Accueil Politique & Société Lutter contre les violences conjugales en période de confinement

Lutter contre les violences conjugales en période de confinement

par Camille Saint-Cricq

Le gouvernement craint que le confinement à domicile lié au coronavirus soit un terreau propice aux violences conjugales. Et rappelle des contacts en cas d’urgence.

Alors que les français.e.s attendent l’annonce d’un confinement strict pour enrayer la progression du covid-19, un communiqué du Secrétariat d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations (SEEFH) anticipe des difficultés accrues dans les foyers dans lesquels sévit la violence. Il annonce qu’il « se mobilise et partage des informations afin de protéger et soutenir au mieux les femmes qui en sont victimes.» L’occasion de rappeler des éléments de base de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles recensées pendant le Grenelle des violences.

La Secrétaire d’Etat  Marlène Schiappa a dû annuler une visite à l’association FIT, une femme un toit prévue initialement ce lundi, pour respecter les consignes d’évitement des contacts. Mais elle a demandé, département par département aux services des Droits des femmes en préfectures, des remontées sur la situation des centres d’hébergements d’urgence des femmes victimes de violences conjugales, leur équipement, la mise en œuvre des mesures barrières, et l’organisation de ‘l’école à la maison’ pour les enfants hébergés avec leurs mères. » 

Le ministère chargé de la Ville et du Logement est également impliqué puisque « la Secrétaire d’Etat a demandé que les accueils de nouvelles femmes puissent se poursuivre dans le respect des mesures barrières. »

Côté justice, Marlène Schiappa «rappelle à tous les professionnels que l’éviction du conjoint violent doit être la règle». Et même si certains services sont fermés pour éviter la propagation du virus, ceux qui traitent les affaires de violences conjugales sont maintenus. Et de rappeler l’arsenal de protection des victimes : « ordonnances de protection, audiences correctionnelles pour les mesures de détention provisoire et de contrôle judiciaire, présentations devant le juge d’instruction et le juge de la liberté et de la détention, permanences du parquet, procédures d’urgence devant le juge civil notamment pour l’éviction du conjoint violent… »

La Secrétaire d’Etat rappelle, avec le Ministre de l’Intérieur, l’existence de la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr et que « le canal à privilégier en cas de violences est le 17.»

L’activité Violence Femmes Info, c’est à dire le numéro 3919, sera réduite cette semaine «pour protéger au mieux les écoutantes du virus et respecter les consignes». Mais une conférence téléphonique est prévue avec la Fédération nationale solidarité femmes le mercredi 18 mars, «afin d’étudier les possibilités de maintien de la ligne ouverte».

En attendant, le 17 est à privilégier en cas d’urgence. Le SEEFH a insisté là-dessus, aussi sur les réseaux sociaux

 

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