailleurs un usage pervers.
Je me permets de faire de même, sauf que moi je suis effectivement psychologue. Cela provoque chez vous quelque chose, vos deux cent quarante posts en témoignent.

Je ne fais pas d’intervention, je pose une hypothèse diagnostique que franchement, vous ne faîtes que renforcer encore et encore.
Consolez-vous en vous disant que ce sont des catégories nosographiques et que vous restez un individu hors étiquettes. Que les professionnels ne sont pas toujours d’accord sur les diagnostiques et que la psychologie ne peut être une science exacte.
Hors toute considération, vous avez un relationnel pathologique et il n’est nul besoin d’avoir fait des études pour le constater. Toutes les personnes du sites ou presque se plaignent de vous d’une façon ou d’une autre et pourtant vous revenez encore et encore cherchez votre dose d’attention.

Mes propos vous ont apparemment obligé à interroger votre relationnel avec votre entourage, c’est un bon début, je vous suggère de continuer sur cette voie en cabinet/CMP, ce qu’il vous plaira. Pour ma part, je n’ai ni l’envie, ni le temps de lire votre prose.

Bonne continuation.

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Seb. 19 novembre 2013 - 08:42

C’est bien ce qui nous différencie, je ne prétend pas être psychologue. En conséquence, ma responsabilité à l’égard de la psychologie n’est nécessairement pas la même qu’une personne qui prétend l’être.

Malgré tout, et contrairement à vous, j’ai la présence d’esprit de nuancer mon propos. Je ne dis pas à mon interlocutrice, vous êtes une folle, vous êtes une perverse, une parano… mais je dis comment je ressens et perçois son jugement sur ma personne.

Vous ne craignez pas le ridicule lorsque vous qualifier de pervers mon usage de la psychologie, alors que justement j’affirme ne pas faire de la psychologie. Dans la phrase que vous citez, ce que j’affirme c’est que l’expression « délire de persécution » n’est pas à entendre dans le sens médical du terme, puisque je ne suis pas psy, dans son acception banalisée.

(à suivre…)

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Seb. 19 novembre 2013 - 08:43

Comme je vous l’ai dit j’interviens ici pour débattre et échanger de sujets d’actualités. Je ne suis pas ici pour juger les gens qui interviennent. Mon interlocutrice ne peut s’empêcher de me faire des procès d’intention, de me mettre en cause personnellement. Voilà un petit échantillon des mises en cause dans cette discussion dont j’ai fais l’objet avant de parler de délire de persécution :

« gloire à Phallus !!! »
« néo-masculin »
« arguments misogynes »
« antiféministe de service »
« Oups !! Excusez-moi d’avoir laissée deviner la silhouette d’un de mes tétons. J’aurai pu penser qu’émettre une émotion aussi forte que l’amour réciproque aurait forcement choqué votre logique rationnelle »
« Nos prédateurs nous guettent »
« Vous ne m’enfermerez pas dans votre laboratoire, pour définir une pseudoscience intellectuelle qui révélerait la découverte du cote obscure des femmes et la révélation de leur gène maléfique que vos dieux nous ont légué »
« Vous ne nous culpabiliserez pas sur le sexisme , le harcèlement et les agression sexuelles et que nous nous ferions violer pour attirer l’attention sur nous. »
« vous n’avez aucune empathie »
« vous n’écoutez que votre propre écho. »
« vous représentez un important courant de pensée réactionnaire qui voudrait freiner notre liberté »
« vos théories son toutes farfelues »
« la réalité que vous voulez enfouir. »
« Je ne sais pas pour qui vous me prenez »

(à suivre…)

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Seb. 19 novembre 2013 - 08:44

Mon interlocutrice passe plus de temps à mettre en cause ma personne qu’à parler du sujet dont-il est question. Toutes ses affirmations sont gratuites, il n’y a rien dans mes propos qui justifient de telles accusations.
Je lui demande régulièrement de me citer pour éventuellement pouvoir expliquer ce qui selon elle est interprétable comme elle le dit, et afin d’expliquer ce que j’ai réellement voulu dire, elle n’en fait rien et continue à m’insulter.
Alors, au bout d’un moment je m’autorise à lui répondre mais je le fais, me semble-t-il, dans des termes plus respectueux et plus mesurés que mon interlocutrice, ou que vous-même.

