Accueil International JO de Tokyo : la présidente rallume la flamme de l’égalité des sexes.

JO de Tokyo : la présidente rallume la flamme de l’égalité des sexes.

par La rédaction

Après la démission du président qui voulait que « les femmes restent à leur place », Seiko Hashimoto médaillée olympique et ex-ministre prend sa place à la tête de l’organisation des Jeux olympiques de Tokyo.

« Nous saluons la nomination de Seiko Hashimoto, médaillée olympique et avocate de l’égalité femmes-hommes à la tête du comité d’organisation des Jeux olympiques. Le sport est un levier d’éducation pour atteindre l’égalité de genre, les JO doivent être exemplaires. » C’est ainsi que l’ONG Plan International France a réagi à la nomination de la nouvelle présidente de Tokyo-2020, le comité d’organisation des Jeux olympiques. L’ONG qui agit pour faire progresser les Droits des Enfants et l’égalité entre les filles et les garçons dans le monde connaît la portée symbolique de cette nomination qui intervient après une salve sexiste du président sortant. Yoshiro Mori a finalement été contraint à la démission le 12 février après avoir minimisé des propos sexistes.

Lire : IL VEUT FAIRE TAIRE LES FEMMES MAIS LE PATRON DES JO DE TOKYO RESTE À SON POSTE

Pétitions, protestations, menaces de boycott de bénévoles et de retrait des sponsors… L’homme qui voulait que « les femmes restent à leur place » n’a pas pu rester à la sienne. Même le Comité international olympique (CIO), qui verse peu dans le féminisme a, lui aussi, fini par réagir après une semaine de scandale pour reconnaître que les propos de Mori étaient contraires aux valeurs de l’olympisme sur l’égalité des sexes.

La nouvelle présidente a été élue le 18 février par un comité qui a dû se remettre en question. Elle a immédiatement rappelé que : le « principe de l’égalité hommes-femmes est au cœur des Jeux ». Son parcours est à lui seul un pied de nez à l’ex-président sexiste, même si elle l’a toujours ménagé en raison de leur proximité politique. Avant d’entrer en politique Seiko Hashimoto était une athlète de haut niveau. Elle a décroché une médaille en patinage de vitesse en 1992 aux Jeux Olympiques d’Albertville.

Elue en 1995 à la Chambre des conseillers pour le Parti libéral-démocrate, elle devient présidente de la Fédération japonaise de patinage en 2006 puis, en 2008, secrétaire d’État aux Affaires étrangères. En 2019, elle sera ministre à l’Egalité des sexes et ministre des Jeux olympiques et paralympiques.

Elle prend ses fonctions cinq mois avant l’ouverture des JO, reportés pour cause de Covid et se montre pleine d’anergie et d’enthousiasme : « Je ne vais m’épargner aucun effort pour que les Jeux de Tokyo soient un succès » a-t-elle déclaré. Et surtout elle veut que ces jeux soient l’occasion de faire avancer le féminisme : «  Je suis persuadée que les Jeux vont attirer plus l’attention sur l’égalité des sexes et, sur ce plan, je suis déterminée à restaurer la confiance. »

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