Accueil Politique & SociétéÉducation Éducation à l’égalité : les ABCD bientôt décédés ?

Éducation à l’égalité : les ABCD bientôt décédés ?

par Arnaud Bihel

HamonLes croisés « anti-genre » ne désarment pas contre les modules sur l’égalité filles/garçons, expérimentés depuis janvier dans 600 classes. Le gouvernement reste ferme sur le principe, mais l’avenir des ‘ABCD de l’égalité’ sous leur forme actuelle est incertain.

Les jours qui viennent s’annoncent cruciaux pour l’avenir des ‘ABCD de l’égalité‘. Avant la fin du mois, le ministre de l’Éducation nationale Benoît Hamon doit décider de l’avenir de ces modules dédiés à l’égalité filles/garçons, expérimentés dans dix académies, 600 classes d’écoles élémentaires, depuis le début de l’année.

Les ‘ABCD de l’égalité’, là où ils sont mis en œuvre, sont plébiscités par les enseignants, par les enfants et par les parents, assurait Najat Vallaud-Belkacem au mois de mars, en insistant sur leur rôle : « Dans les chantiers que l’on a lancés au ministère, cela fait partie des choses les plus importantes qu’on laissera ». Et pourtant. Passeront-il l’été ? La question se pose aujourd’hui.

Patate chaude

Le 28 mai, Le Figaro présentait Benoît Hamon en ministre « gêné » par ce programme. Dix jours plus tard, Le Monde observait également que le gouvernement juge le dossier « miné » et cherche à « lâcher du lest sur cette expérimentation sans donner l’impression de reculer sur un principe, l’égalité entre les sexes, marqueur essentiel d’une politique de gauche ». Des hésitations gouvernementales confirmées par le fait que la circulaire sur la rentrée 2014 ne fait pas explicitement mention des ABCD.

Elucubrations, ont assuré des conseillers des ministères de l’Éducation comme des Droits des femmes. Mais le 10 mai le blog Education du Monde apportait un autre indice de la gêne : les soubresauts qui agitent le Conseil supérieur des programmes. « Le bruit courait que l’éducation à l’égalité filles-garçons et la question explosive de l’avenir des ABCD de l’égalité » seraient confiées au Conseil supérieur des programmes… dont le président a démissionné lundi 9 juin, sans doute en partie parce qu’il refusait de prendre en charge ce sujet polémique.

‘Manif pour tous’ et députés UMP

Derrière les hésitations du gouvernement, on retrouve les vociférations des mouvements traditionalistes qui se sont senti pousser des ailes en s’opposant au ‘mariage pour tous’ et font de l’égalité à l’école un autre champ de bataille. La ‘Manif pour tous’ mène ainsi en ce moment une « consultation gender » très orientée, dans la lignée de la désinformation menée ces derniers mois. L’idée étant de présenter l’éducation à l’égalité comme un élément d’un vaste complot visant à faire de nos chères têtes blondes des êtres au sexe indéterminé, voire homosexuels (Voir : Les dérangés du genre à l’assaut des écoles ou Les « anti-genre » brandissent (encore) la masturbation à l’école).

Et des députés UMP qui s’étaient déjà illustrés contre le mariage homosexuel leur emboîtent le pas pour entretenir la pression sur le gouvernement. Mercredi 11 juin des élus de ‘l’entente parlementaire pour la famille’ recevaient à l’Assemblée des représentants de la ‘Manif pour tous’. Lesquels ont promis une mobilisation à la rentrée si les ABCD ne sont pas abandonnés.

La veille, lors des questions au gouvernement, le député UMP Xavier Breton lâchait l’argument-phare de la Manif pour Tous (« Chacun sait que derrière l’objectif affiché d’égalité entre les sexes se cachent, parfois, des idéologies qui visent à nier l’altérité sexuelle ») avant d’interpeller Benoît Hamon en ces termes : « Monsieur le ministre, pouvez-vous nous rassurer, en nous confirmant que le dispositif des ‘ABCD de l’égalité’ ne sera pas généralisé à la rentrée de septembre prochain ?

« Ce qui m’intéresse, c’est moins le contenant que le contenu »

Devant les députés, le ministre s’est voulu encore une fois catégorique : « L’égalité filles-garçons n’est pas négociable, en particulier dans un contexte où un certain nombre de groupes contestent la simple possibilité d’enseigner cette culture de l’égalité. »

Pour autant, la suite de la réponse de Benoît Hamon ne montre pas un fol attachement au dispositif actuel des ‘ABCD de l’égalité’. Tout en rappelant que son avenir déprendra des conclusions de l’évaluation qui doit lui être remise « dans quelques semaines » par l’Inspection générale de l’Éducation nationale , Benoît Hamon assurait : « L’objectif du Gouvernement est de faire en sorte qu’une véritable culture de l’égalité entre les filles et les garçons soit enseignée demain à l’école. » Mais lâchait aussi : « Ce qui m’intéresse, c’est moins le contenant que le contenu ».

