Accueil Société La France : pays de l’idéal de la minceur… pour les femmes

La France : pays de l’idéal de la minceur… pour les femmes

par Arnaud Bihel

Une étude de l’Ined souligne comme la norme de la minceur varie en fonction des sexes et des pays. Quand en France elle pèse fortement sur les femmes, en Uruguay, ce sont les hommes qui sont les premiers concernés.


 

La valorisation de la minceur n’est pas la même en Irlande qu’au Mexique. Elle n’est pas non plus la même pour les femmes et les hommes en fonction des pays. L’enquête internationale de l’Ined (Institut national d’études démographiques) sur « les normes de minceur », publiée mercredi 23 octobre, explique que l’idéal de corpulence chez les femmes et les hommes varie très largement d’un pays à l’autre.

Réalisée auprès de 20 000 personnes dans 13 pays, sur 4 continents, l’étude dévoile également que les disparités sont plus importantes entre les sexes dans certains pays.

Des normes relatives

Parmi eux, la France, où la minceur est bien plus valorisée pour les femmes que pour les hommes. Elle est « peu appréciée » pour les hommes (37%), et beaucoup plus pour les femmes (53%). C’est même le pays où les différences relatives entre les idéaux masculins et féminins sont les plus marquées.

Le pays se situe ainsi juste derrière la Corée du Sud, pour qui la norme de la minceur est reine. Sauf que Coréennes et Coréens sont soumis au même diktat de la minceur. Dans ce pays, l’idéal mince ou très mince est préféré pour les femmes à 81% et pour les hommes à 80%.

Une parfaite égalité qu’on retrouve également en Irlande, où la norme de corpulence est la même pour les deux sexes. Mais, à l’inverse de la Corée du Sud, assez élevée. La corpulence est ainsi l’idéal corporel à 56% pour les hommes, et 54% pour les femmes.

L’étude révèle qu’en Autriche, au Mexique ou en Uruguay, la norme de la minceur pèse en revanche davantage sur les hommes. En Uruguay par exemple, la forte corpulence est valorisée à 52% pour les femmes quand la minceur est préférée pour les hommes à 62%.

Écart entre corps idéal et corps réel

Hormis en Corée du Sud où l’idéal corporel est quasiment identique à l’indice réel de masse corporel (IMC), l’étude souligne que le « corps désirable » ne correspond pas vraiment à la corpulence réelle des individus.

Pour les chercheurs de l’Ined, l’écart entre corps idéalisé et corps réel est à mettre en relation avec le fait que six Françaises sur 10 affirment vouloir perdre du poids. Même si ce sont les Françaises, avec les Italiennes, qui sont les plus minces en Europe.

« Dans un contexte social où les individus apparaissent responsables, voire coupables, de leur corpulence, l’insatisfaction qui en résulte quant à leur poids peut avoir des conséquences notables en termes de comportements pouvant conduire à des régimes amaigrissants ou même à des dérèglements alimentaires », affirme l’étude.

 

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