Accueil International Julia Gillard vers la sortie

Julia Gillard vers la sortie

par La rédaction
Gillard

Julia Gillard en janvier 2013. Par Nick-D, via Wikimedia Commons

Détrônée par son parti, la Première ministre australienne, féministe revendiquée, quitte ses fonctions après trois ans à ce poste.


 

Fin de partie pour Julia Gillard. La Première ministre australienne a été poussée vers la sortie, battue lors d’un vote de confiance interne au parti travailliste, mercredi 26 juin. C’est Kevin Rudd, celui-là même dont elle avait pris la place tout juste trois ans plus tôt, qui la remplace à la tête du gouvernement. A l’approche des élections législatives, prévues en septembre, le parti travailliste est distancé dans les sondages.

Julia Gillard était régulièrement contestée au sein de son propre parti. Mais celle qui était devenue la première femme à prendre les commandes du pays avait jusque là toujours su affirmer son leadership. En utilisant souvent un discours féministe et en mettant en avant sa personnalité de femme libre. Lors de son discours après sa défaite électorale interne, Julia Gillard s’est d’ailleurs posée en pionnière, se disant « absolument confiante sur un point : il sera beaucoup plus facile pour la prochaine femme, et pour les suivantes », de briguer le pouvoir.

Féminisme et tricot

Ses passes d’armes régulières avec l’opposition étaient également régulièrement teintées de féminisme. Elle aura été pour sa part la cible de nombreuses attaques, notamment sur le fait qu’elle n’avait pas d’enfant et vivait en union libre. En octobre 2012, elle avait dénoncé lors d’un discours très remarqué, devant le parlement, la « misogynie » du leader de l’opposition (Voir : Le coup de gueule de la Première ministre australienne contre le sexisme).

Tout récemment encore, le mini-scandale provoqué par un menu dans lequel elle était comparée à une caille venait justifier ses positions… avant un mauvais coup de communication : elle pose dans le dernier numéro du magazine féminin Women’s Weekly, en train de tricoter un kangourou pour le futur bébé de la famille royale britannique. Ce qui lui a valu nombre de moqueries, autant que de témoignages de soutien.

Pour le magazine, Julia Gillard restera dans l’histoire pour avoir été à la fois la première femme, et la plus impopulaire, Premier ministre d’Australie (une Edith Cresson des antipodes?). Ironie du sort, son impopularité tient en grande partie à une promesse initiale qu’elle a tenue, contre les géants de l’industrie : l’instauration d’une taxe carbone, outil de lutte contre le réchauffement climatique.

 

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

Le coup de gueule de la Première ministre australienne contre le sexisme

Australie : la guerre des sexes au menu

 

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

Laisser un commentaire