Accueil Société L’art pour l’égalité… violent

L’art pour l’égalité… violent

par Isabelle Germain

tue percutesIls ont entre 16 et 25 ans et ils participent au concours « EgalitéE  2014 » du ministère des Droits des femmes. La violence revient très souvent dans leurs œuvres.


Ceux qui pensent encore que l’égalité femmes-hommes est un sujet dépassé devraient aller visiter la page consacrée au concours « EgalitéE  2014 » sur le site du ministère des Droits des femmes. Textes, affiches, vidéos… des jeunes âgés de 16 à 25 ans ont trouvé les mots et les images pour renouveler l’art de construire l’égalité. (Voir le site http://egalitee2014.fr/)

Des pépites de créativité et d’intelligence côtoient certes des œuvres de qualité approximative, mais après les avoir vues, il ne sera plus permis de dire que les jeunes ne sont pas concernés par le sujet.
Concernés par la violence subie par les femmes. C’est le thème qui revient le plus souvent au fil des quelques 1500 œuvres, affirme-t-on au ministère. Une situation qui reflète les statistiques : plus d’une femme sur 10 subit une forme de violence dite « conjugale »… cela veut dire qu’environ un enfant sur 10 a vécu le problème de l’intérieur. Quand aux viols, 75000 par an en France…non c'est nonQu’ils abordent délicatement le sujet comme dans cette création sur la chanson « Bim Bam Boum » de Mozart, L’Opéra Rock (à voir ici) ou de façon plus glaciale comme dans cette video qui se termine par ces mots « l’égalité commence quand s’arrête la violence » (à voir ici), les jeunes ne jettent pas un voile pudique sur le sujet. Au contraire,

Le principe du concours consistait à reprendre les slogans féministes. Les jeunes les ont mis au goût du jour. « Quand une femme dit non, c’est non », revient à plusieurs reprises.

 

 

Le thème de l’insécurité pour les femmes dans la rue revient souvent avec notamment des textes et visuels sur le thème « femmes reprenons la nuit ».

Les blagues salaces sont aussi évoquées msieur beau cul

 

Les inégalités professionnelles ont inspiré les jeunesne regardez pas nos pieds

 

 

 

 

Et bien sûr les stéréotypes

Les lauréats de ce concours gagneront des bourses allant de 1000 à 5000 € pour les premiers prix de chaque catégorie. Le jury est composé de Pierre Arditi, Pénélope Bagieu, Laura Flessel, Cloé Korman, André Manoukian et Riad Sattouf et les prix seront remis le 7 mars à Paris.

 

Illustrations : les oeuvres des jeunes publiées sur le site http://egalitee2014.fr/

 

 

 

Lire aussi dans Les Nouvelles NEWS

Concours Causette / Les Nouvelles NEWS : les résultats

Manuels scolaires : jusqu’à quand le masculin va-t-il l’emporter sur le féminin ?

 

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

2 commentaires

lilin 4 mars 2014 - 10:22

Cela semble très intéressant… en tout cas Mme Fléssel, Cloé Korman ou P. Arditti semblent bien choisis… il reste quand même « tout le reste à changer » : les violeurs laissés en liberté, les jeunes femmes qui trouvent normal que l’avortement soit remis en cause en Espagne, toutes celles qui se précipitent sur le bleu pour les gars et le rose pour les filles… et aussi les journalistes de NouvellesN qui ne sont pas toujours très fines : vouloir 50% de connerie quand il s’agit d’encourager les femmes à rejoindre l’armée ou la curaille… SUr Libé aujourd’hui un homme se plaignait du fait que l’expérance de vis des femmes était plus longue… Vieille et pleine d’arthrose ça doit être jouissif !

Répondre
hazuitokage 4 mars 2014 - 11:01

« lilin »
Vieille et pleine d’arthrose ça doit être jouissif !

Bah oui quoi, après tout, si on supporte tout ça, c’est parce qu’on est forcément maso. La douleur, on aime ça…
(Ceci était un message à caractère hautement sarcastique.)

Répondre

Laisser un commentaire