Accueil Médias Depardieu, le dictateur et la « salope »

Depardieu, le dictateur et la « salope »

par La rédaction

 

Une journaliste qui fait son travail est une « salope ». Voilà l’avis tranché de Gérard Depardieu. C’est Elena Volochine, correspondante d’iTélé en Russie, qui en a fait les frais, selon le Canard Enchaîné.

Dans son édition du 26 juin, l’hebdomadaire satirique raconte : jeudi 20 juin, la journaliste a rendez-vous dans un hôtel de Moscou pour un entretien avec l’acteur. Elle est accueillie par ces mots : « Viens voir, toi, viens ici ! Qu’est-ce que t’as foutu ? ». C’est que Gérard Depardieu est en train de visionner un précédent reportage réalisé un mois plus tôt par Elena Volochine (à voir ici). Elle y évoquait le tournage, en Tchétchénie, d’un film dans lequel joue l’acteur. Mais elle a le malheur d’y rappeler que Depardieu est l’ami du président tchétchène Ramzan Kadirov, qui lui a fait cadeau d’un appartement à Grozny. Et la journaliste conclut ce reportage en relevant que « l’image du dictateur tchétchène » est « controversée à l’étranger ».

C’est loin d’être un commentaire au vitriol, mais c’est suffisant pour mettre l’acteur hors de lui. Pour le nouveau citoyen russe, la liberté de la presse a des limites. « Salope ! », « Va te faire baiser ! », voilà ce qu’il lui lance avant de la congédier. Contacté par le Canard, le producteur Arnaud Frilley n’a pas démenti l’anecdote : « Il a un franc-parler qui peut choquer, mais il faut s’habituer ». Et l’intéressé a confirmé à sa façon : « C’est une salope ! Et merde au Canard ! ».

 

 

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

5 commentaires

MEP 26 juin 2013 - 15:50

On ne s’habituera jamais, monsieur Frilley. C’est pour ça qu’on est féministes.

Répondre
Zebulon 26 juin 2013 - 16:14

« Il a un franc-parler » Et ben tiens, il aurait parlé comme ça si c’était un homme ?

Répondre
09 Aziza 27 juin 2013 - 14:32

Soyons salopes jusqu’au bout, ne donnons plus un sou pour aller voir un film avec Depardieu!

Répondre
Maple leaf 29 juin 2013 - 11:14

Pas besoin d’être féministe pour ne pas vouloir s’habituer.

Répondre
Bérénice 16 octobre 2013 - 15:14

« 09 Aziza »
Soyons salopes jusqu’au bout, ne donnons plus un sou pour aller voir un film avec Depardieu!

Ça fait un moment que je met ce conseil en pratique ^^
D’une part ses films sont nuls, d’autre part il est assez déplaisant à regarder. Je ne paierai pas pour pareil spectacle.

Répondre

Laisser un commentaire