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François, François et les autres

par Isabelle Germain

C’est une bien mâle délégation qui s’est rendue à Rome ce vendredi 24 janvier avec le président de la République. Sur le site de l’Elysée, dans la délégation officielle figurent les noms de deux ministres, Manuel Valls et Guillaume Garot, deux parlementaires hommes, des invités comme Nicolas Hulot ou l’avocat Jean-Pierre Mignard, des présidents d’associations et deux journalistes : le directeur de Témoignage chrétien et… La directrice de la Croix, Dominique Quinio, qui est l’une des rares femmes dirigeant un grand journal d’information générale en France.

 

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10 commentaires

taranis 24 janvier 2014 - 15:10

La majorité de celles et ceux qui au sein du catholicisme se font les promoteurs des femmes essentialisent la « nature féminine », et par symétrie la « nature masculine ». Pourtant, on aurait pu s’attendre à ce que la parole révolutionnaire de Paul traverse et insuffle jusqu’à nous : « Il n’y a ni homme ni femme. Car vous ne faîtes qu’un dans le Christ Jésus….Beaucoup parmi les fidèles chrétiens voient bien qu’évidemment femmes et hommes sont égaux, qu’il y a autant, sinon plus, de différences physiques et cognitives entre hommes d’une part et entre femmes d’autre part qu’il y en a entre la moyenne des hommes et la moyenne des femmes. Beaucoup parmi celles et ceux engagés dans les mouvements féministes ne cessent de s’étonner que l’Eglise s’attache tant à survaloriser la différence des sexes alors que le commandement d’amour universel de Jésus-Christ se moque de cette différence, comme des autres différences que l’on peut utiliser pour diviser l’humanité. C’est parce que tant de femmes, surtout les plus pauvres, sont si méprisées qu’elles ne finissent pas se mépriser comme êtres humains, qu’il faut, à la lumière de leur vie, re-théologiser et re-philosopher la problématique du mal et du salut. C’est pour qu’elles arrivent à rendre grâce pour leur être féminin sans entretenir le désir d’être nées hommes, qu’une réflexion sur leurs maux et leur salut se justifie. C’est finalement pour essayer de dénoncer l’anti-féminisme présent dans nos sociétés et nos Eglises, surtout l’anti-féminisme déguisé dans une conception apparemment démocratique et bienveillante envers tous les êtres humains

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delandre 24 janvier 2014 - 16:50

Si la laïcité était respectée Hollande et cie ne se déplaceraient même pas pour ce con de pape rétrograde ! Quand on voit que les maisons de retraite acceptent encore des religieux pour la messe le mercredi ou que même des piscines mettent des crèches à Noël on se demande où on est.

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Lili 27 janvier 2014 - 10:52

… dommage que notre Président si prompt à donner des leçons de modernité n’ait pas profité de l’occasion pour arriver avec une délégation féminisée. Ca aurait fait du bien au Vatican. On ne peut que constater que dès qu’il s’agit d’effacer les femmes, tout le monde est sur la même longueur d’ondes…

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LEZ 28 janvier 2014 - 12:58

L’équivalent de  » moi Président, décide de mettre fin à ma vie commune avec Madame X  » a du mal à passer.
Ce n’est pas de l’inélégance mais du machisme .
De toutes façons avec un ministère des droits des femmes sous tutelle du 1er ministre, on se doutait bien que la mentalité n’avait pas changé.
On nous le prouve à chaque occasion

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Aziza 28 janvier 2014 - 14:21

