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IVG : le coup d’éclat d’une députée britannique

par La rédaction

La députée travailliste Stella Creasy a défié le gouvernement et obtenu gain de cause : les Nord-Irlandaises qui doivent avorter en Angleterre n’auront plus à le faire à leur frais.


 

Stella Creasy fait la une du quotidien britannique The Guardian, ce vendredi 30 juin. Cette députée travailliste a, en un coup d’éclat et quelques heures, fait triompher « une lutte de plusieurs décennies » : le NHS, système de santé britannique, prendra désormais en charge la facture d’IVG des femmes d’Irlande du Nord qui viennent avorter en Angleterre.

Contrairement à leurs concitoyennes d’Angleterre, du Pays de Galles et d’Ecosse, les Nord-Irlandaises sont soumises à une loi extrêmement restrictive et punitive sur l’IVG. Celles qui quittent leur province pour avorter en Angleterre (elles étaient 700 en 2016) doivent le faire à leurs frais. Ce ne sera plus le cas, donc, grâce à Stella Creasy (même si, bien sûr, elles devront encore payer le voyage). Il a suffi que la députée dépose un amendement avant le vote sur le Queen’s Speech, équivalent du vote de confiance au nouveau gouvernement, jeudi 29 juin.

À la surprise générale, de nombreux et nombreuses député.e.s du Parti conservateur ont indiqué leur volonté de voter cet amendement. Pour éviter d’être mis en minorité, le gouvernement n’a pu que reculer : la ministre de l’Egalité annonçait que son ministère contribuera à la prise en charge les frais d’IVG pour les Nord-Irlandaises aussi. Pour Justine Greening, « il s’agit clairement d’un sujet sensible, et qui concerne directement l’égalité de traitement des femmes en Irlande du Nord ».

 

Devant cet engagement, Stella Creasy retirait son amendement, en lançant devant les député.e.s : « À toutes les femmes, envoyons le message que dans ce Parlement leurs voix seront entendues et leurs droits défendus ».

La ministre Justine Greening rappelle de son côté que la question du droit à l’avortement reste entre les mains des responsables politiques de la province. Lesquels ne semblent pas pressés de l’étudier, contrairement aux avancées en vue dans la République d’Irlande voisine.

 

Lire aussi : Avortement : l’encombrant allié nord-irlandais de Theresa May

 

 

 

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SEHIERVERONIQUE 4 juillet 2017 - 09:00

Un premier pas important, à quand la prochaine étape: enfin l’avortement en Irlande, sans prendre le bateau!

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