Accueil MédiasBruits et chuchotements « Comme le consentement », la blague de de Rugy à Darmanin ne passe pas

« Comme le consentement », la blague de de Rugy à Darmanin ne passe pas

par La rédaction

Quand des hommes, assis à la table du pouvoir, rient des droits des femmes.

Lors de l’examen du projet de loi « renforçant les principes républicains » (loi contre les « séparatismes »), le député François de Rugy, ancien ministre de la Transition écologique, qui présidait la commission, n’a pas bien entendu la réponse du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui exprimait l’avis du gouvernement sur les articles et amendements étudiés.

Il lui a demandé de s’exprimer plus distinctement mais s’est visiblement cru spirituel en ajoutant « c’est comme le consentement, il faut bien exprimer l’avis, monsieur le ministre ». Oups, François de Rugy a eu un rire gèné, il venait manifestement de comprendre que son propos était malvenu. Alors il s’est enfoncé. « vous qui avez été maire, vous savez qu’il faut qu’on entende clairement ‘oui’. Et bien là il faut qu’on entende clairement si l’avis est favorable ou défavorable. »

La scène a été repérée par le journaliste Pierre Januel

Bien sûr, beaucoup y ont vu une allusion à l’accusation de « viol » dans laquelle le ministre de l’Intérieur est mis en cause et pour laquelle il plaide le consentement de son accusatrice.

Lire : AFFAIRE DARMANIN : POURQUOI LA « PRÉSOMPTION D’INNOCENCE » EST HORS-SUJET

Et une image insupportable : des hommes puissants, tranquillement assis à la table du pouvoir, qui se protègent entre eux et se sentent tellement intouchables qu’ils peuvent plaisanter.

Au moment où l’affaire Duhamel met en lumière l’ampleur de l’inceste et des questions de « consentement » la blague était du plus mauvais goût.

Lire : L’AFFAIRE DUHAMEL ANNONCE-T-ELLE LA FIN DE L’IMPUNITÉ DES PÉDOCRIMINELS ?

Interrogé par Le HuffPost, « François de Rugy assure qu’il ne s’agissait aucunement d’une référence aux accusations dont fait l’objet Gérald Darmanin. Photo à l’appui, l’ex-EELV indique que ce trait d’humour était inspiré par le texte qui était justement à l’examen, à savoir l’article 17 du projet de loi. Un article ‘qui vise à lutter contre les mariages forcés et qui parle à juste titre du recueil par le maire d’une commune ou de ses services du consentement des futurs époux’, précise le président de la commission spéciale. »

Pas vraiment convaincant…

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LEZY 22 janvier 2021 - 22:24

Le don est soumis à condition, il faudrait le dire…..

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