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En Géorgie, la course aux exécutions

par La rédaction

En mars, l’État n’aura plus accès au sédatif utilisé pour les injections mortelles.


 

L’État de Géorgie, aux États-Unis, s’est lancé dans une course contre la montre morbide, observe The Guardian. Andrew Allen Cook, 38 ans, condamné à mort pour un double meurtre en 1995, a été exécuté par injection jeudi 21 février. Et les autorités de l’Etat font tout pour exécuter avant la fin du mois Warren Hill, considéré par des médecins comme déficient mental.

Cette course contre la montre a une raison bien précise : le sédatif utilisé en Géorgie pour exécuter les condamnés à mort, le pentobarbital, ne sera plus à disposition à partir du 1er mars. Son fabricant, la société danoise Lundbeck, ne souhaitant pas qu’un médicament, par essence destiné à sauver des vies, soit utilisé pour donner la mort. Les autorités de l’État assurent toutefois qu’elles trouveront les moyens de se fournir. En Géorgie, 94 personnes attendent dans le couloir de la mort.

Accélération des exécutions au Japon ?
Au Japon, ce sont trois condamnés à mort qui ont été exécutés par pendaison cette semaine. Ce qui inspire à Amnesty international la crainte d’une « accélération du rythme des exécutions » alors que le nouveau Premier ministre Shinzo Abe a pris ses fonctions en décembre dernier.
Lors du précédent gouvernement de Shinzo Abe – qui avait duré moins d’un an, entre 2006 et 2007 – le Japon avait pendu 10 condamnés à mort, un chiffre record.

Sur le front de la peine de mort aux États-Unis, les bonnes et mauvaises nouvelles s’entrecroisent. Ainsi, l’Etat du Maryland pourrait prochainement abolir la peine capitale. Dans plusieurs autres États, des gouverneurs se sont dits prêts à aller dans ce sens : c’est notamment le cas en Arkansas, dans le New-Hampshire ou le Colorado, relevait récemment The Economist.

En avril 2012, le Connecticut devenait le 17ème État américain à tourner le dos à la peine capitale. En revanche, à la fin de l’année, les électeurs de Californie, par référendum, disaient non à l’abolition. Ce sont encore 33 États qui appliquent la peine de mort, dont une douzaine qui y ont effectivement recours.

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