Accueil Sport Haro sur les tests de genre du CIO

Haro sur les tests de genre du CIO

par La rédaction

Des chercheurs critiquent les « tests de féminité » auxquels peuvent être soumises des athlètes olympiques.


  

Le Comité international olympique (CIO) peut mesurer le taux de testostérone des athlètes qui apparaissent « un peu trop masculines ». Mais des chercheurs font remarquer que ce test, pour scientifique qu’il soit, n’est pas si pertinent. C’est ce que rappellent, dans des articles similaires, Le Figaro et Slate. Tous deux citent notamment une étude menée par l’endocrinologue britannique Peter Sonksen sur des athlètes olympiques, selon laquelle 5% des femmes avaient un niveau masculin de testostérone et 6% des hommes un niveau féminin.

Une universitaire française, Anaïs Bohuon, s’est longuement penchée sur le sujet (1). Il est « impossible de définir biologiquement ce qu’est une ‘vraie’ femme », explique-t-elle dans un entretien sur Yagg. « Cet acharnement sur le corps féminin traduit avant tout une volonté de conserver l’infériorité “naturelle” de la femme par rapport à l’homme », conclut-elle.

 


(1) « Le test de féminité dans les compétitions sportives, une histoire classée X ? », d’Anaïs Bohuon, préface d’Elsa Dorlin, Éditions iXe, 187 pages, 18 euros.

 

 

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

Laisser un commentaire