@delandre: le Vatican est un Etat. F. Hollande a bien expliqué qu’il s’agissait d’une visite d’un chef d’état à un autre. par ailleurs, on est en droit de critiquer les positions du pape, mais le traiter de « con » est offensant et bien peu argumenté! Peu de politiques sont aussi sensibles que lui au drame des immigrants noyés sur toutes les mers, juste pour avoir cherché à ne pas mourir de faim.
Je vous rappelle aussi que la la¨cité signifie la liberté d’expression de toutes les religions sans distinction, et le fait qu’il n’y ait pas de religion d’Etat.Il n’est pas interdit de placer une crèche où que ce soit. les crèches font en général l’émerveillement des enfants de toutes origines. ON est libre de leur dire qu’il s’agit d’une légende chrétienne si l’on n’est pas chrétien…

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taranis 28 janvier 2014 - 16:01

Qu il y est des offices religieux dans les maisons de retraite organisés pour les croyants ne me dérange pas si, les athées ne sont pas « poussés » dans la salle !! Quant à la crèche dans une piscine ouverte au public mon intolérance s’oppose au prosélytisme Sinon chaque groupe peut exiger des accommodements religieux défiant le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est par exemple en prétextant que la religion musulmane ne leur permet pas de se baigner devant des hommes que les municipalités aux détriments d’ailleurs des autres usagers, accèdent parfois aux demandes même minoritaires en faveur du principe de non mixité, justifié par l’honneur ou autrement, peut répondre à court terme aux besoins de certains individus, y compris des femmes, mais il est contre-productif à long terme. Loin de favoriser l’intégration, comme l’affirment certains, cela favorise plutôt la ghettoïsation ou l’apartheid, basé sur le genre et sur l’identité ethnique ou religieuse. Finalement, la tolérance et l’ouverture à la diversité culturelle et religieuse, nécessaires pour favoriser le vivre-ensemble, n’impliquent pas de conforter des traditions patriarcales, qui considèrent toujours les femmes comme des êtres impurs, sources de malédiction et de chaos social dont il faut protéger les hommes. Le principe d’égalité des sexes est un des principes fondamentaux de la République.

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taranis 28 janvier 2014 - 16:03

Si le sapin ou la crèche est autorisé et comme vous pouvez le savoir le sapin est installé le jour d’une fête religieuse (noël) Alors pourquoi pas piscines municipales à horaires séparés pour les hommes et les femmes, acceptation tacite de la polygamie, reconnaissance par nos tribunaux de la répudiation (pour des femmes mariées sous le régime coranique,permettre le port du voile, et en général de toute tenue religieuse symbolisant l’inégalité des sexes, dans les écoles, tant privées que publiques, dans les universités publiques, dans les administrations, et dans les entreprises, autoriser la persécution contre les femmes non voilées dans nombre de quartiers, ou contre les élèves ne pratiquant pas le ramadan, livres et prêches justifiant le fait de battre les femmes, La société a un devoir d’éducation et de protection des valeurs démocratiques, et notamment l égalité des sexes car, s’il est vrai que l’ignorance nourrit l’intolérance, il est aussi vrai que la tolérance découle parfois de l’ignorance.

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09 Aziza 29 janvier 2014 - 10:50

Que je suis donc fatiguée de lire des propos d’une intolérance obtuse sur les signes « dits religieux » ou la séparation des sexes dans certains lieux! Le voile n’est un signe d’asservissement que si on vous contraint à le mettre; vous contraindre à le retirer si vous en avez l’habitude est de la m^me violence. Il s’agit seulement de diktats sur le corps des femmes et ce qu’elles en montrent selon les cultures, où de toutes façons les mâles sont toujours dominants. Ici, on vend le cul des femmes, alors, n’est ce pas, quel scandale qu’elles se couvrent la tête! Quand aux piscines, il s’agissait de femmes en surpoids qui voulaient éviter le regard négatif et sarcastique des hommes. L’espace public appartient aux hommes , omniprésents, et les femmes n’ont nulle part où se retirer entre elles sans qu’on les taxe d’intégrisme!
C’est ridicule! Jadis il y a eu des réunions féministes ou de femmes interdites aux hommes, parce que nous en avions juste marre qu’ils monopolisent la parole et nous insultent. On trouve normal les espaces non mixtes masculins, mais pas l’inverse, car alors les femmes ne sont plus sous contrôle…
Quant aux maisons de retraite, quand vous serez vieux , vous verrez que l’on a besoin de spiritualité et d’espérance à l’approche de la mort.

