Accueil International Droit à l’avortement : un accroc et une avancée

Droit à l’avortement : un accroc et une avancée

par La rédaction

A l’approche du 28 septembre, « journée internationale d’actions pour l’accès à l’avortement », des députés canadiens ont cherché à relancer le débat sur le statut du fœtus. Tandis que, d’extrême justesse, les députés uruguayens légalisaient l’IVG.


 

Le 28 septembre est la « journée internationale d’actions pour l’accès à l’avortement » (Voir le site september28.org – en anglais). Dans les jours qui ont précédé cette date, la question du droit à l’avortement s’est posée sur le continent américain, pour le pire et pour le meilleur. Avec une offensive anti-IVG au Canada, et sa légalisation en Uruguay.

C’est par la bande que le gouvernement canadien s’est attaqué au droit à l’avortement. Un député de la majorité conservatrice a présenté mercredi 26 septembre une « motion » visant à créer un comité parlementaire chargé d’étudier à quel moment un fœtus devient un « être humain ». Sa proposition a été rejetée, mais a reçu le soutien de près de la moitié des députés de la majorité, et de plusieurs ministres… dont celle de la Condition féminine, qui ne s’est pas expliquée sur ce choix. Des membres de l’opposition et des associations demandent sa démission.

Le Figaro souligne que « le chef du gouvernement, connu pour sa main de fer, aurait pu exiger de ses troupes de voter contre la motion. Il ne l’a pas fait. » Le site canadien La Presse observe à l’inverse que « le premier ministre Stephen Harper lui-même avait clairement indiqué qu’il allait voter ‘non’ à la motion de son député », ce qui « a certainement dû décourager plusieurs indécis. »

Si l’avortement est légal depuis 25 ans au Canada, il est sur le point de le devenir en Uruguay. Une première sur le continent sud-américain. Les députés du petit pays ont adopté d’extrême justesse (50 voix contre 49), mardi 25 septembre, un projet de loi autorisant l’IVG jusqu’à 12 semaines de grossesse. Un texte « inspiré de la législation dans les pays européens », note l’AFP.

A l’heure actuelle l’avortement est passible de neuf mois de prison pour la patiente et jusqu’à 24 mois pour le praticien. Le texte doit encore être adopté par le Sénat. Ce qui devrait être plus facile : les sénateurs avaient adopté fin 2011 un précédent texte autorisant l’IVG, mais il n’avait pas été présenté à l’Assemblée nationale, faute de majorité suffisante. « Hormis Cuba, aucun pays latino-américain n’autorise l’avortement sur simple décision de la mère », rappelle l’AFP. C’est tout particulièrement à l’égard de cette région que la journée d’action du 28 septembre a vu le jour.

 

 

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