Et d’insister sur « la nécessité de former davantage les enseignants, dans le cadre des écoles supérieures du professorat et de l’éducation, en formation initiale comme en formation continue, sur la manière de lutter contre les stéréotypes et de favoriser le respect mutuel. » Pas question de lâcher du lest sur le principe, donc. Mais en insistant ainsi sur la formation des enseignants, le discours en creux laisse en effet entendre que les modules actuellement expérimentés dans les classes sont loin d’être généralisés.

 

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

La peur du genre éloigne l’égalité femme/homme

 

Photo : Benoît Hamon le 9 novembre 2010. Par Philippe Grangeaud/Solfe Communications

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22 commentaires

22 commentaires

Hep 12 juin 2014 - 12:50

Même si le principe reste louable (et je ne vois pas qui eut s’y opposer sans être ridicule), la forme et la communication autour de cet ABCD est catastrophique. « Nous allons éduquer vos enfants à l’égalité » … sous entendu: vous parents êtes trop arriérés et réacs pour le faire, la République doit s’en occuper.

Au lieu d’essayer d’associer les parents (qui restent les premiers éducateurs de leurs enfants), les abcd adoptent une communication violente de « déconstruction »: sous entendu: encore vous parents arriérés vous éduquez mal vos enfants, la République doit les ré-éduquer à la liberté …

Alors que dire: l’abcd sert à relativiser les stéréotypes (au lieu de parler de déconstruction) et ça passerait tellement mieux. Les mots c’est importants… des guerres auraient pu être évitées en utilisant juste d’autres mots (moins violents).

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de profundis 12 juin 2014 - 18:30

« Hep »
Même si le principe reste louable (et je ne vois pas qui eut s’y opposer sans être ridicule), la forme et la communication autour de cet ABCD est catastrophique. « Nous allons éduquer vos enfants à l’égalité » … sous entendu: vous parents êtes trop arriérés et réacs pour le faire, la République doit s’en occuper.

Au lieu d’essayer d’associer les parents (qui restent les premiers éducateurs de leurs enfants), les abcd adoptent une communication violente de « déconstruction »: sous entendu: encore vous parents arriérés vous éduquez mal vos enfants, la République doit les ré-éduquer à la liberté …

Alors que dire: l’abcd sert à relativiser les stéréotypes (au lieu de parler de déconstruction) et ça passerait tellement mieux. Les mots c’est importants… des guerres auraient pu être évitées en utilisant juste d’autres mots (moins violents).

Mais il faut arrêter la parano. Quand on dit aux parents « nous allons éduquer vos enfants au sport » quel sous entendu voyez vous ??? « déconstruction » c’est violent ? Les stéréotypes pourrissent la vie, les déconstruire est gentil, « pulvériser » ou « massacrer » eut été autrement violent…

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Michel-Louis 12 juin 2014 - 19:10

L’égalité que le gouvernement veut promotionner est effectivement destinée à faire oublier à un garçon qu’il représente le coté mâle du monde de l’humain et que la fille est sa complémentarité féminine. Il serait donc (le garçon), capable de se dire -fille- de se comporter en tous points comme il imagine qu’une fille doit se comporter – ET RESSEMBLER COMPLETEMENT A UNE FILLE… Il faut aussi imaginer: qu’il devra pouvoir se voir et se comprendre un jour comme – UNE MERE ?- ou par delà son état féminin auto-déterminé, tout de même en responsabilité d’effectuer le devoir d’un mâle humain de se mettre en état et mesure de concevoir un enfant… Et, pourquoi pas s’il en a la possibilité, décider par avance et programmer de « faire » -un garçon- ou -une fille-

C’est bel et bon, mais avec le concours de qui, pourra, ou voudra-t-il concevoir ce… bébé ? A moins que les hommes réussissent un jour à pouvoir être « enceints » d’un « bébé ? », ce ne pourra être qu’avec un femme.

Recommençons la description ci-dessus en remplaçant le terme « garçon » par le terme fille, et vice versa… Nous constatons que le raisonnement ne peut être qu’identique au précédent.

Comment il ou elle (comment devra-t-on dire cela ?) saura découvrir son partenaire ? Sera-ce la création d’une famille et quel sera le type de cette famille ? quels principes celle-ci tenterat-elle de faire adopter par leur progéniture au cours de son éducation ? Sera-ce une collaboration biologique ponctuelle ? Et dans ce cas, il faudra répondre aux mêmes questions et à plus encore.