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taranis 29 janvier 2014 - 13:55

Merci Aziza encore une fois l’ingénue que je suis à pris une leçon d’expérience que j’honore, mais je suis une incorrigible prétentieuse même si ma réalité est de côtoyer au quotidien le multiculturalisme d’aimer et me nourrir des différences de toutes mes copines .Si vous avez raison dans l’instant je ne peux m’empêcher de penser qu’à l’image des tunisiennes, toutes les musulmanes sentiront prochainement le besoin de prendre leur autonomie et seront conduites à contester certains enseignements de leur religion. Mais à la condition effectivement, que les débats soient menés de manière résolue, sans sectarisme, ni opportunisme. C’est pourquoi je reste un peu plantée et perplexe, et je me dis dans ma petite tête oui mais…D’accord avec vous que l’obsession des uns de nous voiler n’a d’égale que l’obsession des autres de nous dénuder. Mais ces deux obsessions ne sont que deux formes symétriques de la même négation des femmes : l’une veut que les femmes attisent le désir des hommes tout le temps, tandis que l’autre leur interdit de le provoquer. Mais dans les deux cas le référent par rapport auquel les femmes doivent penser et agir leur corps reste le désir des hommes. C’est une affaire personnelle, il faut laisser leur liberté de choix aux jeunes filles qui veulent porter le voile. Elles ne le vivent pas forcément comme un signe de soumission… C’est évidemment une hypocrisie, et une hypocrisie dangereuse pour toutes les femmes musulmanes qui n’ont pas la moindre envie de se soumettre à ce genre d’oppression. Certaines vont jusqu’à affirmer « Si une personne qui a commis l’adultère souhaite se repentir par la lapidation, c’est son choix et elle y va librement »… On peut espérer pour elles que, aussi perturbées soient-elles, ce choix-là, elles ne le feraient pas pour elles-mêmes…

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taranis 29 janvier 2014 - 13:57

Aujourd’hui, dans la France des quartiers populaires, la mixité des espaces publics est une peau de chagrin. Trop souvent, il n’y a plus que le hall d’immeuble pour se rencontrer et, hélas, ce sont les mecs qui tiennent les cages d’escalier. Il suffit de trois mecs qui terrorisent en exigeant «on ne veut pas de filles» et ils gagnent : la pression est telle que nous reculons. En une dizaine d’années, les activités pour la jeunesse sont devenues des loisirs sexués au seul profit des garçons. Pourtant, ce rétrécissement de la liberté des femmes ne suscite pas une dénonciation unanime : Silence sur les violences commises au nom de l’obscurantisme. Or, si l’actualité éclaire largement le sort des jeunes filles touchées par le prosélytisme religieux, on passe largement sous silence la loi du nombre : pour se soustraire à cette pression, certaines filles préfèrent se voiler… Dans les années 70, c’est au cri du Manifeste des 343 salopes que vous avez imposé le droit à disposer de leur corps à la société, et notamment dans une lutte déterminée contre l’intégrisme religieux de l’époque. N’est-il pas triste de rechercher aujourd’hui la respectabilité des commentateurs zélés des Livres sacrés ? Les filles des cités paient le prix fort de quinze années de désespérance. Violences sur les corps. Il y a eu l’apparition des «viols collectifs», la fabrication de «mauvaise réputations» – les «putes». Il y a maintenant le basculement de gamins détruits vers l’islamisme. Là, on leur redonne de la dignité. Ils retrouvent un rôle central. Ils en imposent aux femmes. Violences sur les âmes. Leur contrôle fabrique de la domination sur les «soumises». La laïcité est aujourd’hui le front où se joue la mixité.

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