Accueil Politique & SociétéÉLECTIONS 2017 Emmanuel Macron veut une autorité de lutte contre le sexisme

Emmanuel Macron veut une autorité de lutte contre le sexisme

par La rédaction
Marlène Schiappa et Emmanuel Macron

Marlène Schiappa et Emmanuel Macron

Info Les Nouvelles NEWS : Le candidat d’En Marche compte faire de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes la grande cause nationale de son quinquennat. Et entend créer une autorité de lutte contre le sexisme.

Le candidat à l’Élysée Emmanuel Macron veut faire de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes la grande cause nationale de son quinquennat. Une « grande cause » qui sera dotée « des moyens adéquats, avec un pilotage depuis l’Élysée, et des bilans chiffrés annuels qui permettront d’orienter les politiques du gouvernement », précise aux Nouvelles NEWS Marlène Schiappa, l’une des responsables en charge du volet ‘égalité femmes/hommes’ du programme d’En Marche.

Dans ce même cadre, Emmanuel Macron entend créer une entité, sur le modèle de la DILCRAH (Délégation interministérielle de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT), qui pourra se saisir des questions du sexisme et des violences sexuelles. Elle sera placée sous l’autorité directe de l’Elysée.

« Actuellement, quand il y a un problème de sexisme, que ce soit dans la pub ou un phénomène majeur de harcèlement, la réaction des femmes – et des féministes – est de se tourner vers les réseaux sociaux. Il n’y a pas de structure vers laquelle se tourner », explique Marlène Schiappa. « Je ne pense pas que ce soit le rôle d’un ministère (déjà mobilisé sur les politiques publiques de long terme) de répondre au coup par coup. Mais la réponse doit être incarnée par une institution qui puisse dire ce qui est admissible et ce qui ne l’est pas. Il faut une parole d’autorité transverse, qui puisse identifier les sujets soulevés par les lanceurs et lanceuses d’alertes sur le sexisme et dire : ‘Non, cette pub avec une femme humiliée, ce n’est pas possible’, ‘Non, Roman Polanski président des César, ce n’est pas acceptable’, et qu’on ne laisse pas les féministes gérer cela toutes seules. »

Baisser le seuil de tolérance

Dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, « nous voulons aussi que les amendes pour incivilité soient généralisées, via la police de proximité, pour tout ce qui va des insultes sexistes au harcèlement de rue », explique Marlène Schiappa. « Concrètement, bien sûr, c’est compliqué. Mais rien que le fait de dire ainsi le droit contribue à faire baisser le seuil de tolérance par rapport au sexisme et à lutter contre la culture du viol. C’est avec cette mobilisation de grande ampleur que les faits changeront et que nous pourrons faire diminuer le nombre de femmes victimes de violences. »

Le candidat d’En Marche avait déjà dévoilé des premières propositions sur la question. Il propose notamment la création d’un congé de maternité unique, aligné sur le régime le plus avantageux, et entend allonger le congé paternité (mais pas le rendre obligatoire). Le projet prévoit également l’individualisation de l’impôt, de façon optionnelle. Emmanuel Macron s’est aussi prononcé en faveur de la PMA pour les couples de femmes.

En matière d’égalité professionnelle, pas de modification législative en vue, mais Emmanuel Macron entend développer la pratique du testing sur les pratiques salariales et les politiques de ressources humaines des entreprises, ainsi que le name and shame : le nom des grandes entreprises qui ne respecteront pas l’égalité sera rendu public.

 

Les Nouvelles NEWS se sont déjà penchées sur les programmes, en matière d’égalité femmes/hommes, de Benoît Hamon, de François Fillon et de Marine Le Pen.

 

 

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4 commentaires

4 commentaires

Hélène 24 février 2017 - 10:28

Il avait pas soutenu la loi travail qui précarise encore plus les femmes ce monsieur?

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Alex 27 février 2017 - 18:45

Sisi, il a aussi donner son nom à une autre loi qui precarise les femmes.
De plus, il s’est aussi rapproché d’hommes d’église anti-avortement, et de la manif pour tous…

J’ai regardé ses premieres mesures (qui ne sont meme pas féminisé-e-s)

Rien contre les temps partiels imposés, les horaires décalés, la précarité, pas de revalorisation des emplois féminisés, rien sur le rapport de situation comparé, rien sur le harcelemnt au travail, ou aucune mention de sanctions en cas de discriminations

Rien sur l’impunité des agresseurs, la formation de la justice et de la police, les subventions des assos d’aides qui sont sucrées, sur le manque de place d’hebergement

Rien sur l’acces effectif à l’avortement et à la contraception

En meme temps qu’attend-on d’un ex-banquier énarque qui a pondu (directement ou indirectement) deux lois en trois ans qui a precarisé les femmes encore plus que ce qu’elles etaient avant ?

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Berline 24 février 2017 - 14:55

BRAVO de porter ce thème comme un enjeu social et politique : mais il faut que cela se VOIT et S’ENTENDE plus dans les medias. Les femmes doivent cesser d’être en coulisse ; elles doivent s’exprimer au nom d’EM dans les meetings, devant les caméras, à la radio, dans les événements locaux où bien souvent les intervenants d’En Marche sont des hommes

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Lène 1 mars 2017 - 10:07

DEUX articles laudateurs en moins d’une semaine sur ce libéral qui n’a absolument rien d’original à proposer?! Et qui n’a pas la moindre intention d’imposer quoi que ce soit à l’économie libérale? On peut en être sûr-es: la liberté et les droits des femmes s’arrêtera là où commence l’économie.

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