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Michel-Louis 12 juin 2014 - 19:12

Il est impossible de croire possible à terme, qu’un couple homo ou lesbien (bi et trans, pour moi c’est de la rigolade de bobo décervelé ayant refusé d’avoir le courage d’être et rester ce qu’il ou elle est) puisse élever en bénéfice des enfants qu’il n’a pas procréé par le fait, car ce ne sera que du « choisi construit », sans, qu’il s’en rende compte ou non, tenter de faire admettre par ses enfants, les cantiques de sa chapelle.

Des antagonismes naîtront rapidement entre deux genres qui auront pourtant tout fait pour détruire la notion de genre. Et tout cela finira en eau de boudin comme on dit.

Par là dessus, pensez-vous que la nature acceptera de disparaître sans protester de son indignation ? D’une part, le fait naissant de l’interieur même de tous ces enfants ou ne setait-ce que d’une partie d’entre eux y compris serait-elle minotitaire à ce moment. Le désir de déstruction des genres, vient d’une minorité de la société… Cette minorité, imaginons la devenue « majorité », aura-t-elle le culot d’interdire à cette nouvelle minorité, de protester de ce qu’on veut qu’elle devienne ? Les rebelles paieront-ils des amendes ? Iront-ils en prison ?

Alors, est-ce si intelligent que ça, Monsieur Âââmon, ce que vous et vos amis voulez réaliser ? Vous pouvez être certain que vous allez créer le plus grand sujet d’emmerdes que le monde aura connu, alors qu’il ne vous demande rien (à part une bande d’imbéciles qui ne savent pas fermer leur braguette et qui adorent par dessus tout se ballader en casquette et lunettes noires la nuit, sur les parkings des gares ou dans les bosquets… Vous supprimez toute notion de genre ? Alors vous êtes déja en train de couler les fondations d’un grand nombre de nouvelles races. Et ces races là, vous ne les supprimerez pas, ce sont elles qui vous supprimeront.

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Michel-Louis 12 juin 2014 - 19:14

Et… C’est nous qui paierons le prix de vos ignorances. Mon voeu le plus cher est de vivre assez longtemps pour assister à votre calvaire et à celui de vos amis décérébrés.

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Lili 12 juin 2014 - 20:01

NVB dit que l’ABCD est plébiscité…. Si elle le dit…
Je suis allé le voir, ce site. Bon sur le contenu, pas de quoi fouetter un chat en effet. Stéréotypes, égalité, etc.

J’avoue avoir un peu tiqué sur le fait que certains thèmes abordent des questions de sexualité à des âges très jeunes en des termes qui me semblent un peu inadaptés, mais je suppose que pour tous les enfants qui n’en entendent jamais parler à la maison et en entendent beaucoup de c… ailleurs, c’est pas plus mal.

En revanche, le site…. wahou. Lourd, compliqué, tarabiscoté, certains films sont ahurissants de jargon psycho-sociologique, une masse d’info colossale.

Bref, de quoi passionner quelqu’un qui fait une recherche de fond. Et calmer les anti-gender qui veulent bien se documenter (il y en a). Mais un instit qui se préoccupe de la question mais a aussi tout le reste à faire, c’est pas du tout pratique, et il n’y a pas une page de synthèse un peu accessible. Dommage.

L’égalité est là, l’ABCD… on est plutôt au bac + 12 …

Et sinon, le plus triste c’est de voir mes amis « anti-gender » qui ont des vies de famille à faire rêver n’importe quelle féministe… Les clichés et l’ignorance (ainsi que la ségrégation sociale) jouent à plein de tous côtés, les manipulations politico-médiatiques aussi…

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Hep 12 juin 2014 - 23:45

« de profundis »

Mais il faut arrêter la parano. Quand on dit aux parents « nous allons éduquer vos enfants au sport » quel sous entendu voyez vous ??? « déconstruction » c’est violent ? Les stéréotypes pourrissent la vie, les déconstruire est gentil, « pulvériser » ou « massacrer » eut été autrement violent…

1/ Éduquer au sport ne veut rien dire… C’est de l’instruction pure. Après il y a un semblant d’éducation si le prof parle de « valeurs » du sport etc… mais des cours de sport c’est de l’instruction. Bref, ne pas confondre éducation et instruction: c’est justement le fond du problème. Les parents doivent avoir la main sur l’éducation de leurs enfants. Sous-traiter l’instruction à l’école est une chose, dès qu’on parle d’éducation, elle doit être minimale (principes et non pas valeurs, description objective de l’histoire et non pas subjective), sinon la confiance des familles dans l’école laique neutre et républicaine s’éfondre (et c’est ce qui se passe maintenant). Encore un peu et vous allez demander des cours de morale laïque à l’école 🙂

