Accueil DiversNouvelles brèves IVG après un viol : une « destruction de preuve »

IVG après un viol : une « destruction de preuve »

par La rédaction

Certes, le texte n’a aucune chance d’être adopté par le parlement du Nouveau-Mexique, ses deux chambres étant à majorité démocrate. Mais la proposition de loi déposée par l’élue républicaine Cathrynn Brown fait, en soi, froid dans le dos.

Le texte (ici en anglais) entend considérer l’avortement après un viol ou en cas d’inceste comme une « destruction de preuve », un délit passible de 3 ans de prison. Il précise : « la destruction de preuve doit inclure le fait d’obtenir ou de faciliter l’avortement, ou de contraindre ou d’obliger une tierce personne à avorter, d’un foetus résultant d’une pénétration sexuelle criminelle ou d’un inceste avec l’intention de détruire la preuve du crime ».

« Il est évident que la victime de viol ne sera pas poursuivie », assure Cathrynn Brown. Pas si évident aux yeux de nombreux citoyens et associations, qui se sont aussitôt élevés pour dénoncer une criminalisation des victimes de viol. Sur une page Facebook créée pour appeler à sa démission, les commentaires affluent. Et font souvent référence aux autres récentes sorties de politiciens républicains sur le viol.

Todd Akin, candidat dans le Missouri, avait fait parler de lui au mois d’août en jugeant que, confronté à un viol (mais un « viol véritable » – « legitimate rape » – précisait-il), « le corps d’une femme a les moyens de faire barrière » à la conception. Richard Mourdock, candidat dans l’Indiana, avait quant à lui déclaré, en octobre, qu’une grossesse après un viol était la volonté de Dieu. Tous deux avaient été sanctionnés dans les urnes.

 

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4 commentaires

Lili 25 janvier 2013 - 13:32

Euh…
« Il est évident que la victime de viol ne sera pas poursuivie », assure Cathrynn Brown.

J’avoue que je ne comprends pas comment on peut considérer à la fois que l’IVG serait une destruction de preuve… et dire que la personne ne serait pas poursuivie??

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las vegas 25 janvier 2013 - 14:05

C’est à se demander où certains élus vont chercher leurs idées?????
Que veut elle dire par destruction de preuve ??
La victime voudrait détruire la preuve qu’elle a été violée ??Dans quel but ?? pour faire croire qu’elle n’a pas été violée ??? Cà ne tient pas debout : ou elle se plaint d’avoir été violée et qu’elle fasse un ivg ou un accouchement normal çà ne change rien pour la preuve du viol!
Ou alors cette fringante députée imagine que la victime irait faire son ivg dans un endroit secret et cacherait le foetus pour qu’on ne puisse pas faire d’analyses médicales .A ce moment là ce serait une soustraction de preuves que la justice pourrait punir;
mais on peut plutôt imaginer que la victime d’un viol ne veuille pas donner la vie à un enfant qu’elle n’a pas voulu et dont le père est moins que recommandable ! Comment faire de cet acte un délit dans la mesure où on peut faire sur un foetus les mêmes analyses médicales que sur un enfant notamment pour déterminer l’identité du père!
Quand on voit les idées de certains de nos dirigeants on tremble!Heureusement c’est au Nouveau Mexique!!!!

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de profundis 25 janvier 2013 - 16:09

dingues , ils sont dingues Heureusement en France on n’a pas ça… Quoi que, certains, faudrait pas les pousser beaucoup http://www.lesnouvellesnews.fr/tolle-contre-les-anti-ivg-de-tenon

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galle 26 janvier 2013 - 09:39

pour Lilie : c’est juste l’aveu, non clairement dit, que le but de cette proposition est juste d’empêcher l’IVG. Cette dernière étant légale, ils ne peuvent pas poursuivre directement une femme qui la demande.

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