Accueil CultureCinéma En Italie, « opposition commune » de femmes du cinéma et des médias aux violences sexuelles

En Italie, « opposition commune » de femmes du cinéma et des médias aux violences sexuelles

par La rédaction

#DissensoComune. Elles sont plus de 200 personnalités italiennes, femmes du monde du spectacle, puis du journalisme, à se lancer dans la « bataille » culturelle face au « système » des violences sexuelles.


 

Quatre mois après que l’affaire Weinstein a éclaté, la mobilisation contre les violences sexuelles ne retombe pas. Aujourd’hui, c’est en Italie qu’elle prend une nouvelle ampleur. Plus de 100 femmes journalistes se lancent ouvertement dans cette « bataille de civilisation », et s’en expliquent dans une lettre ouverte publiée dimanche 4 février dans le quotidien La Stampa.

Elles rejoignent ainsi l’appel #DissensoComune – « Opposition commune » – lancé trois jours plus tôt par plus de 120 femmes du monde du cinéma et du spectacle.

Ces femmes journalistes entendent « mettre fin à un système culturel qui discrimine, pénalise et blesse les femmes, un système dans lequel les agressions sexuelles sont la pointe brutale d’un iceberg fait d’habitudes, de comportements, qui vont des discriminations salariales et de carrière dans tous les secteurs professionnels aux relations humaines toujours conditionnées par une logique de pouvoir masculin. »

En tant que journalistes, elles s’engagent à « ouvrir des brèches dans ce système, enquêter et faire ressortir des cas de violences sexuelles ». Leur travail « est un outil essentiel pour le changement culturel », insistent-elles, en appelant les patrons de presse et l’ensemble des journalistes à les « soutenir dans cette bataille de civilisation ».

Dans leur appel lancé le 1er février dans le quotidien La Repubblica, les femmes du monde du spectacle dénonçaient elles aussi le harcèlement et les agressions sexuelles en tant que « système ». Elles disaient leur solidarité envers celles qui ont osé témoigner, en soulignant que les actrices ont « le devoir d’être des porte-voix dans cette bataille pour toutes les femmes qui subissent les mêmes situations sur leur lieu de travail et dont la parole n’a pas la même portée. » Comme un écho au mouvement Time’s Up lancé par leurs consoeurs états-uniennes.

 

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