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Jour de football au féminin

par La rédaction

La première finale 100% française de la Ligue des Champions féminine entre l’OL et le PSG marque aussi le coup d’envoi d’une campagne de promotion du football pour les filles et les femmes.


Jour de gloire pour les footballeuses françaises. Les équipes féminines de Lyon (OL) et du Paris Saint-Germain (PSG) jouent ce mercredi 1er juin à 20h45 à Cardiff la finale de la Ligue des Champions féminine, l’UEFA Women Champion’s League. C’est la toute première finale 100% française dans cette compétition. Les Lyonnaises, tenantes du titres, et trois fois sacrées, partiront favorites. Les Parisiennes ont déjà disputé une finale, perdue, en 2015.

Cette première sportive s’accompagne d’une médiatisation enfin au niveau. Ou presque. Car la presse nationale généraliste fait toujours la fine bouche. Le Parisien, par exemple, met à la une le tennisman Rafael Nadal et les coulisses du nouveau centre d’entraînement du PSG… mais pas un mot de cette finale inédite. Reste qu’en 2016, le jour de leur finale, les joueuses de l’OL n’avaient pas eu le droit au moindre encart à la une de L’Equipe. Cette année, le quotidien sportif de référence fait son gros titre sur cette « rivalité » française.

 

La finale est également diffusée sur une grande chaîne nationale, France 2. Même si ce n’est pas une nouveauté : c’est la troisième année consécutive que la chaîne diffuse la finale de la Ligue des Champions féminine. En 2016, trois millions de personnes avaient suivi la victoire de l’OL.

Une pionnière au sifflet

C’est l’Allemande Bibiana Steinhaus qui arbitrera cette finale. A 38 ans, celle qui était également au sifflet de la finale de la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2011 est tout sauf une novice : elle vient de marquer de son empreinte le football allemand en devenant la première première femme à figurer dans le groupe des 24 arbitres de la Bundesliga, le championnat masculin de première division, à partir de la saison prochaine.

Depuis 2007, elle était déjà au sifflet dans la deuxième division masculine. En France, il a fallu attendre 2014 pour qu’une femme, Stéphanie Frappart, arbitre un match de Ligue 2.

Bibiana Steinhaus avait, en 2015 encore, subi des remarques sexistes d’un joueur qui, après qu’elle l’avait sanctionné d’un carton rouge, avait lancé : « Les femmes n’ont pas de place dans le football ».

Une campagne pour le football féminin

L’UEFA lance mercredi1er juin, à l’occasion de cette finale – et un mois et demi avant le coup d’envoi de l’Euro 2017 féminin, qui se disputera aux Pays-Bas du 16 juillet au 6 août – la campagne « Ensemble #WePlayStrong », destinée à promouvoir le football féminin. L’instance européenne du football vise à en faire « le sport numéro un pour les filles et les femmes en Europe d’ici à 2022 en termes de participation ». Et, soulagement, la vidéo de la campagne se concentre sur le jeu :

 

L’UEFA met en avant une étude menée auprès de plus de 4000 filles et jeunes femmes dans 6 pays : Allemagne, Angleterre, Danemark, Espagne, Pologne et Turquie. Selon ses résultats, les filles qui jouent au football ont davantage confiance en elles et se sentent mieux que celles qui ne pratiquent pas de sport, et même que celles qui pratiquent d’autres sports.

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En décembre dernier, déjà, l’UEFA se félicitait que « le football féminin continue de gagner en popularité et de plus en plus de femmes et de jeunes filles jouent ou s’impliquent ». Elles seraient près de 1,3 millions de licenciées dans les 55 fédérations européennes. Mais cela reste plus de 10 fois moins que les garçons et les hommes.

 

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