2/ Oui « déconstruction » est violent. Cela veut dire que les parents on déjà fait une construction qui est néfaste pour la liberté de leurs enfants et que l’école est là pour déconstruire et donc ré-éduquer. Ce n’est jamais un bon message.
Au lieu de ça il faudrait relativiser: « Oui il y a des gens normaux et d’autres anormaux (c’est statistique), mais il n’y a rien de mal à être anormal et d’ailleurs c’est pas forcement bon d’être normal ». Ce qu’on fait en ce moment c’est dire « il n’y a pas de normalité, tout le monde il est beau, tout le monde il est normal ». Ca c’est faux. Un stéréotype n’est pas mauvais en soit et les enfants jeunes en ont besoin pour se construire. TOUT apprentissage est basé sur des règles (donc des stéréoptypes). Oui les filles et les garçons SONT différents, mais ça n’empêche aucune fille qui veut être ingénieur de le devenir, ni aucun garçon sage femme.

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Hep 13 juin 2014 - 00:09

« Lili »

Je suis allé le voir, ce site.
En revanche, le site…. wahou. Lourd, compliqué, tarabiscoté, certains films sont ahurissants de jargon psycho-sociologique, une masse d’info colossale.

Ah ce site … en effet s’ils l’avaient pas mis le monde s’en serait mieux porté. TOUTES les vidéos sont des vidéos de … femmes. Quand on regarde le site on a l’impression qu’il y a un stéréotype du sociologue: femme féministe revancharde qui fut jeune dans les années 68 🙂 Je pense qu’il faudrait vraiment déconstruire ça et dire qu’en France il y a aussi quelques sociologues mâles dont un ou deux soutiennent l’ABCD 🙂

Le langage est certes technique, mais ce qui me choque ce sont les tiques verbaux des certaines intervenantes. Et comme chaque conférence est à rallonge on doit se faire vraiment violence pour aller au bout des vidéos.

On se rend compte que pour la plupart l’ABCD ne va pas assez loin 🙂 Pratiquement toutes ces dames sont persuadés que les différences hommes/femme sont à 100% dues à la société et il n’y a rien qui soit du à la biologie. Or il est aussi stupide de dire que tout est du à la société que de dire que tout est du à la biologie. C’est de l’extrémisme pur et dur (peut être en réaction à l’extrémisme de certains réacs, mais de l’extrémisme quand même).

Et puis certains exemples: Au lieu de dire Angélique incroyablement douce est ingénieur on a le fameux « Hector incroyablement fort qui … tricote ». Super! Ouf le challenge!

Enfin, on se rend compte que le garçon est le mal absolu: ce salaud ose occuper 80% de la cours de récréation !!! En plus il ose prendre plus que les filles la parole en classe. Oh ! Du coup ne leur parlons plus à ces garçons pour rétablir l’égalité: ce sont déjà eux qui ratent l’école beaucoup plus que les filles, donc rabaissons les encore, ça va arranger les statistiques.

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Hep 13 juin 2014 - 00:14

« Michel-Louis »
Et… C’est nous qui paierons le prix de vos ignorances. Mon voeu le plus cher est de vivre assez longtemps pour assister à votre calvaire et à celui de vos amis décérébrés.

Bon, bah michel louis … essayez de résumer votre pensée dans un seul poste. Là c’est est trop pour mon esprit obtus. Avec des posts comme ça vous allez ressembler aux vidéos du site de l’ABCD 🙂

Soyez synthétique nom d’une pipe ! Là j’ai tout dit et il me reste 1520 cractéres …

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taranis 13 juin 2014 - 08:50

L’expérience ABCD s’inscrit dans la mission de l’éducation nationale, « respecter les autres, et notamment appliquer les principes de l’égalité des filles et des garçons Le programme scolaire mis en place par le gouvernement n’a rien à voir avec l’enseignement des différences sexuelles, ou la négation de celles-ci. On attendra, évidemment, les témoignages des premiers élèves. Car, une fois encore, les attaques sont déjà outrancières.De quoi parle-t-on ? D’enseigner aux enfants que les inégalités homme/femme existent alors qu’il faudrait les combattre. Que les préjugés sexistes n’ont rien à voir avec les différences sexuelles. On pourrait dire qu’il s’agit d’apaiser la société de quelques-unes de ses tensions qui frappent les rapports entre hommes et femmes, informer les enfants de l’existence d' »inégalités de traitement, de réussite scolaire, d’orientation et de carrière professionnelle  » entre filles et garçons.
Il faut lutter contre les stéréotypes, c’est évident,. L’égalité entre les hommes et les femmes passe forcément par la déconstruction des stéréotypes qui nous enferment dans des rôles socialement (et non biologiquement) déterminés. Les amener à réfléchir aux stéréotypes qu’ils véhiculent est intéressant. L’essentiel réside dans la façon dont les enseignants leur parlent et agissent avec eux. Il y a de la documentation là dessus dans les ABCD et de formations prévues pour les enseignants. Les parents aussi peuvent s’en imprégner, parce que, aussi attentif qu’on soit, on n’est jamais neutre.
Il n’y a bien sur rien à relativiser ou à édulcorer face aux fondamentalistes et autres intégrismes religieux… Si l’on ne s’occupe pas de transmettre aux hommes ces compétences au cours de leur éducation, si on n’insiste pas pour qu’ils les exercent réellement et également au sein des couples, il devient inéquitable et essentialiste, de « réserver » au père une autorité absolue quoi qu’il ait fait ou non pour se qualifier réellement comme parent.

