Accueil International Et si les femmes faisaient perdre Trump

Et si les femmes faisaient perdre Trump

par La rédaction

Premier acte de Trump président

Les femmes seraient moins enclines à voter pour le président sortant des Etats-Unis en 2020. Mais ce n’est pas forcément à cause de sa misogynie.

Pour l’élection du nouveau Président des Etats-Unis ce 3 novembre, 37 % des femmes voteraient pour Donald Trump contre 61 % pour son concurrent démocrate Joe Biden, indique un sondage de CNN publié le 28 octobre. Ce qui confirme une tendance à bouder Trump chez les femmes :  selon une étude de Pew Research Center réalisée entre fin septembre et début octobre, 39 % des femmes auraient voté pour le président sortant et 55 % pour Joe Biden. Ce désamour serait plus marqué chez les femmes vivant en zone péri-urbaines et dans la catégorie des femmes hispaniques et afro-américaines.

Cela signifie-t-il que le féminisme gagne du terrain aux Etats-Unis ? Pas sûr. La plupart des observateurs expliquent ce recul par un désaveu plus global lié à la gestion de la crise du Covid par Donald Trump et à la question du racisme aux États-Unis. Le président sortant a perdu du terrain dans les banlieues chez les femmes mais aussi chez les hommes. Il a aussi perdu la confiance d’une partie des personnes âgées -et des femmes en particulier- en traitant avec désinvolture la crise sanitaire.

En 2016 sa misogynie était connue, ce qui n’avait pas empêché 42 % des femmes de voter pour lui. (Lire : TRUMP, LA HAINE ET LA MISOGYNIE AU POUVOIR) Quelques mois avant son élection en 2016 pourtant, plusieurs groupes dénonçaient la haine des femmes exprimée par Trump. Mais sans réussir à empêcher son élection. Plusieurs marches de femmes avaient été organisées aux Etats Unis et dans le monde après cette élection (lire ici ou ).

Pendant son mandat, le Président des Etats-Unis ne s’est jamais départi de sa misogynie. Et les craintes des féministes se sont révélées fondées tout au long des quatre années de présidence Trumpienne. Dès son investiture, un de ses premiers actes a été de signer un décret réinstaurant la « Global Gag Rule » : les États-Unis ne finançaient plus la moindre organisation favorisant, de près ou de loin, l’accès à l’avortement dans le monde. L’image qui illustrait cette signature le montrait entouré d’hommes. (Un symbole qui avait d’ailleurs fait réagir la ministre suédoise chargée du Développement et du Climat, Isabella Lövin. Elle s’était photographiée, entourée de femmes, signant un décret comme Trump.)

Depuis, les atteintes à l’IVG se sont multipliées dans plusieurs Etats. En 2017, le président a rompu le financement de l’accès au planning familial pour les plus pauvres. Il a même participé à une marche contre l’avortement en janvier 2020

Au-delà de cette atteinte à des droits fondamentaux, le président Trump a fait assaut de virilisme ridicule se vantant ici d’avoir un bouton nucléaire « plus gros et plus puissant » que celui de Kim Jong-un. Ou refusant, là, d’admettre que le chien des forces spéciales qui avait assuré la réussite de l’opération militaire contre le leader de Daech en décembre 2019, pouvait être une chienne puisqu’il le présentait comme « Un Héros américain »… Pour ne citer que quelques faits d’armes de Trump. Malgré ce sexisme XXL, il n’est pas exclu qu’il puisse à nouveau être élu.

Lire aussi dans Les Nouvelles News

« JE PARLE », KAMALA HARRIS DÉBUSQUE LES PIÈGES SEXISTES
Partager cet article

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

0 commenter

Laisser un commentaire