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Les Culottées en série animée contre l’effet Matilda

par Camille Saint-Cricq

La bande dessinée de Pénélope Bagieu, qui sort les héroïnes de l’ombre, a été magnifiquement adaptée pour France 5. Et l’autrice invite chacun à dessiner sa

Les Culottées existent désormais série animée. Et les épisodes de 3’30 de la saison 1 sont visibles sur France 5 jusqu’au début du mois de juillet. Les Culottées, c’est d’abord une Bande dessinée de Pénélope Bagieu. Son sous-titre : « Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent. » Un best-seller en France et dans les 17 pays où il a été publié. Aux Etats-Unis, il lui a même valu la plus haute récompense mondiale : le très prestigieux prix Eisner remis au Comic-Con, festival mondial consacré à la « pop culture » à San Diego, en Californie. Pénélope Bagieu est la première femme française à l’obtenir ce prix. (Voir : Pénélope Bagieu remporte le plus grand prix de la BD)

L’autrice de BD y raconte la vie de 30 héroïnes de tous les pays et de toutes les époques qui, chacune à leur manière, ont changé le monde. Des héroïnes méconnues. Effet Matilda oblige. L’effet Matilda désigne en effet « le déni ou la minimisation récurrente et systémique de la contribution des femmes scientifiques à la recherche, dont le travail est souvent attribué à leurs collègues masculins. »

Pénélope Bagieu ne livre pas  de longues biographies mais saute rapidement d’un événement marquant à l‘autre de la vie de ses héroïnes et s’offusque, à chaque fois, d’un ou plusieurs traits injustes de la condition des femmes. Agnodice, née à Athènes au IVème siècle a dû se déguiser en homme pour étudier la médecine et inventer la gynécologie. Annette Kellermann, qui nageait pour soigner sa polio, a inventé le maillot de bain pour être aussi libre de ses mouvements que les hommes. Katia Krafft a refusé d’être institutrice pour étudier les volcans et les documenter. Nelly Bly, pionnière du journalisme d’investigation s’est battue pour faire son métier. Tout comme Mae Jemison, première femme noire à être allée dans l’espace en 1992

C’est la comédienne Cécile de France qui joue toutes les voix et l’équipe à l’origine de cette adaptation est entièrement féminine : Mai Nguyen et Charlotte Cambon à la réalisation et Émilie Valentin et Elise Benroubi au scénario. A voir et à revoir pendant ces périodes de confinement. 

Et les fans de Pénélope Bagieu peuvent aussi suivre son initiative poétique. La dessinatrice invite chacune et chacun à dessiner sa #coronamaison et le résultat sur twitter est tout en tendresse.

https://twitter.com/PenelopeB/status/1239186251833630720

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