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Hep 13 juin 2014 - 13:06

« taranis »
L’expérience ABCD s’inscrit dans la mission de l’éducation nationale, « respecter les autres, et notamment appliquer les principes de l’égalité des filles et des garçons »

L’EN doit parler de ces PRINCIPES et c’est bien sa mission de faire « respecter les autres, et notamment appliquer les principes de l’égalité des filles et des garçons ».
Mais l’ABCD ne fait PAS ça. Ou alors très mal. Au lieu de voir le verre à moitié plein, l’ABCD voit le verre à moitié vide du coup tout part en vrille. Avec cet ABCD tous les mots ont une consonance négative, de combat et de revanche. « déconstruction, lutte, enfermer dans des rôles, etc… ». Il est normal que ce type d’approche entraîne une réaction d’une grande partie de la population (et il faut arrêter de dire que ce ne sont que les réacs catho-islamistes, c’est trop facile comme « argument »).
Juste un exemple pour montrer à quel point l’ABCD se trompe de cible: En S il y a plus de garçons que de filles. En L c’est l’inverse. Conclusion hâtive: il faut déconstruire, incendier, tout casser et obliger les filles à prendre leur liberté d’aller en S. Analyse plus fine: Les filles se répartissent quasiment à égalité entre L et S, mais par contre les garçons vont à 80% en S. Donc le déséquilibre n’est pas dû aux filles qui n’osent pas prendre leur liberté, mais aux garçons qui n’osent pas prendre la leur. Car un homme qui fait sage femme ça fait rire beaucoup plus qu’un femme qui fait ingénieur, un PD c’est toujours moins bien accepté qu’une gouine. Conclusion non hâtive: au lieu d’insister sur les filles et ne plus parler aux garçons qui de toute façon parlent trop en classe, on devrait se concentrer pour aider les garçons à se défaire des stéréotypes. Car oui, les hommes sont BIEN PLUS victimes des stéréotypes que les femmes, mais eux … ce sont des salopards par définition, des esclavagistes en puissance, des pervers sans nom, pourquoi nous en occuperions nous des ces bourreaux ?

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flo 13 juin 2014 - 13:23

Je trouve pour ma part le site ABCD plutôt intéressant et bien conçu.. il contient des outils et ressources pédagogiques en direction de professionnels, pas forcément exploitables donc pour l’usager lamda… par ailleurs les parents qui refusent que l’on aborde la question de l’égalité entre les filles et les garçons me déconcertent… Ces parents entendent-ils, lisent-ils, ont-ils les mêmes informations que moi sur la question ? entendent-ils le scandale des écarts de salaire ? Entendent-ils l’exclusion des filles de 70 % des métiers offerts aux garçons ? lisent-ils les mêmes statistiques que moi sur le nombre ridiculement bas de femmes dans les sphères de pouvoir et n’en ont-ils pas assez de ce déséquilibre indécent ne reposant sur aucune autre loi que celle de l’exclusion arbitraire et infondée par le sexe ? entendent-ils parler du plafond de verre ? Essaient-ils de comprendre pourquoi cela leur fait froid dans le dos d’imaginer leur fils de 7 ans portant un tee-shirt rose ? Et s’ils répondent « parce que c’est comme ça » savent-ils que non, ça n’a pas toujours été comme ça ? Ne trouvent-ils pas consternant pour leur fille d’ouvrir un manuel d’histoire et de n’y trouver AUCUN nom de femme parmi les 24 présidents de la république qui se sont succédés en France ? Et ont-ils envie que cette aberration dure 2000 ans de plus ? Ne trouvent-ils pas embarrassant de se balader au Louvre avec leurs enfants et de n’y admirer que des œuvres masculines ? comprennent-ils que les violences scolaires, conjugales, ou sociales sont en partie engendrées par l’éducation de certains garçons dans la « toute puissance » et le mépris du sexe opposé ? Ne veulent-ils pas contribuer à rétablir l’équilibre des choix et des rêves à part égale entre leurs enfants ? Mais qui sont ces parents pour s’opposer avec tant d’ardeur à l’ouverture du champ des possibles pour leurs propres filles ??? Je suis dans l’incompréhension…

