Accueil Sport Les femmes n’ont pas « l’aptitude mentale » pour gagner en Formule 1

Les femmes n’ont pas « l’aptitude mentale » pour gagner en Formule 1

par La rédaction

C’est ce que pense l’ancien champion des années 50 Stirling Moss. « Nous ne sommes pas de la même génération », lui répond la pilote Susie Wolff. Question d’argent, les départage Bernie Ecclestone.


 

Verra-t-on un jour, pour la première fois depuis l’Italienne Lella Lombardi dans les années 1970, des femmes se frotter aux hommes sur les circuits de Formule 1 ? La question a provoqué le débat lundi 15 avril sur la BBC, après qu’un ancien champion britannique a jugé que les femmes n’avaient pas « l’aptitude mentale » pour gagner une course.

« Je crois qu’elles ont la force physique, mais je ne suis pas sûr qu’elles aient l’aptitude mentale pour rouler à la dure, roue contre roue », a déclaré lundi 15 avril sur une antenne de la BBC l’ancien pilote Sir Stirling Moss, 83 ans.

« Je pense qu’une femme aurait beaucoup de mal à gérer la tension mentale. Je ne crois pas, tout simplement, qu’elles aient l’aptitude à gagner une course de F1 », conclut celui qui fut quatre fois vice-champion du monde de Formule 1 dans les années 1950.

« Les choses étant ce qu’elles sont… »

Il s’est aussitôt attiré les foudres de Susie Wolff. Cette Écossaise de 30 ans, qui est depuis l’an dernier pilote de développement pour l’écurie Williams, se dit « abasourdie » par cette interview. « J’ai beaucoup de respect pour Sir Stirling et ce qu’il a fait, mais je pense que nous ne sommes pas de la même génération », a répondu Susie Wolf. Si les pilotes il y a 60 ans, du temps de Stirling Moss, « mettaient leur vie en danger », la Formule 1 aujourd’hui « est bien plus sûre ».

Ce n’est pas une question de force physique ou mentale, mais de logique économique, analyse pour sa part le grand patron du circuit, Bernie Ecclestone : « Il n’y a aucune raison qu’une femme ne puisse pas être en compétition avec un homme. Malheureusement, les choses étant ce qu’elles sont, je n’imagine pas qu’une femme ait un jour la chance de piloter une Red Bull ou une Ferrari [les deux écuries qui dominent la F1 aujourd’hui, NDLR] », a-t-il expliqué à la BBC. « La seule chance peut provenir d’une équipe mineure – et ils ne prendront que quelqu’un avec un gros sponsor. Le problème, et je le regrette, est que beaucoup de femmes qui pourraient sans doute courir aussi vite que des hommes n’en auront pas la possibilité. »

Susie Wolff dit partager cette analyse (on pourrait objecter que Bernie Ecclestone a sans doute le pouvoir de modifier « les choses » qu’il dit regretter) mais reste optimiste : « J’en suis au stade où j’essaie encore d’entrer en F1, mais je crois fermement que c’est possible ; sinon, je ne serais pas en train d’essayer. »

 

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6 commentaires

De profundis 15 avril 2013 - 15:54

il doit vraiment avoir un tout petit zizi

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florence 15 avril 2013 - 17:31

et quand bien même les pilotes mettraient encore de nos jours leur vie en danger.. des femmes pilotes seraient bien assez grandes pour décider elles mêmes de mettre -ou pas- leur vie en jeu ! marre de ces discours infantilisants et protecteurs.. comme par hasard ces messieurs sont bien moins « chevaleresques » lorsqu’il s’agit de savoir si la prostitution est un métier dangereux ou pas..

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Shetty 16 avril 2013 - 07:07

« florence »
et quand bien même les pilotes mettraient encore de nos jours leur vie en danger.. des femmes pilotes seraient bien assez grandes pour décider elles mêmes de mettre -ou pas- leur vie en jeu ! marre de ces discours infantilisants et protecteurs.. comme par hasard ces messieurs sont bien moins « chevaleresques » lorsqu’il s’agit de savoir si la prostitution est un métier dangereux ou pas..

TOUT A FAIT! merci. Les femmes peuvent faire les mêmes choses que les hommes, ne vous en déplaisent, et ont même le droit d’en décider par elles-mêmes. Et si vous vous sentez émasculés messieurs, retournez dans les années 50 avec ce pauvre type.

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Genn 16 avril 2013 - 07:37

Ce monsieur devrait se renseigner sur les femmes pilotes du début du siècle dernier et sur d’autres « aventurières » (Amelia Earhart, Hélène Boucher…), il en prenait un peu de la graine sur les aptitudes mentales des femmes.

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titine 16 avril 2013 - 09:05

Moi je lui suggère plutôt d’appuyer sur la touche Echap. Remarque, F1 c’est l’aide, et il en aurait bien besoin.

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Elisa - 12ans 23 juillet 2013 - 21:04

Je m’appelle Elisa et je n’ai que 13ans mais je sais ce que je veux faire de ma vie, c’est-à-dire pilote de F1…
Et déjà à 13ans je trouve que ce journaliste ne vit pas avec son temps et je trouve que les femmes sont assez grande que pour décider elle-même si oui ou non elles en sont capable !
Bisous tout le monde !

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