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Diplomatie féministe en vue du G7

par La rédaction

Le  Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes s’est réuni à l’Elysée le 19 février. Objectif : élaborer une politique internationale en faveur des Droits des femmes pour le G7 de Biarritz.

L’idée de « diplomatie féministe » poursuit son chemin. En mars dernier lors de la 62ème session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW62), Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Égalité entre les femmes et les hommes, évoquait une  « diplomatie féministe » à la française, un concept encore rare dans le monde, la Suède et le Canada étant probablement les seuls pays à le revendiquer pour l’instant. Cette nouveauté sémantique avait aussi été actée par le ministre des Affaires étrangères en mars 2018 à l’occasion du lancement de la « stratégie internationale 2018-2022 pour l’égalité entre les femmes et les hommes ».

19 février 2019. Réunion du Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes en vue du G7 de Biarritz.
(Photo du secrétariat d’Etat à l’égalité entre femmes et hommes.)

Mardi 19  février, suite en grandes pompes à l’Elysée : Emmanuel Macron recevait le Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes en vue du G7 de Biarritz, fin août. Cette instance s’inscrit dans les pas d’une initiative prise par le Canada qui assurait la présidence du G7 en 2018.

Une trentaine de personnalités composent ce groupe de militant.es présidé par les deux prix Nobel de la Paix 2018, la militante irakienne Nadia Murad et le chirurgien congolais Denis Mukwege (appelé l’homme qui répare les femmes » ayant subi des mutilations génitales). La femme d’affaires tunisienne Widsed Bouchamaoui qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2015 fait aussi partie du Conseil. Tout comme la célèbre actrice Emma Watson, ambassadrice de bonne volonté de l’ONU. Du côté des personnalités françaises qui rejoignent ce groupe citons Caroline Fourest, journaliste et essayiste, Gregoire Théry, secrétaire Général du mouvement du Nid qui lutte contre le système prostitutionnel,  Marie Cervetti, directrice d’un centre d’hébergement et de réinsertion ou Brigitte Gresy, secrétaire générale du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle.

Le Conseil consultatif devra travailler à un agenda mondial autour de 3 priorités : la protection des femmes contre les violences, l’accès des filles à l’éducation et l’entreprenariat féminin. « Avec l’appui du Conseil consultatif, la Présidence française identifiera un ensemble de lois parmi les plus favorables aux femmes dans le monde. Ce bouquet législatif sera soumis aux Etats du G7. Il leur sera proposé de s’engager à adopter ou à s’inspirer d’au moins une loi de ce recueil de législations en faveur des femmes. » indique le secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes.

Parmi les idées déjà évoquées par ces expert.e.s : prendre à bras-le corps la question du cyber-harcèlement dont sont trop souvent victimes les femmes et légiférer sérieusement sur ce sujet. Sans oublier le nerf de la guerre, l’aide des pays du G7 aux pays en développement pourrait être conditionnée au respect des droits des femmes.

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