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IVG : l’Italie débat à nouveau de l’objection de conscience

par La rédaction

repubblicaabortoLa volonté d’un hôpital italien d’embaucher deux gynécologues pour pratiquer des IVG ravive le débat sur le droit à l’objection de conscience, que font valoir 80% des praticiens italiens.


 

Polémique en Italie autour du droit à l’avortement… ou plutôt du droit des gynécologues à ne pas le pratiquer en invoquant l’objection de conscience. Le sujet fait la une du quotidien La Repubblica vendredi 24 février et divise le pays. C’est l’offre d’embauche de deux particiens pour un hôpital de Rome qui a mis le feu aux poudres. Cette annonce notifiait que les candidats aux postes devraient pratiquer des IVG

Les instances religieuses, et l’ordre des médecins de la région, sont aussitôt montés au créneau contre ce qu’ils dénoncent comme un critère de sélection illégal, un non-respect de la clause de conscience. Ils ont également reçu le soutien de la ministre de la Santé. La loi italienne sur l’avortement donne au personnel médical le droit à l’objection de conscience pour refuser de pratiquer des IVG.

« Dans les faits, le droit à l’interruption volontaire de grossesse est dénié quotidiennement aux femmes »

Le président de la Région de Rome Nicola Zingaretti (Parti démocrate), responsable du processus d’embauche, assure qu’il est dans son droit, puisque la fonction des contrats d’embauche inclut la pratique d’interruptions volontaires de grossesses. Et de rappeler que dans la région le taux d’objecteurs de conscience s’élève à 78% : dès lors, souligne-t-il, « le risque est inverse à celui qu’agitent les opposants : dans les faits, le droit à l’interruption volontaire de grossesse est dénié quotidiennement aux femmes ».

En moyenne, sur l’ensemble du territoire italien, 80% des gynécologues seraient des objecteurs de conscience. En 2014, le Conseil de l’Europe estimait que le manque de praticiens disposés à pratiquer des IVG provoquait « de réelles difficultés » pour les femmes désirant avorter, voire des « risques pour la santé ».

Voir : L’objection de conscience nuit à la santé des Italiennes

 

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