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taranis 13 juin 2014 - 14:26

[quote name= »Hep »es hommes sont BIEN PLUS victimes des stéréotypes que les femmes, mais eux … ce sont des salopards
Parler des « hommes » et des « femmes » ne va donc jamais de soi, aux fantasmes sur l’identité sexuelle soit-disant naturelle de « la manif pour tous », de celles et ceux qui ne veulent pas de l’enseignement du « genre » à l’école, sans oublier les autorités religieuses diverses qui prônent la « complémentarité » des sexes, soit de fait le refus de égalité réelle entre toutes et tous les êtres humains. Et qu’en ce qui concerne les sexes, il ne s’agit jamais que des femmes, et que la référence immédiate à la biologie vient clore le débat avant même qu’il ne soit ouvert. Les hommes ne sont pas « Stéréotypés’ » il sont simplement enfermés dans un rôle de dominant « tu seras un Homme mon fils » Vous parlez de liberte de choix qui n’existe pas justement parce que nous sommes construit depuis la naissance et que dire des parents qui on fait fructifier leur role, vous voulez suivre des positions relativistes qui acceptent, au nom de spécificités culturelles, des pratiques sociales qui maintiennent la domination des hommes sur les femmes. Votre analyse est totalement farfelue toute les statistiques montre que l’orientation des filles ne se fait pas vers les filières dites « non féminines » ( scientifiques)Comment 50% iraient alors que 80% sont des gars
Le dispositif « ABCD de l’égalité » ambitionne de faire comprendre aux enfants que la différence des sexes n’est pas un obstacle pour choisir une activité culturelle, une activité sportive, un futur métier…Il a pour but de lutter contre les inégalités filles-garçons ..C’est bien les masculinistes qui font la guerre et encore il faudrait 2 forces semblables , c’est plutôt de la mis sous tutelle. C est un vieux procédé Lepéniste de faire passer les réactionnaires pour les victimes

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Hep 13 juin 2014 - 22:22

Taranis, quand tu réponds à un post, essayes de le comprendre d’abord. La première partie de ta réponse est très peu intelligible et elle n’a aucun rapport avec mon post. Mais bon, quand on a pas d’arguments on sort lepen, les religieux, la manif pour tous et autres mots clés pour montrer que ceux qui doutent de l’ABCD sont forcement des réacs… Bref, essayes de vraiment lire et comprendre ce que je dis avant de répondre des phrases au hasard.

Pour les stéréotypes c’est très drôle: les filles sont enfermées dans des stéréotypes, les hommes non. Idem essayes de réfléchir et d’aller un peu plus loin que le paradigmes: les hommes sont par essence mauvais. C’est à cause de gens comme toi que le féminisme n’est plus crédible car il rentre dans l’extrémisme.

Pour les statistiques, des filières non féminines, ça ne veut rien dire. Je vais faire un exemple plus appliqué et simplifié 🙂

Au départ on a 10 filles et 10 garçons. 5 filles vont en S, 5 filles vont en L. 8 garçons vont en S et 2 en L. A la fin on a effectivement 8 garçons et 5 filles en S et 5 filles et seulement deux garçons en L. A qui la faute ? Pas aux filles qui vont de manière égale dans les filières dites féminines et non féminines. Mais aux garçons qui vont surtout dans les filières non féminines. Source: http://media.education.gouv.fr/file/2012/66/0/DEPP-filles-garcons-2012_209660.pdf à partir de la page 21. Donc si au total il y a plus de filles en scientifique c’est parce que un poids bien plus considérable pèse sur les garçons qui n’osent pas aller dans les filières féminines.

Enfin l’ABCD, ce serait bien qu’il ambitionne à dire aux enfants qu’ils peuvent choisir l’avenir qu’ils veulent. S’il ferait vraiment que ça je serai à 100% pour.

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Hep 13 juin 2014 - 22:46

[quote name= »tournesol »]Je trouve pour ma part le site ABCD plutôt intéressant et bien conçu.

>> Concernant le site, il suffit de lire mon post en dessous pour voir ce que j’en pense. Comme tout l’ABCD l’idée est louable la manière de faire catastrophique.

… par ailleurs les parents qui refusent que l’on aborde la question de l’égalité entre les filles et les garçons

>> Là je ne me sens pas concerné. Il FAUT aborder ce principe. Mais il ne faut pas aller plus loin à la place des parents.

Ces parents entendent-ils le scandale des écarts de salaire ?