Excusez la longueur de mes posts, mais effectivement écrire par exemple « maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane », comme vous pouvez le constater ca ne prend qu’une ligne. Expliquer en quoi ce type de propos n’est pas acceptable et mettre les choses en perspectives prend beaucoup plus d’espace. Il n’est pas nécessaire de faire des pages pour insulter qui que ce soit.
Par ailleurs, c’est d’une puérilité confondante de balancer une saloperie à la gueule de quelqu’un, en lui disant que plus il va expliquer que c’est faux plus ca voudra dire que c’est vrai. Les gosses se balancent ce type d’arguments dans les cours de récréation.

(à suivre)

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Seb. 19 novembre 2013 - 08:46

Vous dites ne pas faire d’intervention mais poser une hypothèse de diagnostique. Je ne vois pas bien la nuance, mais je veux bien que vous me l’expliquiez. Quoiqu’il en soit, l’article 32, entre autres, du code de déontologie de votre profession engage votre responsabilité dans le cadre de des règles édictées par ce code dès lors que vous parlez de psychologie à des non psychologues.
En tout cas, je relève l’introduction d’une nuance. Auparavant, vous énonciez une vérité incontestable, (« votre conduite sur ce site est tout à fait pathologique » ; « certains cas sont tellement lourds qu’il est impossible de passer à coté des symptômes, ils vous explosent à la figure tel un feux d’artifice bruyant et coloré » ; « mon diagnostique n’est donc pas un diagnostique à 2 balles » désormais c’est une hypothèse de diagnostique… Reste qu’in fine vous résistez mal au désir de m’enfermer dans ce diagnostique. Je suppose que dans votre profession, on ne parle pas de « fou », mais c’est comme si vous disiez à quelqu’un que la preuve de sa folie est le fait qu’il la nie. Peut être admettrez vous qu’il y a quelque chose de kafkaïen dans cette démarche.

(à suivre…)

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Seb. 19 novembre 2013 - 08:55

Je n’avais pas répondu à votre commentaire sur les diagnostiques par écrit de Freud et Schreber, mais comme vous le faites remarquer mes interventions sont déjà longues, et je me doutais déjà que vous me le reprocheriez en expliquant que c’est la manifestation de ma pathologie mentale.

C’est vous la qui avez étudié le sujet, mais je suppose que ces diagnostiques se faisaient nécessairement dans le cadre de correspondances privées, que l’auteur du diagnostique était sollicité pour ce faire, et intervenait dès le départ en qualité de psychologue. Ici, personne ne vous a rien demandé, vous avez sortie votre statut de psychologue d’un chapeau tout en gardant par ailleurs votre anonymat. Et vous utilisez ce diagnostique non pas à une fin curative, mais à des fins idéologiques, pour tenter de trancher un débat et pour me l’opposer dans le différend que nous avons. Il ne s’agit pas d’un diagnostique mais d’une accusation, vous avez une démarche de procureur et non de psy. D’ailleurs, un diagnostique n’est pas destiné à être prononcé en public. Je trouve inquiétant que vous persistiez à cautionner et à justifier cette attitude, eu égard à la profession que vous prétendez exercer.

D’ailleurs, je vous le dis, non pas à propos de l’échange que nous avons eu car il n’y a pas de risque avec moi, mais plus généralement. Sans que cela soit une hypothèse d’école, votre responsabilité professionnelle peut tout à fait être mise en cause suite à un échange de ce type.
Il suffit que la personne que vous interpeliez de cette manière en vous présentant comme psy régisse mal et que cela justifie qu’une enquête soit réalisée qu’en consultant son ordinateur on retrouve un échange de ce type, on va vous demandez vous expliquer sur la manière plutôt singulière dont vous exercez votre art.

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Seb. 19 novembre 2013 - 08:56

Si vous êtes effectivement psychologue, dans la mesure où vous n’avez respecté les règles prescrites par le code déontologique de votre profession, vous serez mise en cause.
Je ne cherche pas à vous faire peur, même si je sais que tout ce que j’écris vous parait suspect, je vous le dis pour l’avenir, et que je ne suis peut être pas le seul à qui vous avez fait le coup, je préfère juste vous avertir du risque que j’ai décelé et auquel vous vous exposez. Faites en l’usage qu’il vous plaira.

