Accueil Politique & SociétéSanté IVG, contraception : des mutuelles montent au front

IVG, contraception : des mutuelles montent au front

par La rédaction

La MGEN et la LMDE dénoncent les récents « reculs » de l’accès à la contraception et à l’IVG et demandent aux pouvoirs publics « d’assumer leurs responsabilités ». A replacer dans le contexte de la bataille sur la taxation qui oppose mutuelles et gouvernement.


Bras de fer

Cet appel sera-t-il entendu à sa juste valeur, alors qu’il n’est pas forcément dénué d’arrières-pensées ? Car les mutuelles, dans leur ensemble, et le gouvernement ont engagé un bras de fer ces dernières semaines sur un tout autre terrain, financier celui-là. Et la MGEN est en première ligne. Le gouvernement veut les taxer davantage, dans le cadre du plan de rigueur. Les mutuelles assurent qu’elles n’auront pas d’autre choix que de répercuter cette taxation sur les cotisations des adhérents. Et, dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, la députée UMP Valérie Rosso-Debord veut même aller plus loin en instaurant une taxe supplémentaire sur les « réserves excessives » de certaines mutuelles. Et c’est justement la MGEN, première mutuelle santé française, qui disposerait du plus gros pactole.

 

 

 

Deux mutuelles santé lancent, mardi 18 octobre, un appel auquel s’associe Le Nouvel Observateur, pour s’inquiéter d’un « double recul préoccupant : recul du droit à la contraception et recul du droit à l’avortement ! ». La MGEN, Mutuelle générale de l’éducation nationale, et la Mutuelle des étudiants (LMDE), qui se disent « engagées dans la lutte pour les droits des femmes », adressent dans cet appel une série de demandes aux pouvoirs publics.

Le texte demande notamment d’assurer la gratuité et de développer la recherche pour diversifier l’offre des moyens de contraception. Car aujourd’hui, « les femmes n’ont pas réellement le choix de leur contraceptif ». Les mutuelles rappellent que « le nombre de centres de planification, ainsi que leurs moyens, sont insuffisants : ils ne permettent pas à toutes les femmes, notamment les mineures, d’accéder gratuitement et de façon anonyme à un moyen de contraception ».

La MGEN et la LMDE réclament encore « l’organisation d’une consultation gynécologique gratuite pour toutes les femmes de 50 ans », ou le développement des programmes d’éducation sexuelle dans les écoles, collèges et lycées, comme le prévoit la loi depuis 2001.

 

 

3 commentaires

Charpentier 18 octobre 2011 - 11:46

En ce qui concerne les programmes d’éducation sexuelle, ceux-ci existent et sont dispensés dans tous les lycées professionnels: des enseignants spécifiques existent. Les manques sont surtout dans les filières d’enseignement général.

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Le Planning confédé 18 octobre 2011 - 13:26

@Charpentier, certes mais la loi prévoit 3 séances par an du CP … à la terminale quel que soit la filière et dans la réalité beaucoup de jeunes n’ont qu’une séance par an, en 4ème quand elle existe ! Mais même si de séances existent pour les filières pro il y a toutefois un réel pb d’accès à cette info pour les jeunes non scolarisés ou plus scolarisés… On peut donc mieux faire 🙂

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Healthexpress.fr 19 octobre 2011 - 14:09

De toute manière il y a clairement un problème avec la contraception en France !!

Mais on peut voir qu’ils font bouger les choses c’est bon signe…

Affaire à suivre

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