>> Oui, pour cela il faut légiférer pour interdire les écarts de salaires et pour imposer des congés parentaux égaux.

Entendent-ils l’exclusion des filles de 70 % des métiers offerts aux garçons ?

>> Et combien de garçons exclus des métiers offerts aux filles ?

entendent-ils parler du plafond de verre ?

>> C’est un plafond que les femmes s’imposent. Il leur incombe de le briser.

Ne trouvent-ils pas consternant d’ouvrir un manuel d’histoire et de n’y trouver AUCUN nom de femme parmi les 24 présidents ?

>> Non, c’est normal il y en a pas 🙂

comprennent-ils que les violences scolaires, conjugales, ou sociales sont en partie engendrées par l’éducation de certains garçons dans la « toute puissance » et le mépris du sexe opposé ?

>> Ok, alors rééduquons tout le monde.

Mais qui sont ces parents pour s’opposer à l’ouverture du champ des possibles pour leurs propres filles ???

>> Je suis tout à fait pour et je peux d’ailleurs le faire moi même pour ma fille, pas besoin d’un ABCD. L’école doit rappeler ces principes. Elle doit aussi relativiser les stéréotypes sur les filles ET les garçons. Par contre elle doit se garder d’aller sur le terrain miné des valeurs et encore plus dans une pédagogie négative et de déconstruction comme l’ABCD.

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taranis 13 juin 2014 - 23:34

Au sein de l’enseignement général et technologique, les filles se détournent des filières scientifiques et techniques. Après l’obtention du bac, au sein des classes préparatoires aux grandes écoles, les femmes représentent 75 % des étudiants dans les filières littéraires et 30 % des élèves scientifiques. Au final, seulement 26 % des diplômes d’ingénieurs sont délivrés à des femmes.
Or la filière scientifique représente des débouchés professionnels prestigieux et bien rémunérés, tels qu’ingénieur ou médecin. Pourquoi cette autocensure ? Les enseignants en sciences et mathématiques ont des attentes différenciées pour les filles et les garçons
Les enseignants, dès le primaire – quand filles et garçons réussissent aussi bien en mathématiques – prédisent pour le futur une meilleure réussite dans ce domaine pour les garçons que pour les filles A niveau égal en mathématiques, les parents considéreront que leur enfant est meilleur s’il est un garçon. Ils estimeront également que leurs filles réussissent à cause de leur sérieux et de leurs efforts, et les garçons grâce à leur capacité .Ces détails dans la manière de traiter filles et garçons peuvent paraître insignifiants. Et pourtant, ils agissent de manière sournoise sur la confiance en soi mais aussi la prise de risque ou l’ambition. Attribuez si vous voulez des stéréotypes à chaque sexe, c’est même l’objet du débat les rôles prédéterminés, l’inégalité est contenue dans ceux-ci. En effet vous êtes bien plus instruite que moi et vos chiffres sont vérifiables et vous avez l’avantage de la maitrise, je m’excuse donc de ma sottise et de sauter les étapes Alors disons que quand ils se jugent très bons en mathématiques, 8 garçons sur 10 vont en filière scientifique, contre 6 filles sur 10. Il n en reste pas moins vrai que tout au long de sa socialisation, l’enfant puis l’adolescent va apprendre à identifier et à adopter les conduites et les activités de sa “culture” de sexe

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taranis 13 juin 2014 - 23:39

Vous êtes vachement agressives et agressifs » Chez les féministes, il y a aussi des hommes. L’agressivité ressentie est beaucoup plus importante que l’agressivité réelle, en fait, les gens se sentent agressés parce qu’ils vivent notre dénonciation du sexisme comme une insulte

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09 Aziza 16 juin 2014 - 16:29

Il est effectivement absurde de nier la différence des sexes pour parvenir à l’égalité! Etre une femme ou un homme n’est pas intégralement un montage culturel. Malheureusement, certains courants féministes excitent sans le vouloir les paranoïaques du genre avec une sorte d’obsession de la similitude et de l’assimilation. Si hommes et femmes ont les mêmes capacités, et peuvent exercer les même professions ou activités, à quelques exceptions prés, cela ne veut aucunement dire qu’ils sont des androgynes jumeaux. Les courants de Libération des femmes qui interrogeaient vraiment l’expérience des femmes, et leur rapport à la vie et à l’altérité, sont étouffés.

