« Les Bleues ne jouent pas pour l’argent. » Sans blague ?

par Isabelle Germain
Wendie Renard et Eugénie Le Sommer, le 31 octobre 2013, lors du match Autriche/France, qualification à la Coupe du Monde 2015. Par Ailura (travail personnel) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Wendie Renard et Eugénie Le Sommer, le 31 octobre 2013, lors du match Autriche/France, qualification à la Coupe du Monde 2015. Par Ailura (travail personnel) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Le président de la FFF se montre satisfait du parcours des Bleues en Coupe du Monde de football mais laisse entendre que l’argent n’est pas une affaire de femmes.


 

« De toute façon, avec les filles, ce n’est jamais une affaire d’argent. » C’est Noël le Graët, président de la Fédération française de football (FFF) qui le clame dans une interview au Parisien lundi 29 juin. Il répond à la question : « Allez-vous revaloriser les primes comme il y a quatre ans ? » Qu’a-t-il voulu dire exactement ? Que les filles devraient se contenter de jouer pour l’amour du sport, pour la gloire ?

Quand on connaît les différences radicales de primes entre les joueurs et les joueuses, cela devient presque indécent de s’en féliciter.

Lors de la dernière coupe du monde masculine, les 32 équipes d’hommes participantes ont reçu au total 576 millions de dollars de la part de la FIFA. Au Canada, seulement 15 millions seront répartis entre les 24 équipes de footballeuses en lice.

Voir : Football féminin : une Coupe du Monde pas chère payée

Quant aux primes, elles sont sans commune mesure. Selon Le Parisien, en étant éliminées en quart de finale, les Bleues ont empoché 10 000 euros de prime. A titre de comparaison, après leur élimination en quart de finale un an plus tôt, les garçons avaient perçu 93 000 euros par personne. Le chiffre se serait élevé à 145 000 euros en cas de 3ème place, 165 000 euros pour la finale et 230 000 euros s’ils avaient décroché le titre. Les filles, elles, n’auraient eu que 30 000 euros en cas de victoire. A quand un président de la FFF qui pourrait dire : « De toute façon, les garçons, ce n’est jamais une affaire d’argent » ?

 

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limonda 1 juillet 2015 - 08:22

Les femmes ne doivent pas devenir aussi connes que les hommes… mais dans le cas cité, l’argent, rien ne justifie un tarif au moins 3 fois inférieur. Il faudrait un foot mixte, c’est tout.

J’ose espérer que dans le cas d’une « escort » girl, avec « personnalité », le tarif demandé est d’au moins 30000 euros. On sait bien que nombre d’hommes ont le toupet de demander des tarifs forts, avec cadeaux, et « je ne me déplace qu’accompagné ». Qu’on LEUR fasse payer le prix de la prostituée… or sur de nombreux dispositifs c’et le contribuable qui paie !

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