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Les perdants de l’inflation

par La rédaction

Ce sont les ménages les plus modestes qui ont le plus souffert de la hausse de prix au cours de la dernière décennie.


L’inflation est repartie à la hausse au mois d’août, note l’INSEE mercredi 12 septembre. A cette occasion, l’Institut statistique met à jour l’indice des prix à la consommation selon les catégories de ménages, et pour la période allant de 1998 à 2011. L’occasion de constater, une fois encore, les inégalités à l’oeuvre. : « les écarts les plus importants s’observent lorsque les ménages sont répartis par niveau de vie », note l’Insee.
Ces chiffres viennent appuyer l’enquête sur « les niveaux de vie en 2010 », publiée vendredi 7 septembre : celle-ci faisait apparaître que l’indice des inégalités n’a pas été aussi mauvais en France depuis la fin des années 1980.

Que disent ces données sur l’inflation en fonction des catégories de ménages ? Qu’entre 1998 et 2011, les prix ont augmenté plus vite que la moyenne pour les 70% de ménages dont le niveau de vie est le plus faible, et plus particulièrement pour les 20% de ménages les plus modestes. L’Insee souligne que les écarts « se creusent de façon continue » depuis 1998.
L’inflation annuelle moyenne sur cette période s’établit à 1,76% pour les 10% les plus modestes, tandis qu’elle n’est que de 1,50% pour les 10% les plus aisés.

L’explication tient au poids des dépenses de consommation de logement, plus élevées en proportion du budget chez les ménages les plus modestes. Et les hausses de prix ont été particulièrement fortes dans ce secteur. C’est le cas aussi de l’alcool et du tabac. A l’inverse, le coût des loisirs et de la culture, pour lesquels ce sont les cadres qui dépensent le plus, a baissé sur cette période. En 2011 encore, les 30% de ménages les plus modestes ont connu une inflation plus importante que l’ensemble de la population, principalement due à l’envolée des prix de l’énergie, note l’Insee.

Le type de famille, lui, « joue peu dans les écarts d’inflation », même si on peut noter des différences au détriment des familles monoparentales et des couples avec 2 enfants. Pour ces ménages, les prix ont augmenté plus vite que la moyenne entre 1998 et 2011. C’est le cas, surtout, depuis 2003.

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