Accueil Politique & SociétéFamilles Le Sénat et la paternité : un pas en avant, un pas en arrière

Le Sénat et la paternité : un pas en avant, un pas en arrière

par Arnaud Bihel

 L’article de loi interdisant le licenciement d’un nouveau père pendant quatre semaines a été adopté par le Sénat. Dans un premier temps la Commission des lois l’avait supprimé. Mais les sénateurs refusent au futur père salarié le droit d’assister aux examens médicaux.


Le Sénat reconnaît finalement que les nouveaux pères ont droit à une protection. Lors de la discussion du texte sur l’égalité entre les femmes et les hommes, jeudi 17 avril, les sénateurs ont rétabli l’article interdisant le licenciement d’un homme salarié au cours des quatre semaines qui suivent la naissance de son enfant.

Protégés…

La Commission des lois du Sénat avait choisi de supprimer cette disposition que les députés avaient ajoutée au texte (Voir : Loi égalité : les retouches du Sénat)… « mais elle est sagement revenue sur sa décision » et a finalement émis un avis favorable, a expliqué en séance la rapporteure du texte, Virginie Klès.

Cette protection des nouveaux pères était soutenue par la délégation aux droits des femmes du Sénat, et par la ministre des Droits des femmes : « elle envoie un message aux employeurs : les pères sont censés s’impliquer tout autant que les mères dès la naissance de leur enfant », soulignait la ministre devant les sénateurs.

… mais pas impliqués

En revanche, les sénateurs ont voté la suppression d’un autre article ajouté par les députés pour donner davantage de sens à la paternité. Il s’agit d’autoriser le conjoint salarié d’une femme enceinte à s’absenter pour se rendre à trois des sept examens médicaux obligatoires dans le cadre d’une grossesse.

« Ce sont des moments très importants pour que le père prenne conscience de ses responsabilités parentales. Je tiens beaucoup à cette disposition », soulignait Najat Vallaud-Belkacem devant les sénateurs. Mais ils ne l’ont pas entendu de cette oreille et ont suivi les élus UMP opposés à cette disposition. Laquelle, selon eux, serait une trop grosse « charge » pour les entreprises.

 

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