Je ne sais pas où vous avez lu que je m’interrogez sur mon relationnel avec mon entourage ? La seule chose que j’ai dit c’est que je n’en n’avais jamais fait état ici donc que rien ne vous permettez de tirer de conclusions sur les relations que j’entretien avec cet entourage. Cet espace n’est pas approprié à l’évocation de sa vie privée. D’une part ce n’est pas le sujet, et d’autre part nous ne sommes pas intimes. La vie privée est une chose que j’évoque avec les intimes. Après je peux comprendre qu’accessoirement on parle de sa propre expérience en illustration d’un sujet, mais vous avez une posture tellement agressive et de défiance à mon égard, que c’est évidemment une chose que je ne peux pas vraiment me permettre. C’est peut être d’ailleurs, consciemment ou inconsciemment votre objectif, que contrairement aux participantes, les participants ne puissent ici s’exprimer aussi librement.

(à suivre…)

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Seb. 19 novembre 2013 - 08:57

J’ignore ce qui vous autorise à parler au nom « de toutes les personnes de ce site ». J’ai eu d’autres échanges et désaccords qui sont restés très courtois et très mesurés. Je vous l’ai déjà dit, je ne viens pas ici chercher ma dose d’attention, je viens ici comme tous les autres participant discuter et débattre de sujet qui m’intéressent. C’est vous et non moi qui oriente le débat sur ma personne, donc effectivement vous êtes malvenue à prétendre que c’est ce que je cherche. Reprenez la conversation au début, je ne parle que du fond du sujet. Le droit d’exprimer la manière dont je perçois ces sujets est régulièrement mis en cause par deux ou trois personnes qui m’insultent, dont vous qui par ailleurs n’avez rien dit sur le fond du sujet.

(à suivre…)

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Seb. 19 novembre 2013 - 08:58

Effectivement, on peut se demander pourquoi j’insiste. Tout d’abord vos insultes ne m’atteignent pas. Vous ne me connaissez pas, et je n’ai rien à vous prouvez. J’ai une vie, les insultes proférées sur Internet, au surplus par personne anonyme qui n’a jamais produit autres chose ici que des insultes, n’interfèrent pas dans l’image que j’ai de moi-même. Les insultes que vous proférez à mon encontre en disent plus sur vous que sur moi. Si cela devait me mettre en souffrance, je n’insisterai pas je ne suis pas naseau.

Si j’insiste c’est parce que j’ai des convictions. Je ne crois pas que l’androcentrisme ou le gynocentrisme puisse permettre d’améliorer la condition des hommes et des femmes ainsi que les rapports hommes-femmes. Ces approches unilatérales des questions des rapports homme-femme perpétuent et entretiennent un conflit, dont seul une minorité, de part et d’autre, tirera partie au détriment d’une majorité, de part et d’autre.

(à suivre)

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Seb. 19 novembre 2013 - 09:00

Vous êtes l’une des rares interlocutrices avec qui j’ai eu l’occasion de discuter qui assume son gynocentrisme. Généralement, bien qu’elles aient des positions et des approches similaires à la votre, elles s’en défendent. Bien qu’elles parlent d’égalité, elles n’accordent pas la même valeur à la parole d’un homme, qu’à celle d’une femme. Elles font des procès d’intention aux hommes qu’elles ne font pas aux femmes. En ce sens, elles contribuent à perpétuer ce qu’elles dénoncent.

Nous vivons dans une société qui traite encore aujourd’hui d’une manière spécifique les hommes et les femmes, certains s’en satisfont c’est leur droit, d’autres pas, c’est leur droit. Pour permettre aux seconds, de s’affranchir de cette approche sexuée, il faut les autoriser à évoquer librement et sans culpabilisation la manière dont ils vivent et perçoivent ce traitement spécifique, quel que soit leur sexe.

Le féminisme mainstream fait preuve de gynocentrisme en ce qu’il ne permet qu’aux femmes de le faire, ce qui le conduit à une impasse, ou à des victoires à la Pyrrhus et ou fragile.

Mon but n’est pas de mettre en concurrence les hommes et les femmes, mais de parvenir à une coopération afin de transcender l’appartenance sexuelle.

Le préalable c’est que les lieux où sont abordées ces questions accordent la même légitimité aux paroles et expériences de genre masculines que féminines. C’est aussi pourquoi, j’ai choisi un pseudo explicitement masculin. Petit à petit mon discours sera entendu, ou pas mais au moins j’aurai essayé. Vous voilà renseignée.

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