L’égalité filles/garçons au cœur de la refondation de l’école

par Arnaud Bihel

Ecole_h150De la maternelle à l’orientation au lycée, le projet de loi sur la refondation de l’école consacre le principe d’égalité entre les femmes et les hommes. Un principe qui n’apparaissait pas, jusque là, dans le Code de l’éducation.


 

Le projet de loi « d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République », un des grands chantiers du gouvernement, vient d’être dévoilé. Le texte prévoit une série de réformes, de la maternelle au lycée, à partir de 2014.

Parmi les propositions nouvelles, le développement d’une éducation artistique et culturelle, ou celui de l’enseignement numérique. Le texte, comme prévu, réintègre dans le Code de l’éducation la scolarisation « dès l’âge de 2 ans révolus ». Le projet de loi, qui sera examiné par le Parlement au début de l’année 2013, s’illustre également par la mise en avant de l’égalité entre filles et garçons. Un objectif souligné à plusieurs reprises dans le texte. Et c’est une nouveauté.

La notion d’« égalité entre les femmes et les hommes » fait ainsi son apparition dans les principes et objectifs de l’école fixés dès le premier article du Code de l’éducation.

De la maternelle au lycée

Elle s’impose également au sein de l’enseignement « moral et civique » cher au ministre Vincent Peillon. Jusque là, le Code de l’éducation indiquait que « l’école, notamment grâce à des cours d’instruction civique, doit inculquer aux élèves le respect de l’individu, de ses origines et de ses différences. » Cela deviendrait, selon le projet de loi : « L’école, notamment grâce à un enseignement moral et civique, fait acquérir et comprendre aux élèves le respect de la personne, de ses origines et de ses différences, l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que les valeurs de la laïcité. »

L’égalité fait aussi son apparition, plus précisément, dans les missions fixées à l’école maternelle. Il lui incombe d’assurer « une première acquisition des principes de la vie en société et de l’égalité entre les filles et les garçons. » Pour l’heure, seule la première partie de cette phrase existe dans le Code de l’éducation.

Dans le second degré, l’article consacré à la formation et à l’orientation souligne qu’elles « favorisent la représentation équilibrée entre les femmes et les hommes parmi les filières de formation. » Encore une nouveauté. Jusque là le Code de l’éducation ne faisait pas référence à la question du genre. Le rapport annexé au projet de loi souligne plus loin : « Il s’agit de faire de l’orientation – que ce soit vers l’apprentissage, une filière professionnelle, technologique ou générale – un choix réfléchi et positif et non une étape où l’élève est passif, déterminée uniquement par ses résultats au collège et les stéréotypes de genre. »

2013, « année de mobilisation »

« Mettre l’égalité des filles et des garçons au cœur même de la refondation républicaine de l’école », c’était la volonté exprimée dès le mois de septembre par les ministres de l’Éducation nationale et des Droits des femmes. Hors du cadre législatif, les deux ministères avaient déjà annoncé une série de mesures dans cette voie. Que ce soit la mise en place d’un module obligatoire « égalité femmes – hommes » dans le cadre de la formation des enseignants, ou l’expérimentation dans le premier degré du programme « ABCD de l’égalité » – une déconstruction des stéréotypes basée sur des jeux et des outils ludiques. Ce programme sera d’abord expérimenté dans cinq académies et généralisé en 2014 s’il s’avère concluant. La volonté de mettre enfin en œuvre l’éducation à la sexualité participe également de cette démarche.

Le ministère de l’Éducation nationale recense ces pistes d’action en soulignant que « 2013 constituera une année de mobilisation pour « l’égalité à l’école » associant l’ensemble des acteurs éducatifs et associatifs. »

 

 

Photo : « Liberté, Egalité, Fraternité » sur le mur d’une école publique de Villeurbanne, France, 2007 © Cédric Lafont

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7 commentaires

Lili 6 décembre 2012 - 15:29

Est-il fait mention de la question de la sur-féministation des métiers de l’éducation nationale et d’éventuelles mesures pour que cela évolue?

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Brun Jacqueline 6 décembre 2012 - 16:03

je m’étonne toujours que les religions puissent énoncer des interdits sexistes en infraction avec la constitution et la législation… Il n’y a pas d’éducation sans rappel à la loi … Commençons par rappeler l’égalité de l’homme et de la femme aux religions…si bien écoutées par nos dirigeants !

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AUGER 6 décembre 2012 - 16:06

Il y a actuellement dans des colleges en entrée de 6sme une discrimination simplement par le nombre de classes. Dans un college mixte, sur 6 classes de 6eme, 4 sont réservées aux garçons et 2 aux filles alors que la propotion des élèves est très équilibré entre filles et garçons en CM2…

Cherchez l’erreur .

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AUGER 6 décembre 2012 - 16:07

Il y a actuellement des colleges MIXTES en entrée de 6eme où sur 6 classes de 6eme 4 classes sont réservées aux garçons et 2 seulement aux filles. Pourtant le nombre d’élèves est équilibré entre filles et garçons en CM2.

cherchez l’erreur

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Lili 7 décembre 2012 - 09:06

« AUGER »
Il y a actuellement des colleges MIXTES en entrée de 6eme où sur 6 classes de 6eme 4 classes sont réservées aux garçons et 2 seulement aux filles. Pourtant le nombre d’élèves est équilibré entre filles et garçons en CM2.

cherchez l’erreur

Je ne comprends pas. Comment peut-on « réserver » des classes à garçons ou filles? C’est un collège public? C’est illégal.

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lol 13 février 2013 - 18:28

fjhtf

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lol 13 février 2013 - 18:28

c du n importe quoi

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