Les violences conjugales tuent (un peu) moins

par La rédaction

En 2011, les violences conjugales en France ont tué 122 femmes, une tous les trois jours. C’est certes la meilleure statistique de ces 5 dernières années, mais elle reste parmi les pires en Europe.


 

« En 2011, 122 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. C’est 24 femmes de moins qu’en 2010. C’est toujours 122 de trop. » C’est ainsi que le ministère des Droits des femmes réagit aux derniers chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur sur les morts violentes au sein du couple dévoilés vendredi matin par RTL.

Au cours de l’année 2011, 146 personnes sont décédées sous les coups de leurs partenaires ou ex-partenaires de vie : 122 femmes et 24 hommes. C’est le nombre le moins élevé depuis 5 ans : il s’élevait à 174 en 2010, 192 en 2007. Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou son ex. Un homme tous les 15 jours. « Douze des femmes qui ont tué leur conjoint étaient elles-mêmes victimes de violences », tandis que « onze enfants ont été tués par leur père en même temps que leur mère », note par ailleurs Europe1.

RTL observe également que, « comparée aux autres pays européens qui ont pu fournir des chiffres exploitables, la France est mauvaise élève, il n’y a qu’en Pologne et en Roumanie qu’on se tue plus entre conjoints. »

« Ces meurtres, comme toutes les autres violences sexistes et sexuelles, ne sont pas un problème d’ordre privé. Elles sont l’expression de la plus dure des inégalités qui existent dans notre société », poursuit le ministère des Droits des femmes, rappelant que le gouvernement « créera avant la fin de l’année un Observatoire national des violences faites aux femmes ». La lutte contre ces violences sera en outre « l’une des priorités du Comité Interministériel de l’égalité entre les femmes et les hommes qui se réunira en octobre prochain. Les décisions qui seront prises devront permettre de recentrer l’action de l’Etat sur un plus petit nombre de priorités (le plan d’action interministériel décidé en 2010 n’en contient pas moins de 61), pour une protection sans faille des femmes concernées. »

 

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