Sur 10 grands prix, 4 ont été décernés à des auteures.
Anne Brigaudeau, journaliste à FranceTVinfo, dresse le bilan genré de la saison littéraire 2013 : « sur dix grands prix littéraires, quatre ont été décernés à des femmes (le Femina à Leonora Miano pour La saison de l’ombre, le Médicis à Marie Darrieussecq pour Il faut beaucoup aimer les hommes, le prix de Flore à Monica Sabolo pour Tout cela n’a rien à voir avec moi, et l’Interallié à Nelly Alard pour Moment d’un couple). »
Déjà en 2012 deux prestigieux prix, le Renaudot et le Médicis, avaient été décernés à des écrivaines.
Anne Brigaudeau souligne que cette année « le coup de théâtre est venu du prix Interallié à jury exclusivement mâle. « Il y avait plus de vingt ans que le prix Interallié n’était pas allé à une femme », a souligné la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. »
Les prix les plus vendeurs – Goncourt et Renaudot (particulièrement masculins) et Goncourt des Lycéens (qui consacre souvent des femmes) – reviennent toutefois à des hommes. Un peu plus d’un tiers (36%) des romans de la rentrée littéraire étaient signés par des femmes.
