En 20 ans, les femmes se sont fait une place à l’égal des hommes au sein de l’agence de renseignement.
L’agente de la CIA qui a mené la traque de Ben Laden, popularisée par le film Zero Dark Thirty, n’est pas un cas isolé. Les espions sont aussi des espionnes, et plusieurs médias ont mis en avant cette situation ces derniers jours aux États-Unis
« L’agence qui a longtemps suinté le machisme est aujourd’hui quasiment paritaire » note ainsi NBC News : 46% des employés de la Central Intelligence Agency sont des femmes.
De fait, l’agence d’espionnage a toujours compté une proportion honorable de femmes. Elles étaient déjà un tiers dans les années 1980. Mais il s’agissait surtout de petites mains, le plafond de verre était solide et le sexisme de bon aloi, à la James Bond, était la norme, comme le racontait le magazine Mother Jones au début du mois.
L’un des tournants a été l’année 1994, quand des femmes d’un service de la CIA ont poursuivi l’agence pour discrimination.
Aujourd’hui, elles se sont fait une place à tous les niveaux de responsabilité : elles représentent 47% des analystes, 40% des agents de terrain, et un tiers des hauts responsables de l’agence, trois fois plus qu’il y a 20 ans.
Un seul poste a résisté jusque là à cette féminisation : celui de directeur de la CIA. Mais des femmes occupent les deuxième et troisième places ; Avril Haines est directrice adjointe depuis août 2013 et Meroe Park, directrice exécutive. Cinq des huit plus hautes personnalités de l’agence sont des femmes. Les amateurs de stéréotypes diront que c’est pour leurs « capacités d’écoute »…
