L’Iran expulsé de la commission Droits des femmes de l’ONU

par La rédaction

29 pays ont voté pour exclure l’Iran de la Commission femmes de l’ONU. C’est un début. La communauté internationale est appelée à faire pression pour que l’Iran « cesse sa campagne de violences » et les discriminations.

Le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC en anglais), réuni à son siège à New York, a voté le « retrait » avec « effet immédiat » de l’Iran de la Commission de la condition de la femme de l’ONU (CSW) mercredi 14 décembre. C’est la première fois dans l’histoire, qu’un État membre est exclu.

29 voix pour, 16 abstentions et 8 contre afin de « sortir » Téhéran de cet organe pour le reste de son mandat jusqu’en 2026. Cette décision a été entérinée à la suite de l’adoption d’une résolution proposée par les États-Unis qui était portée par une pétition internationale.

Lire : L’IRAN BIENTÔT EXCLU DE « LA COMMISSION DE LA FEMME » DE L’ONU

La France a voté clairement pour cette exclusion. Rappelons qu’en avril 2021, l’Iran avait pu intégrer cette commission de l’ONU grâce à quelques démocraties occidentales, dont possiblement la France.

Lire L’ÉLECTION DE L’IRAN À LA COMMISSION FEMMES DE L’ONU DÉNONCÉE

Le texte de l’ONU « exprime une grave préoccupation quant aux agissements du gouvernement de la République islamique d’Iran depuis septembre 2022, lequel sape de manière continue et réprime de plus en plus les droits humains des femmes et des filles, notamment le droit à la liberté d’expression et d’opinion, souvent avec un usage excessif de la force ».

Cette étape ne doit être qu’un début selon les organisations de défense des droits humains pour  Human Rights Watch (HRW), la réponse des Nations unies est « très loin du compte » et la communauté internationale doit exercer « d’urgence une pression coordonnée sur l’Iran pour que cesse sa campagne de violence et pour des poursuites crédibles contre les responsables directs de ces violations épouvantables des droits humains, ainsi que la fin des graves discriminations contre les femmes ». Alors que la révolte du peuple iranien se poursuit depuis la mort de Mahsa Amini le 16 septembre après son arrestation à Téhéran par la police des mœurs, qui lui reprochait d’avoir violé le code vestimentaire strict de la République islamique pour les femmes. Des manifestations sévèrement réprimées.

Lire aussi dans Les Nouvelles News

DIPLOMATIE FÉMINISTE : DÉJÀ LA FIN 

IRAN : ELNAZ REKABI, QUI A CONCOURU SANS HIJAB, ACCLAMÉE À SON RETOUR MAIS…

IRAN : MANIFESTATIONS CONTRE LA POLICE DES MŒURS APRÈS LA MORT DE MAHSA AMINI

LE COURAGE DES FEMMES IRANIENNES

Partager cet article

Laisser un commentaire