Accueil Economie Inégalité professionnelle : la courbe fatale des Échos

Inégalité professionnelle : la courbe fatale des Échos

par Arnaud Bihel

L’audit qui fait suite à la fronde des femmes journalistes des Échos dresse un constat implacable des inégalités professionnelles entre hommes et femmes.


 

Le 7 juin, les femmes journalistes de Échos se lançaient dans une grève des signatures pour mettre en avant le peu de considération dont elles étaient l’objet.

Une action payante : la direction, trois mois après, annonçait la promotion de deux d’entre elles. Dont la première à un poste de rédaction en chef. Et lançait un audit interne sur la situation des femmes au sein du quotidien économique (Voir : Aux Echos les femmes journalistes emportent une manchette).

Un audit dont le magazine Télérama publie ce 24 décembre les premières conclusions, et notamment ce graphique qui résume à lui seul la situation :

AuditEchos

En bas de la hiérarchie, les femmes sont majoritaires. C’est lorsqu’il s’agit d’accéder au premier poste hiérarchique, celui de chef de service, que les courbes croisent.

Parmi les autres constats de cet audit, auquel 316 salariés des Échos, dont 120 de la rédaction, ont répondu, cet autre est particulièrement parlant : 58% des journalistes hommes estiment que l’égalité professionnelle existe au sein du journal, alors que 95% des journalistes femmes ne la voient pas du tout.

 

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1 commenter

Martine 31 décembre 2013 - 16:54

Tant qu’il n’y aura de contrainte financière il n’y aura pas d’égalité professionnelle F-H dans les établissements et entreprises.
Certaines vont même jusqu’à avoir des accords d’entreprise portant sur l’égalité prof et la conciliation vie privée vie prof… entérinant une discrimination sexiste (CF l’Accord à Pôle emploi par ex. où la courbe ressemble bcp à celle des échos). Et il y a a des syndicats pour signer ça!
La loi ne prévoit ni contrainte financière forte, ni obligation de résultat, ni pénalisation des coupables, sauf si une femme décide de se battre pendant de longues années pour faire rectifier sa rémunération et son développement de carrière…

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