Retraite, frais de mandat, mais aussi cumul… 10 député.e.s appellent à restreindre les avantages liés à leur statut. Un vœu pieux ?
C’est une tribune qui fait du bruit. Dix députés, de droite et de gauche, signent dans le Nouvel Observateur un appel (qui n’en est pas vraiment un) aux parlementaires à « l’abolition de leurs avantages ». Ils sont 7 hommes, 3 femmes – c’est un tout petit peu mieux que le taux de féminisation de l’Assemblée -, chacun.e proposant une mesure.
« Supprimons le régime de retraite » spécial des parlementaires, mais aussi les autres régimes spéciaux, plaide ainsi l’UMP Laurent Wauquiez. Autre député UMP, Bruno le Maire souhaiterait que tous les hauts fonctionnaires démissionnent lorsqu’ils deviennent parlementaires.
Le socialiste Jérôme Guedj souhaiterait que les frais de mandat soient fiscalisés ; une autre socialiste, Karine Berger, voudrait voir la publication obligatoire de l’utilisation de la réserve parlementaire.
La députée EELV Barbara Pompili souhaite que soit créé un statut du député « qui donne des droits, forme à des métiers et valide les acquis d’expérience » afin de faciliter la reconversion des anciens élus. « Avec cette réforme, on pourra mieux représenter la société française, mais aussi lutter contre le cumul des mandats dans le temps », souligne-t-elle. Une autre femme, la socialiste Barbara Romagnan, évoque elle aussi le cumul des mandats et souhaite que le projet de loi sur le sujet « aille plus loin en adoptant le mandat parlementaire unique ».
Au-delà de l’engagement de ces quelques députés, les parlementaires oseront-ils également aller plus loin ? Ils ont l’occasion de le montrer dès cette semaine, les députés ayant débuté lundi l’examen du projet de loi sur la transparence de la vie publique. Et ils se pencheront prochainement sur le projet de loi visant à limiter le cumul des mandats. Un texte que le Haut Conseil à l’Égalité souhaite lui aussi voir renforcé.
