J.K. Rowling, a.k.a. Robert Galbraith

par Arnaud Bihel

CuckooL’auteure de Harry Potter a publié un nouveau roman en avril. On ne le découvre qu’aujourd’hui, car le polar était signé sous un pseudonyme masculin.


 

J.K. Rowling l’avait annoncé dans des interviews : après Harry Potter, elle préférait publier des romans sous pseudonyme. Un choix à risque, puisque le polar The Cuckoo’s Calling (‘L’appel du coucou’), signé Robert Galbraith, ne s’était écoulé qu’à quelques centaines d’exemplaires avant ce week-end… et la révélation que Galbraith est en réalité Rowling. Et voilà d’un coup ce roman n°1 des ventes sur Amazon.

The Cuckoo’s Calling avait pourtant séduit la critique, qui y voyait un « premier roman éblouissant ». A l’inverse, The Casual Vacancy, dernier roman de J.K. Rowling publié sous son vrai nom, avait connu le succès en librairie, mais des critiques maussades.

Un premier roman trop abouti

Les lecteurs trouvaient The Cuckoo’s Calling trop abouti pour être un premier roman. Intrigué, un journaliste du Sunday Times mène l’enquête et découvre que Galbraith partage un agent et un éditeur avec Rowling. Une analyse linguistique plus tard, la supercherie est éventée.

« J’espérais garder le secret un peu plus longtemps », a confessé Rowling dans un communiqué publié dimanche. « Être Robert Galbraith a été une expérience tellement libératrice. C’était merveilleux de publier un livre sans attaques médiatiques et sans attentes, et un vrai plaisir de voir les réactions des éditeurs et des lecteurs sous un nom différent.»

Pour son pseudonyme, l’auteure a choisi un nom masculin. « Peut-être que Rowling a vu les réactions à des écrivaines telles que Stephenie Meyer et E.L. James – qui, malgré les énormes ventes de, respectivement, Twilight et Cinquante nuances de gris, n’ont pas vraiment eu le respect de la critique – et décidé qu’elle devait faire ses preuves non une fois, mais deux », hasarde Alyssa Rosenberg sur un blog de Slate.com.

Rappelons que pour la parution de Harry Potter, son éditeur avait signalé à Rowling qu’un prénom féminin risquerait de dissuader les jeunes garçons de se plonger dans le livre. Le choix de simples initiales (le K. de Kathleen étant emprunté à sa grand-mère puisque l’auteure s’appele seulement Joanne) était ainsi venu dégenrer son prénom.

 

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2 commentaires

Erik 16 juillet 2013 - 16:45

Etonnant… Elle avait pourtant pris un pseudo masculin.

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mebahel 17 juillet 2013 - 07:03

Ha c’est ce roman que j’ai vu dans les mains de qqes londoniens mâles la semaine passée, dans les transports publics…avant ce week end donc.

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