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taranis 19 juin 2014 - 11:15

Moi , ma lassitude viens plutôt des personnes ouvertement « anti égalité » qui débutent leurs phrases avec « les petites filles sont comme ci » ou « les petits garçons sont comme ça ».
Actuellement tout le monde veut faire part de son avis sur la question et avoir une position concernant les théories sur les différences entre petits garçons et petites filles. Depuis le projet d attribution des mêmes droits aux couples homosexuels j’ai à peu près tout entendu : que il parait que c’est un garçon car il ne tient pas en place, que c est une vraie fille parce qu’elle est coquette (être et paraitre)…Mais pourquoi ne pas simplement dire : j’ai deux enfants, différents, avec chacun leurs goûts, leurs intérêts, leurs personnalités. Essayons de les aider à grandir et à se développer dans la mesure de nos capacités. Quant aux gens éduqués, ils vous disent avec conviction qu’ils croient tous profondément à l’égalité entre les hommes et les femmes et qu’ils n’ont pas du tout conscience du biais de leurs commentaires. Ce qu’il y a de plus surprenant en y réfléchissant, c’est de prendre conscience de ses propres biais lorsque qu’on s adresse à des enfants de sexes différents .Alors comment faire mieux que les autres. Comment faire pour préserver vos enfants de la pression sociale d’agir en gars ou en fille? Ces initiatives qui tentent de favoriser une socialisation non-genrée, sont des idées que je trouve très intéressantes et je ne comprends pas ce qu’il y a d’hystériquement féministe à cela – Mais bon, je confesse mes défauts : l’utopie et l’acharnement.

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flo 19 juin 2014 - 11:24

@ hep – mon commentaire ne vous était pas spécifiquement destiné.. je notais simplement mon incompréhension devant la peur voire le rejet que le concept d’ABCD de l’Egalité provoque chez certains parents

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LouPerdrix 23 juin 2014 - 23:17

Hélas je n’ai plus les références en tête, un bouquin qui traitait de l’enseignement des maths dans le Primaire (lu vers 2002 alors que je mettais au point une méthode d’enseignement des maths en français). Ce que j’en ai retenu, c’est qu’une instite observée dans sa classe pendant des mois montrait un sexisme flagrant sans en avoir aucune conscience. Elle rejetait systématiquement les (bonnes) réponses de sa meilleure élève qu’elle allait jusqu’à dénigrer, et favorisait automatiquement un garçon qui répondait presque toujours faux, etc. Bref, gros malaise à la lecture de cette étude tout à fait sérieuse, je m’empresse de préciser. Je me rappelle vaguement quelques remarques et hypothèses du ou des observateurs : primo lorsqu’un prof n’est pas très sûr de lui en maths il (elle) a tendance à agresser ses élèves peu sûrs d’eux (des miroirs sans doute). Deuxio, les femmes sont les plus sexistes vis à vis des filles. J’ai également observé ce rejet du féminin par les femmes elles-mêmes de nombreuses fois. Je n’ai pas d’explication, je m’imagine seulement que certaines (nombreuses) femmes n’ont pas très envie de voir d’autres femmes réussir là où elles ont échoué. Ou réussir tout court. Je crois donc que le ministère, sans doute au fait de ce genre de publications, a décidé de former les profs indirectement, en leur faisant croire que ce serait à eux de « former » les enfants sur l’égalité (enfants pourtant peu « inégalitaires » naturellement mais qui apprennent à le devenir après le CP.) Les ABCD de l’égalité s’adressent donc aux profs, c’est mon petit doigt qui me le dit ! 😉 (Rappel : les profs et surtout au Primaire sont pour la plupart des femmes. 😉 😉 😉 ) A bonne entendeuse.

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taranis 24 juin 2014 - 08:33

Une recherche ethnographique de quinze mois dans un lycée de banlieue en situation d’observation participante a fait l’objet d’un rapport sur les relations entre élèves et personnels éducatifs en tant que rapports sociaux de sexe. Alors que les amours et les sexualités des adolescent-e-s sont invisibilisées, les questions de genre irradient tous les espaces du lycée. Dans la salle de classe, résonnent de nombreux propos, de la part des élèves, mettant en avant les formes de sexualités autorisées et valorisées. La co-construction des normes de genre dans l’espace scolaire s’inscrit dans les discours en termes de sexualité. Enfin, le rapport pédagogique lui même, dans les moments qui ne relèvent pas de l’acte d’instruire, comporte des dimensions fortement sexualisées.
la généralisation du dispositif des « ABCD de l’égalité est donc attendue , c’est le sens de la lettre adressée a M Hamon par un collectif d’associations de promotion de l’égalité femmes-hommes, association de parents d’élèves, syndicats des personnels de l’Éducation nationale, d’étudiant-es et de lycéen-nes, Les différences sexuées ordonnées par une société légitiment une division du travail et des positions de pouvoir, des hiérarchies et des modes de relations normées qui seraient censés relever d’une nature. Du trouble survient quand cet ordonnancement est remis en question par la modernité socio-politique et que les sujets revendiquent leurs droits à vivre autrement en affirmant leur singularité.

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