Guterres, Bokova… ou un.e autre ? La course à la tête de l’ONU est lancée

par Arnaud Bihel
ConseilONU

Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 13 juillet 2016. © UN Photo/Manuel Elias

Après un premier vote informel, Irina Bokova apparaît comme la femme la mieux placée… derrière deux hommes, António Guterres et Danilo Türk, pour le poste de Secrétaire général.e de l’ONU. Mais la course ne fait que commencer.


 

 

Premiers enseignements quant au choix de la personnalité qui succédera au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à la fin de l’année. Les représentants des 15 Etats membres du Conseil de sécurité procédaient jeudi 21 juillet à un premier vote consultatif pour donner leurs avis sur les 12 candidat.e.s en lice. Un vote officiellement secret. Mais l’agence Reuters a pu consulter les résultats

Parmi les six femmes et six hommes qui se disputent la succession de Ban Ki-moon, c’est l’ancien Premier ministre portugais António Guterres qui a obtenu les avis les plus favorables du Conseil de sécurité, devant l’ancien président slovène Danilo Türk. La directrice de l’Unesco, la Bulgare Irina Bokova, se classe troisième.

L’ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark est arrivée à la cinquième place, la ministre des Affaires étrangères argentine Susana Malcorra septième, devant l’ancienne « madame climat » de l’ONU, la Costaricienne Christiana Figueres qui s’est lancée tardivement. La Croate Vesna Pusić, la candidate qui s’est montrée la plus engagée en faveur des droits des femmes, ferme la marche.

Consensus à trouver

Deux hommes en tête, de quoi doucher quelque peu les espoirs de voir enfin une femme à la tête des Nations Unies, dont les 8 secrétaires généraux depuis 1946 ont tous été des hommes. Même si ces résultats confirment qu’Irina Bokova, depuis longtemps pressentie comme possible successeure de Ban Ki-moon (Les Nouvelles NEWS l’évoquaient il y a plus de deux ans) reste une valeur sûre.

Pour autant, ce premier vote est loin de présager du résultat final. Les membres du Conseil de sécurité doivent parvenir à un consensus, et les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto. Le nom du candidat ou de la candidate finalement choisi.e sera soumis à l’approbation de l’Assemblée générale de l’ONU avant la fin de l’année, pour prendre la tête de l’ONU en 2017.

Suite à des critiques sur son opacité, la procédure de nomination a acquis pour la première fois un peu plus de transparence. Chaque candidat.e a notamment participé à un dialogue informel avec l’Assemblée générale de l’ONU, durant lequel il ou elle a eu deux heures pour présenter sa candidature et répondre aux questions des Etats membres et de la société civile.

 

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flo 22 juillet 2016 - 14:18

Ce sont donc les 15 pays membres du Conseil de Sécurité de l’ONU qui votent. Ces 15 pays membres sont représentés par… 14 hommes et 1 femme. Si une femme est élue à la tête de l’ONU, j’admettrai volontiers qu’une organisation phallocrate peut encore me surprendre !

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